mercredi 31 juillet 2019

L’ETE AVANCE…


L’ETE AVANCE…

Août pointe son nez, la chaleur s’est écrasée sur presque la bonne humeur générale.
Je dis presque, les vacances…
Hmm on le voit bien - socialement, budgétairement, humainement - avec un gouvernement qui a compris qu’il pouvait faire pire que ses prédécesseurs en profitant pleinement de cette période de « tranquillité sociale » où chacun vient oublier sa vie quotidienne, le français reste méfiant et est sur ses gardes.
Que va-t-il lui tomber sur la tête à sa rentrée ?...
On n’est plus sûr de rien, en tout cas ce qu’on est sûr c’est que, de toute façon on sera encore dans une histoire de dindons et de farce, une farce qui ne fait plus rire et fait grincer…
La musique semble bien se porter cet été, c’est justement dans les périodes difficiles que le besoin de détente est presque compulsif, impératif, nécessaire.
La musique et en particulier celle live avec la sueur, l’énergie, l’envie des musiciens acteurs de styles tout aussi divers que variés prend donc toute son importance sur l’échelle de l’oubli d’un quotidien qui de toutes façons rattrapera on le sait bien, tout à chacun d’ici environ trois semaines.

Ramatuelle nous a encore comblé d’une soirée, cette fois lyrique, plutôt inoubliable ou du moins qui m’a donné l’envie d’approfondir ces compositeurs français à cheval entre romantisme et impressionnisme, entre classicisme d’écriture et audaces modernistes.
Massenet a pris une place prépondérante sur le gré de ces approfondissement et un Werther n’a pas vraiment réussi à quitter mes journées de quiétude musicale.
Carreras, Von Stade, Sir Colin Davis – juste merveilleux, comment ai-je pu passer à côté de si belles notes ? Va-t’en savoir…
De Massenet me voici passant au gré d’un album « France Espagne » au travers des interprétations de ce chef particulièrement  précis, inventif, rigoureux et respectueux de contexte qu’est François Xavier Roth avec son ensemble « Les Siècles ».
Une pléthore d’albums, dont certains en live - ce qui en classique demande une extrême précision, qui revisitent les interprétations d’ouvrages tels que la Symphonie Titan de Mahler, le Stravinsky du Sacre, de Petrouchka et de l’oiseau de feu, Debussy ou Ravel mais encore Dukas et tant d’autres de nos Poulenc, Chabrier et Massenet (Jules de son prénom).
Instrumentarium de cette époque permettant la couleur réelle des œuvres telles que créées, souci d’authenticité poussé à l’extrême et balayant d’une écoute passionnante en redécouverte les redites surannées, les habitudes de tempis, de traits, de couleurs, même si…
Mais là, ces relectures sont captivantes.
Découvrez les, au hasard, vous serez conquis et je gage même que ces nouvelles approches vous feront ranger – comme je l’ai déjà fait – celles pourtant magnifiques des tenants des titres…

Le piano m’a réenchanté, pourtant j’ai un peu l’impression de ne trop le quitter ces temps.
Mais l’art Schubertien porté de façon limpide et délicate par ma chouchoute Khatia Buniatishvili m’a simplement transcendé et son nouvel opus est repassé sans cesse sur mes ondes personnelles, celles qu’on ne m’impose pas mais donc le choix reste mien.
Ces impromptus sur cette idée diaphane de jeune fille et la mort, thème d’un des plus beaux quatuors à cordes de l’histoire de la musique prennent sous ses doigts une importance et une différence qui réactualisent d’un trait de touches noires et blanches ce mal social sous une douceur d’apparence qui tente de cacher le profond émoi romantique de ces pièces.
J’ai déjà dû en parler de cet album, qu’importe, quant on aime on ne compte pas – radoterais je ?...

J’ai retrouvé avec délectation mon Stan Getz favori.
La disparition de Joao m’a touché, voir affecté et si vous le voulez pur, beau, magique et délicat, grand au sommet d’un art que lui seul pouvait prétendre estampiller avec authenticité, alors ruez vous sur son Amoroso, un album de toute beauté qui vous fera certainement sortir un petit kleenex, sans honte d’être submergé par une émotion obligatoire face à tant de beauté simple et directe.
Mais je reviens à Stan…
Trouver ses deux albums « Another World » et Children of the World », que je possède en vinyle (ouf), ça se mérite, mais mon petit qobuz a là rempli sa mission et j’ai pu redécouvrir ces deux pépites peu plébiscitées avec un bonheur rare.
Stan s’y balade avec quelques effets, chambre d’echo, etc… est accompagné par le casting de luxe et l’orchestration idem – on avait oublié que le bonhomme surmédiatisé en bossa ou coolitude pouvait s’aventurer en côtoyant de jeunes loups vers des contrées qui ne pouvaient ravir les jazzophiles les plus réacs – ces deux albums prouvent que le lascar avait de la perspective et savait s’entourer.
Il leur tire la bourre même, ah, ces anciens, quant ils en ont sous le capot ! ...
Et puis posez vous et admirez ou sirotez ce que vous voulez sur « Blue Serge », vous m’en direz des nouvelles de cette balade en mode quiétude modale absolue.

Un besoin d’énergie m’a remis David Bowie « Stage » sur le tapis. La tournée post « heroes » dont le vinyle m’était mythique s’est vue augmentée de quelques excellentes surprises et la track list du concert est redevenue telle que Bowie la présentait alors à son public ébloui de néons futuristes, de cuirs rigides, de sonorités de synthèse inédites.
Roger Powell débauché de Utopia, Adrian Belew complètement barré, Dennis Davis lourdingue à souhait, usant d’une double pédale de grosse caisse et abusant d’une china tonique comme une boisson énergisante et la rythmique d’Alomar, Miles avait Reggie Lucas, Bowie avait Carlos Alomar à cette époque.
Dans ce « Stage » le formidable Bowie tord avec l’appui de ses compères son répertoire du moment et d’antan, débarrassé de ses frasques identitaires pour lui redonner une substance musicale digne d’une renaissance.

Je saute allègrement du coq (un emblème à Cogolin) à l’âne (il y a aussi des journées de l’âne par chez nous – respect envers ce digne animal tellement pointé du doigt et utilisé en bonnets ou autres superficialités par une autorité scolaire qui on le regrette d’ailleurs, n’est plus…).
« Maddalena and The Prince », sorti chez DG et mené de baryton (une viole de gambe) de maître par la gambiste Maddalena Del Gobbo en hommage à Nikolaus Esterhazy, the magnificent.
Si l’instrument semble connoté baroque, cet enregistrement met en évidence l’usage en période classique de l’instrument et cette « couleur » musicale oriente différemment les sens auditifs forcément ancrés dans Jordi Savall et référencés par le Marin Marais de Tous les matins du monde (regretté JP Marielle).
C’est somptueux, ample, chargé de plénitude et d’un pouvoir relaxant indescriptible. C’est intemporel et c’est bien là ce qui donne à ce projet une dimension inédite en mettant en avant finalement un répertoire peu usité sous l’égide d’une sonorité apparemment ancienne mais qui frappe par sa faculté à devenir instantanément « familière », comme si un recueil s’ouvrait et laissait s’échapper une fluidité mélodique magique et envoûtante.

On parle de douceur, de fluidité…
S’écouter un bon vieux Franky c’est s’ouvrir une bonne bouteille de champagne, un whisky avec un âge avancé, un vin qui reste en bouche…
« September of my years » m’a fait cet effet – tapis de cordes soyeux, hollywoodien, à fleur de peau dès les premières notes, dès le premier grain de harpe…
La douce mélancolie mélodieuse... l’écran de ma télé s’est comme par magie énormément agrandi et ma place de ciné m’a tendu les bras.
L’Amérique, tout de même quand elle prend réalité sous le rêve, c’est quelque chose…
Il faut prendre le temps d’apprécier les (très) bonnes choses de notre courte vie.
Franck Sinatra s’inscrit dans la petite liste de celles-ci.
Comme Ella, d’ailleurs et une petite merveille intitulée en coffret « The Complete original songbooks » - allez, asseyez-vous, savourez, swinguez en claquant cet after beat souple et félin en enchainant sans  heurts ces … oui vous l’avez bien lu 244 titres…
Les cuivres côtoient les cordes, la rythmique est un modèle de swing, oui ce mot qui prend ici toute sa simple « valeur ».
Ella Fitzgerald divissime et sublissime diva…

Au chapitre des grands moments de plaisir je me suis délecté avec « The Fellini Album » magistralement interprété par la « Filarmonica della Scalla » sous la direction de Ricardo Chailly.
Accordéon mémorable, cuivres swinguant à l’italienne, lyrisme grandiloquent et le populaire immédiat qui rentre d’un coup en un éclair dans la mémoire – Nino Rota est à l’honneur et il n’est pas besoin réellement de l’image pour se laisser embarquer dans cet univers loufoque, fantasque, immédiat, chantant, rythmé en marches de chapiteaux étoilés.
Des gens, un peuple de bizarreries instantanément tant inquiétant qu’attachant et décalé prend place devant nous, il n’y a aucune raison de s’inquiéter face à ce sarcastique fatras de sonorités car très vite le chant si présent dans toute la musique italienne vient nous rappeler tout son puissant pouvoir.
Alors l’on sifflote ces airs qui semblent nous avoir bercé depuis des lustres et l’on est heureux, juste heureux… Et je crois bien que ça suffit en soit, non ?...

Philippe Bianconi n’est pas spécialement un pianiste qui est mis sous le feu et les lumières d’une rampe médiatique qu’il faut savoir soit contourner, soit comme Khatia, apprivoiser et surpasser.
Sa maison de disques La Dolce Volta est à l’image du soin qu’il apporte à toutes ses interprétations, comme celle de l’intégrale des préludes de Mr Debussy qu’il distille avec une parcimonie délicate, une finesse de lecture d’une immense fidélité – alors les voiles de ces bateaux jouent sur l’horizon de la mer, puis l’on plonge au fond de celle-ci pour retrouver cette massive et pourtant dégagée de tout poids cathédrale engloutie depuis un temps immémorial et au fur et à mesure que l’on s’approche d’elle la voici qui prend toute sa dimension impressionnante… et légendaire.
Dans la forêt d’automne l’on joue avec ces feuilles mortes, l’on est surpris par ce léger brouillard avec lequel on fait un cache cache inquiétant… les grandes bruyères s’étalent à perte de vue et on le sait tous, les fées sont d’exquises danseuses. Peut-être sont-elles là-bas, dans la clairière ?
Une bien belle lecture de ces préludes restés longtemps sur le chevet de mes écoutes et sur le pupitre de mon piano d’études.

Mon voyage de ce soir se terminera par l’univers si féerique électronique du Sieur Jon Hassell avec un album E.C.M « Last night the moon Came Dropping its clothes in the Street », un programme en soit…
Le jeu reconnaissable de particularité de cet explorateur sonore prend place dès cette aurore, dans le son, tel la pièce d’un puzzle electronico-rythmique d’un envoûtement sans égal – on est aspiré par cette seconde dimension qui ne peut que nous intriguer et nous attiser en curiosité.
Le référencement instrumental n’existe plus, seuls les sons sont légion et transportent par leurs textures inédites le voyageur que l’on se surprend à être devenu en l’espace d’une poignée de minutes d’enchantement.

Allez, bonne soirée, bonne semaine et bonnes vacances aussi à tous.
Profitez pleinement de ces moments de bonheur musical – merci de passer ici, je n’y suis pas souvent mais j’ouvre parfois la porte et pose quelques affaires à vous faire partager.
Servez vous.


mardi 23 juillet 2019

QOBUZ, DERRIERE LA PUB, la réalité…


QOBUZ, DERRIERE LA PUB, la réalité…

Ça va vite, trop vite diraient certains.
Un petit paquet d’années que je blogue, largement moins qu’avant – ça aussi, deviendrait-il progressivement mais rapidement obsolète ?
La réponse sera certainement rapide et faire des blogs un argument de « résistance » contre qui ou quoi ne servira pas vraiment à grand-chose.
Continuer à créer l’envie et partager, certes…
Mais il va là encore falloir certainement… s’adapter.

Une année de conférences mensuelles en médiathèque sur thématiques, afin de faire découvrir, partager et aimer la musique par quelques entrées divergentes amène à des réflexions…
Le fond et support du cd parait bien léger, vieillot, voir antique quand on sait la profusion de possibilités et choix offerte par le streaming.
On a dit que le streaming était la fin de l’artiste, je ne saurais me prononcer sur cette affirmation.
Il faut que les plateformes de streaming rémunèrent l’artiste à degré respectable et respectueux – les avocats américains y travaillent forcément, là-bas l’artiste n’est pas la dernière roue de la charrette de la société, comme ici en hexagone où même le statut d’intermittent, garantissant le live, le vivant, le bonheur partagé humainement est remis régulièrement en cause par des gouvernements incapable de comprendre le bienfait social couvrant l’animation tant que la culture.

Le streaming donc est devenu commun, courant et ne fait quasi plus débat.
Il s’est installé dans l’escarcelle budgétaire à coup d’applis incluse ou non dans les forfaits d’un truc qu’on se trimbale sous les yeux et dans les oreilles du soir au matin, du matin au soir, usuel 24h-24h, passé du terme réducteur de téléphone à smartphone.

Je ne regarde plus la télé… je regarde netflix…
Je n’en ai pas honte et ne suis pas le seul, ça parait "djeun" au départ, car suggéré par mon dernier, ado en ras le bol de chaines tv ne lui correspondant absolument pas, malgré un choix de chaines spectaculaire en mire mais inintéressant en réalité…
« Papa, on s’abonne à netflix, tu verras, c’est super ! » …
Alors on ose timidement une première série, un premier film, un doc musique, forcément et puis on installe ça dans sa vie.
C’est quand on veut, comme on veut, à l’heure qu’on veut et surtout, surtout… pas de parasite de pubs de nettoyages de wc, de bouffe en sachet, d’incitation à la normalisation physique et sociale, au voyage paradisiaque en groupe resserré…
Alors, la télé, ça devient autre chose et ça prend la nouvelle dimension du plaisir.
On décroche de l’info sourire ou matraquage, du format imposé… de la télé réalité omniprésente, de la série racoleuse et même du reportage form-arté.

Qu’en est-il alors de ce qui m’intéresse ici plus que tout ? La musique…

Voici plus de dix ans, alors que nous préparions un concert de blues resté dans peu de mémoires mais tout de même dans les nôtres pour ceux qui considéraient alors l’amitié comme part tangible de la musique, le guitariste nous envoie la liste des titres à écouter par courriel (l’autre truc qui a révolutionné nos comportements d’échanges, sans parler du sms…).
Je suis surpris et à l’époque presque choqué de constater que cette liste n’est rien d’autre qu’une playlist perso avec les titres stockés, sur… deezer.
Jamais entendu parler, si ce n’est en débats sulfureux…
Forcé d’essayer en place de courir acheter ou fouiller dans mon stock de cd, k7 ou vinyles – je m’inscrit à ce truc en mode gratuit, énervé par les pubs régulières, mais admettant le côté pratique de l’affaire.
Je n’adhère vraiment pas plus que cela car le son est vraiment pourri, mais ça reste en un coin de ma tête…
Depuis, entre youtube où l’image prend le relais sur la zic, ou encore spoty et bien sûr encore deezer, voir un timide, mais au large en choix pour le classique, musicme, j’ai tout essayé et hormis le côté pratique, j’ai vite abandonné, toujours à cause du son mp3 peu valorisant pour les artistes…

Puis il y a eu ma période napster, forcément l’appli était proposée par mon opérateur, alors, j’ai sauté sur l’occas’ pas de pub, un choix correct et possibilité de faire des playlist ce qui me rappelait, pour la voiture, l’époque où je me faisais des K7 avec pléthore de titres…
Mais là encore et malgré un usage professionnel axé sur le pratique, le son… trop inégal, parfois super, souvent saturé ou médiocre.

Je reviens à la parenthèse mp3 et qualité…
Le mp3, à mon entrée en blogosphère ça a été (et reste pour certains) le mode de partage le plus aisé et pratique…
« Comment ? T’as pas la dropbox ? Mais t’es hasbeen et débutant dans la sphère mon petit… »
Une fois cela fait, encore faut-il prendre le temps d’écouter, de répertorier, une forme de boulimie s’installe – on achète HD sur HD, on les remplit… et finalement on écoute très peu car au bout du compte, le truc qu’on a vraiment aimé et bien… on se l’achète et on le met sur l’étagère des cd et maintenant des vinyles en retour de mode vintage…
Cette accumulation est terminée pour moi, le mp3 souvent mal encodé juste pour écouter…
J’en ai largement fait l’expérience et ce temps m’apparait désormais révolu…
Je pense même que désormais, sur ce blog, je ne mettrais plus les liens d’écoute, après tout, les références et un petit effort de chacun pour chercher la meilleure condition pour écouter, c’est aussi se donner la peine, non ? Pourquoi imposer un lien youtube de qualité médiocre alors qu’on peut, si l’on est passionné de zic, faire mieux.

J’achète toujours des cd, mais jusqu’à quand ? (Jusqu’à ce que ma voiture change de propriétaire car elle ne lit que les cd…).
J’écoute toujours mes vieux vinyles et de temps à autre je fouille chez le disquaire, mais là encore, jusqu’à quand ?

Qobuz m’a fait m’interpeller sur la chose…

Il fallait bien que cela arrive qu’une appli propose un catalogue s’adressant à des « mélomanes » autres que simples consommateurs de son, mais attachés également à l’info (le simple fait de savoir qui joue dans tel titre, comme au bon vieux temps…), donnant de l’importance à l’artiste et à son environnement, son histoire, ses choix etc…
Bref, une plateforme apte à prendre en compte un mode de consommation plus ciblé, plus exigeant, plus spécialisé et surtout plus enclin à la qualité.
J’ai dégagé mon opérateur fournissant napster après un an et demi de galères wifi et autres incapacités à un service fiable et du coup, d’appli choisie par défaut, j’ai essayé Qobuz, à la pub attractive et mettant en avant les nombreux critères correspondant apparemment à mes attentes…

Un mois d’essai gratos…
Donc.
Le bilan, car c’est bien joli de prétendre, encore faut-il être à la hauteur de ses prétentions.

Le mois d’essai premium c’est du mp3 320 kbps ce qui est la qualité supérieure de ce format…
Déjà ça permet de cibler… car parfois c’est surprenant que cet encodage…
Et là, effectivement ça l’est, autrement dit qu’on écoute du classique, du jazz, du rock ou qu’on s’ouvre le catalogue ecm carrément le must pour vérifier la chose le son est équilibré, paramétré pour la meilleure qualité possible et agréable en égalisation, sachant que je mets tout en mode flat, y compris mon système hifi.

Le choix…
Bon, j’ai tenté le probable… et l’improbable…
Dans le probable je n’ai trouvé quasi aucun écueil, nombreuses de mes recherches ont abouti… et si l’album original n’existait pas c’est qu’il était ré-édité sous une autre forme…
Un Stan Getz « Another world » regroupé avec toute la période contemporaine de cette époque, un Soft Machine post Ratledge, idem… j’arrête là…
J’ai tenté Urban Verbs, ah… pas le second, mais le premier album, finalement pas le plus simple à trouver…
Fan d’ECM j’y ai trouvé un catalogue incroyablement complet et s’augmentant quasi quotidiennement.


Côté choix, donc, l’exigence est au rendez vous-même si, comme chez le disquaire (et ce en fouillant en commandes sur le net via des sites dédiés), on ne trouve d’ailleurs pas toujours tout.
Côté ergonomie, il faut s’habituer mais franchement c’est juste une question de réflexes.
Le lecteur est simple d’usage, faire des playlist relève du jeu d’enfant et là on voit le coté qualitatif car le son de titres différents enchaînés est normalisé de façon plausible et raisonnable, c’est donc super car vous le savez j’use de playlist de façon professionnelle et il n’y a rien de plus insupportable que de devoir se lever à la pause entre zicos autour d’un verre pour aller, soit baisser le son soit le monter, soit pire le ré-égaliser à chaque titre…
Ça gâche le plaisir du rosé frais et on loupe la blagounette du batteur.
Ces playlist de plus passent à la moulinette de la sono de groupe (enceintes Alto pour ma part) et ça permet aussi de voir que la qualité est là car là encore c’est désormais entrée ligne directe (ce qui me permet de gagner une tranche table), sans égalisation.
Pas encore eu de mauvaise surprise…
Tout comme sur la Bluetooth forcément parfaitement adaptée au sujet (JBL Charge) ou la voiture d’ailleurs, directement paramétrable.

Le secteur « à découvrir », « nouveautés » est bien présenté, par genres ou en vrac, au choix…
Et il s’augmente régulièrement, entre les vieux Blue Note ou le dernier Gov’t Mule live, ou l’intégrale Bruckner par Karajan…
Nouveautés, pas forcément d’ailleurs, plutôt mises à niveau de catalogue et bien sûr tout de même dernières sorties.
Chaque album est assorti des références producteur, année, musiciens, etc… et d’un article (parfois en anglais) permettant de situer l’esthétique, le choix artistique, l’historique…
Pratique, parfois succinct mais toujours indicatif et utile.
Si on en veut plus, le net, c’est fait pour ça et… les blogs aussi, gardons nous cette part de spécificité.

Le petit bémol a été l’inscription, car filer son N° de carte bleue pour une entrée gratuite au départ ça rebute d’autant que c’est un peu le parcours du combattant (entrer par id mail, facebook, applistore… bref ça rame un tantinet).
Mais une fois cette étape - à la chape d’incertitude et la cymbale indiquant que vous êtes arrivé - franchie et que ça s’ouvre enfin, avec une première crise de nerf ne permettant que des essais d’écoute de 30s, car l’on croit que tout est fait alors qu’il reste encore quelques étapes de paramétrage – ça y est on peut s’installer et écouter…
Foncer boulimiquement pour vérifier que tous les Keith Jarrett sont bien là. Ils le sont.
S’assurer que Magnard ou encore Ropartz dont le catalogue classique est très pauvre sont bien représentés. Ils le sont.
Vérifier qu’il ne manque aucun Eno à l’appel. Ils sont tous là.

Allez, on s’empresse d’installer l’appli sur tout ce qu’on a…
La tablette – ok id plus mp, c’est bon…
Le PC, idem…
Puis la télé qui est chez moi reliée directement à la hifi – et oh surprise comme elle est en wifi, là aussi en deux deux, c’est bon…

Bref, un changement radical de comportement vient de s’opérer pour ma part.
Je savais que ça m’arriverait un jour, ça faisait un moment que j’avais commencé à entrer dans ce pratique mais là avec la qualité j’adhère…
Je vais d’ailleurs certainement après l’essai opter pour la qualité supérieure (cd), une qualité supérieure qui, j'ose l'espérer ne ramera pas en poids de mémoire tampon.
Pour le moment en effet, jamais eu de problème réseau genre coupure ou ça rame en plein morceau, que ce soit en wifi ou en 4G c'est nickel et on peut charger hors ligne, bien pratique pour certaines situations (avion, train…).

Je sais que pour mes cours cela va être mon outil référent (terminé le stock de cd embarqué dans le sac…) – un cordon jack/rca et hop…

Bref, c’est un peu comme l’arrivée du lave-vaisselle ou de la machine à laver, on va bientôt plus pouvoir s’en passer…
Vedette avait mis la Mère Denis en avant pour prouver sa capacité qualitative et professionnelle…
On aurait dû commencer par là en place de foncer dans le mp3 de base, quoiqu’il advienne pour penser à posteriori à qualité…
J’ai aussi un robot qui passe l’aspirateur à la maison…
Bon il fignole pas sous les meubles, d’accord et il est bruyant le bougre…
Mais bon, du coup, je l’envoie bosser quand je suis absent et quand il a fini il rentre pépère sur sa base, ma seule corvée ? le vider… et fignoler de temps en temps les dessous de meuble…
Gagner du temps pour le plaisir et le loisir…
Si tout ce bordel connecté nous permet de le faire et qui plus est de le proposer ce loisir, comme ici, alors avec un âge de retraite qui semble désormais stratosphérique, on sait qu'il va falloir se ménager…
Profitons donc de ce que cette technologie qui avance comme l’éclair peut proposer – l’avenir à la macron (sans majuscule – il faut la mériter) n’est pas sur l’échelle des réjouissances, alors il faut se préserver… et savoir prendre du temps et du bon.
A vous de voir.


PS : je ne suis absolument pas soudoyé par Qobuz, manquerait plus que ça, mais ici on partage ce qui aide à nos passions pour la musique et personnellement je ne vois pas pourquoi je zapperait ça.