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MAURICE RAVEL – Couleurs passées.

MAURICE RAVEL – Couleurs passées. Décidément, j’engage mes écoutes en mode Ravel et me voici sous influence de sa musique, avide d’y retourner, passant les heures d’écoute à le choyer, le remettre, en cd, vinyle et cherchant parmi les listes d’interprètes celles ou ceux qui m’apportent du bonheur tant que de la curiosité à le reprendre en imaginaire. Ravel à l’aube – oui, ce matin je me suis levé relativement tôt – c’est ouvrir les volets vers le jour musical, c’est écarter les rideaux pour découvrir le frémissement puis l’éclat de la nature environnante. C’est certainement cette impression impressionniste qui s’invite et ne laisse place qu’au sentiment d’admiration de la beauté, car tout est beau chez Ravel, chaque trait, chaque dessin, chaque ligne de contour, chaque éclat, chaque demi-teinte … Ravel est peut être bien resté un éternel enfant, en attestent ces contes et récits qu’il a installé en musique. Je vais m’arrêter cette fois sur quelques-uns de ces récits mis en tram...

JAZZ ? …

JAZZ ? … Sortis des étagères vinyliques, ils ont eu besoin de refaire un petit tour de platine… --- ANDY NARELL – « Slow motion » / HipPocket 1985. with : Andy Narell, Steel Drums-Keyboards / Kenneth Nash, Percussions-Vocals / Steve Erquiaga, Guitars / Keith Jones, Bass / William Kennedy, Drums. Guest : Frank Martin, Synthetizers / John Thomas, Vocals. Le son caribéen se mêle au groove, au funk pour un certain jazz qui est en train de s’installer « fusion ». C’est bien de cela qu’il s’agit et en 1985 quand je me suis procuré cet album, ayant simplement entendu parler de cet artiste par son instrument aux couleurs totalement inédite (je me suis d’ailleurs par la suite procuré tout ce qu’il était possible de steel drums), je n’avais strictement aucune notion d’appellation fusion référençant cette musique. Cet album était assez difficile à se procurer et c’est d’abord un ami qui me l’a prêté puis la vendeuse de la Fnac qui me trouvait toujours...

IL Y A 150 ANS – MAURICE RAVEL.

IL Y A 150 ANS – MAURICE RAVEL. Cette année on fête la naissance de Maurice Ravel. J’aime ce genre de prétextes qui vont permettre de mettre de la lumière, pendant le temps d’une année, sur un compositeur, sur une œuvre. Maurice Ravel, je l’ai découvert de deux façons. On en parlait relativement peu dans les études musicales et il fallait « attendre » avant de pouvoir/savoir, l’aborder, le jouer … et en sous-entendu … le comprendre. C’est, suite à un long travail sur quelques préludes de Debussy - porte d’entrée obligée pour découvrir cette école française qui par la suite ne me lâchera pas, plus ou jamais que mon professeur de piano d’alors (un ‘tit jeune devenu très vite célèbre de son entrée à l’ensemble inter-contemporain, ce qui lui fit arrêter l’enseignement) – que je retrouvais avec un presque soulagement une partition à deux portées (les préludes de Debussy que je travaillais alors étaient - chose curieuse au départ, puis, logique une fois travaillée – sur troi...

DEAR QUINCY … (Quincy Jones – 14 Mars 1933 Chicago / 03 Novembre 2024 Los Angeles) – Part 3.

  DEAR QUINCY … (Quincy Jones – 14 Mars 1933 Chicago / 03 Novembre 2024 Los Angeles) – Part 3. Plus j’avance dans cette playlist, plus je me régale… 01- « Love and Peace » - Album « Walking in Space » - CTI 1969. Allez on repart sur ce bon vieil archétype du blues, rien de tel pour se remémorer que chez Quincy, fervent défenseur de sa communauté, le blues est et reste sa ligne directrice fondamentale. Pour cet album Quincy a enregistré pour Creed Taylor / CTI, un gage de qualité de production dont il saura se servir très vite. La liste des musiciens ayant participé à ces sessions est longue, Quincy est bien sûr l’arrangeur et le metteur en musique de tout cela. A l’aube des seventies, le piano fender (Bob James) est désormais le tapis sur lequel l’on se pose, l’électricité est au rendez-vous et un groove soft, mi funky, teinté de soul pour ne pas dire gospel (l’intro de piano est vraiment caractéristique), en résumé, toute les racines profondes de la mu...

ROCK POP (04) - A&B Sides.

  ROCK POP 04. K7 – Faces A & B. Pour celles et ceux qui en souhaitent encore, montez le son ! FACE A. 01- « BEHIND BLUE EYES » / The Who – Album « Who’s Next » - polydor 1971 Commencer avec l’une des chansons des Who que je préfère, c’est presque la torture de n’être capable d’aller plus loin. Ce serait presque indécent de réfléchir au nombre de fois où, en écoutant l’album – qui lui aussi a toutes mes attentions préférentielles – je me suis arrêté sur ce titre et ai remis le diamant à son départ. Comme bien souvent quand cela replonge dans le passé, remet de l’affect, rappelle des souvenirs, on a été accroché par un titre qui a touché. Puis le temps passe et cette émotion reste intacte et à chaque fois que ce titre s’échappe de la source sonore, c’est l’envie de se souvenir, de retrouver ou de se rappeler les sensations qu’il génère. Gamin, pendant que nos parents refaisaient un monde post soixante-huitard autour d’un verre de je n’sais quoi,...