Articles

Plaisir(s) partagé(s).

 Plaisir(s) partagé(s). Petite pause entre déferlante Herbie, dont la saga va reprendre soyons en sûrs… Et une fin d’année pédagogique en mode compression totale, ministériellement ajustée en dents de scie (on a malheureusement l’habitude), ce qui n’est pas vraiment simple au quotidien… Le groupe d’adolescentes est « ready ». « Ride like the Wind » tourne bien groovy avec ces entrées sur la levée du temps qui lui donne un pep inévitable. « Logical Song » s’avère bien maitrisé (avec ses ajouts de mesures qui ont le don de créer un « doute ») « Thank U » a trouvé son équilibre et des chœurs aériens sont venus à leur initiative créer un contraste magique avec l’ensemble traité bien rock. « On m’attend là-bas » nous a rappelé que Véronique Sanson plait de façon unanime. « I can’t go for that » était idéal pour un beat rythm’n’blues popisé eighties avec chœurs et kitch préchorus et a fait sortir du chapeau des Hall and Oates si souvent méprisés (que j'évoquerais ici d'aill

HERBIE HANCOCK – « Mr FUNK » - Saison 4

  HERBIE HANCOCK – « Mr FUNK » - Saison 4 Nous y voilà… Enfin ! Entouré de ses claviers joujoux favoris, mains agiles et prégnantes sur ces touches qui vont passer de la vélocité d’une savonnette à un after-touch ultra sensoriel, emmêlé dans des ramifications de câbles, le nez dans le bottin des notices, les yeux rivés sur l’écran compact, vintage, équivalent à celui du minitel et empilant les pièces du puzzle musical de ses fantasmes mus par l’obsessionnel mot funk, Herbie entre dans l’atmosphère des eighties. Il n’aura jamais ce son des années 80. Il usera des sons des années 80. Il contribuera au son des années 80. Il exploitera la technologie désormais galopante des années 80 et propulsera sa créativité vers des sphères là encore novatrices, inédites et… pourtant commerciales. Il va y aller à tâtons, ou du moins par étapes. D’une part H.H restera fidèle à ce funk instrumental issu de ses Headhunters, de son Group. Ces rythmiques saccadées, syncopées à souhait, ces Rhodes

LIVE et souvenirs…

  LIVE et souvenirs… Entre les épisodes de la saga Herbie, on va plonger dans la chaleur humaine, démasqués et fébriles… Quelques souvenirs, le partage, l’amour, la communion… --- On va peut-être bien pouvoir revenir sur scène(s) – on en frémit d’avance et repartager collectivement ou presque, la musique. Après moulte volte faces notre gouvernement qui d’ailleurs n’est pas notre (en tout cas n’a jamais été le mien, d’ailleurs gouverner, se laisser gouverner…), donc disons, le gouvernement avec une Roseline, qui est noyée dans l’incohérence, a réalisé que l’intermittence et un été trop tardif pour espérer remplir un cahier des charges de dates devenu course au cacheton, ne pourra certainement pas se « refaire »… Ouf… Mais déjà, ça se demande où est le piège, normal… avec ces zozos-là, y’a toujours un piège. Calendrier en mains, Roseline a également réalisé que faire reprendre les cours collectifs et autres orchestres d’élèves vers le 19 juin alors qu’il ne restera qu’une poig

HERBIE HANCOCK – « Future Shock » - Saison 3.

  HERBIE HANCOCK – « Future Shock » - Saison 3. Il a fallu passer par nombre d’étapes pour atteindre la lumière du soleil, la traverser, un objectif spatial vers lequel de vaisseaux en vaisseaux, avec nombre d’équipages, Herbie a manœuvré avec une habileté, une adaptabilité et une créativité sans égales. Puis le voilà… « Sunlight ». Il sort en 1978 et c’est la stupéfaction ou le mépris, le rejet ou la compassion… Personne ne comprend vraiment, le jazz met définitivement ce Herbie là sur l’étagère des oubliettes, comme une sorte de maladie honteuse dont on évite de parler… Le rock ne sait comment le récupérer et ce sera juste un article entrefilet de A. De Caunes chroniqueur occasionnel chez R’n’F qui tentera de faire croire à cet album, le réhabilitant déjà, alors qu’il sort tout juste. C’est cette valse-hésitation envers l’artiste qui me fera creuser ce disque, jusqu’au fond du sillon… Je le prendrais alors tel quel, car passer à côté, ça non ! J’ai 18 balais, j’ai cru en t

HERBIE HANCOCK – « Walk into the Sunlight » - (Saison 2)

  HERBIE HANCOCK – « Walk into the Sunlight » - (Saison 2) Le chapitre Blue Note s’est terminé en beauté et en s’ouvrant vers l’électricité, la chaleur des lampes des amplis, les doigts ont appris à courir aussi sur des claviers peu sensibles et il a fallu pour cela maîtriser au passage quelques notices, ondes de forme, apprendre à ces doigts à sortir de leurs touches pour jouer aussi des potentiomètres et moduler des ondes pour en faire sons, univers, chatoiement… C’est ce Herbie là que j’ai découvert en premier. Nous sommes en pleines seventies, je m’escrime à terminer mes études au conservatoire avec le meilleur brio possible. L’harmonie m’a tendu la perche, mais l’école de celle-ci avec un prof d’une rigidité rarissime et d’une éthique élitiste va me faire progressivement mais et immuablement me tourner vers le rock puis en passant par le prog, vers le jazz. « Live Evil » de Miles m’a fait entrer dans cette chaleur électrique inédite, vivifiante, transformante… Je n’y comp

HERBIE HANCOCK – « Mr Hands » - (Saison 1)

  HERBIE HANCOCK – « Mr Hands » - (Saison 1) De récents échanges entre blogueurs (tiens donc je m’y remettrais ?) m’ont fait réaliser que même si j’ai chroniqué de temps à autres Herbie Hancock (ici peut être comme dans l’ancien blog, ça c’est sûr), je ne lui ai jamais consacré réellement de temps ni d’article. Pourtant, de mes quatre fétiches mains de Miles, il est certainement celui que j’ai le plus suivi, adulé et abordé – c’est peut-être pour ça. Chick n’est plus et j’ai pu largement exprimer tout le bien que je pense de lui. Joe lui aussi a quitté la sphère terrestre pour aller jammer certainement en parfaite symbiose avec Jaco. Keith ne jouera plus. Le temps passe et la rubrique de ces quatre prend de l’âge, alors effectivement, je vais laisser une place de choix à Herbie. --- Herbie Hancock… Rien que prononcer son nom me fait frissonner de bonheur, oui de bonheur car c’est en fait ce qu’il dégage immédiatement à mon sens. Herbie c’est un peu le croisement entre l’é