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(RE)CONFINEMENT – Acte 2…

  (RE)CONFINEMENT – Acte 2… Scène 1. Il articule, il vocifère, il est tant nerveux que grimaçant… Castex, nouveau premier ministre le martèle : il assume ! Il dresse un listing de statistiques, histoire d’être « clair », il se veut pédagogue et par cela il va progressivement expliquer que… y’en a encore pour quinze jours… enfin « si vous êtes sages »… et que sinon et bien, c’est reparti pour bien plus. Par contre « si vous êtes bien disciplinés » peut être que d’ici une semaine on fera le point et alors on vous autorisera à… Depuis chaque cuisine, chaque canapé, c’est l’étouffement, l’abattement, la haine, la déprime, l’inquiétude, l’incompréhension face à tant d’incohérence. Non qu’on ne veuille se protéger, mais… Bon… le débat, c’est tous les jours en permanence. Scène 2. Tel Mr Loyal ou un animateur de débat télévisé le ministre dit premier va passer la parole à ses sous fifres spécialisés dans tel ou tel domaine. De réitération de stats en re martelage de consignes à

SEUL (e) et EN PAIX…

  SEUL (e) et EN PAIX… Un vœux pieu ? ... Une réalité confinée ? … L’accalmie n’est pas spécialement autour de nous, pourtant il suffit simplement d’aller la chercher… Ils ne nous lâcheront pas, alors, lâchons les… La musique peut y aider. --- DINO SALUZZI « ALBORES » - ECM 2020. Le bandonéon… Dino Saluzzi, 85 années... s’est enfermé dans son studio, à Buenos Aires et seul sur cet instrument merveilleux dont il reste l’un des derniers grands interprètes et créateur, il a enregistré neuf titres qui plongent l’auditeur dans l’absolu, dans l’intemporelle nostalgie de la vie. Neuf moments qui, d’un trait, emplissent nos âmes d’un kaléidoscope de sentiments, de sensations et de souvenirs… Chaque pièce est une escale, un voyage et pas forcément de celles/ceux chargés d’images… Ici l’on voyage au plus profond de soi tant il fait appel et rappel à nos sens, qui, enfouis parfois en nous vont se redécouvrir par la magie de ces vagues mélodiques, de ces respirations, de ces encha

CONS… IN FINE…

 CONS… IN FINE… Allez, c’est reparti mon quiqui, retour case départ at home. Mais bon, faut aller bosser tout de même. Le casse-tête des dérogations est la nouvelle préoccupation, les chiffres sont certainement et effectivement alarmants et la prudence redevient de mise. Redevient ? Ah oui, cet été, c’est vrai, notre parallèle covid s’était mis(e) en confinement, certainement, lui(elle) aussi s’octroyant une pause vacances méritée et le(la) voilà qui, avec la rentrée, le boulot quoi… revient. Sursaut de responsabilisme compulsif, la politique a « réfléchi »… Ici elle s’offusque en stigmatisant les jeunes, devenus fêtards irresponsables. Bon des crétins y’en a partout et des irresponsables aussi et de tous âges et toutes catégories, alors… Mais il faut bien montrer du doigt et en même temps surtout aller interviewer en sélectionnant les accros du bistrot, les rebelles, qui de tout’, s’éclatent en comité at home après couvre-feu, emmenant avec eux le duvet permettant de rester

ENCORE MERCI...

  KATHIA BUNIATISHVILI « LABYRINTH » - Sony Classical 2020. Après H.Grimaud, voici venu le nouveau K.Buniatishvili. Les femmes pianistes sont à l’honneur et tiennent le haut du podium. Là encore, j’attends toujours avec impatience chaque nouvel opus de la formidable georgienne, une artiste, musicienne, pianiste et femme d’opinion pour laquelle j’ai, depuis que je l’ai découverte avec « Motherland », une admiration assez proche du « fan », sans bornes. La critique négative sera aisée, le concept de cette nouvelle parution fera se réjouir ceux qui d’emblée aiment à trouver la brèche permettant d’ouvrir le flot d’opinions nauséeuses face à l’artiste aux prises de positions tranchées, aux looks de diva top model, au jeu incisif et puissant… aux choix d’interprétation personnels… Pourtant ici, comme le laisse entendre ce titre évocateur de l’album, Khatia brouille les pistes… ses pistes. Pas de compositeur mis en exergue, pas de ligne stylistique, pas de direction tracée ou balisée

MERCI…

  MERCI… HELENE GRIMAUD « The Messenger » - DG 2020. Mozart en cadenza beethoveniennes, Silvestrov en rappel mozartiens se côtoient en introversion au sein de ce nouvel opus d’Hélène Grimaud. Hélène Grimaud est une artiste dont j’attends chaque nouveauté. Une carrière de virtuose sous les projecteurs qui a évolué avec la maturité vers des projets toujours captivants, reflets de ses pensées, d’une certaine philosophie de la vie qu’elle veut faire transparaitre dans la musique au travers d’œuvres qu’elle aura souhait et don de réviser, d’interpréter désormais de façon tant authentique que déviante. Pandémie, prise de conscience de vulnérabilité, introversion, besoin de redonner au Temps une véritable valeur, à la note qui concrétise la musique un sens caché… « Nous nous voyons confrontés actuellement à une pandémie sans précédent. Dans ce contexte que peut signifier la musique pour les gens ? Quelle pertinence a-t-elle face à la peur, la maladie et la détresse omniprésente ?

JUSTE POUR LE PLAISIR…

  JUSTE POUR LE PLAISIR…       NICK MASON’S SAUCERFUL OF SECRETS – « Live at The Roundhouse » - 2020. Il fallait le faire ! Et c’était…nécessaire. J’écoute cet album enregistré dans le lieu du « retour aux sources », live, de surcroit, et je me dis que oui, ça existe encore, que c’est encore possible et que ce n’est en tout cas en rien suranné… On laissera de côté les polémiques des reliquats de fans de l’avant « Dark Side » (ils doivent être encore plus vintage que la pochette) contre ceux qui ont vu (comme moi certainement) ce tournant triangulaire comme étant l’un des plus grand albums de l’histoire musicale et pas que rock. La refonte d’un Floyd après les échappées solo de Waters qui a sa horde de suiveurs, après l’envolée légitime de Gilmour parti caresser les cieux de la reconnaissance tellement méritée en ayant rangé depuis longtemps dans le placard le spectre de Syd dont il faillait tout de même qu’il fasse deuil, après le décès de Rick Wright, le tisseur de la toile