# RIEN A … FOOT !

# RIEN A … FOOT !


Qu’elles soient locales, de France, du Monde, ces coupes qui « réunissent » les français, tous mis d’un commun hasard, dans le même « sac » en font chier une autre part, oubliée, négligée, méprisée même, au profit d’une célébration commune, à laquelle on n’est pas – quasi-liberté oblige – forcé d’adhérer, mais qu’en revanche on se doit de subir.

Coupe du monde …
A chaque fois la même chose, le même bordel, la même ferveur nationalement moutonisée, récupérée, médiatisée et surtout très pratique pour des politiques qui, en sous-marin profitent d’un peuple occupé gueuler devant des écrans de TV qu’ils soient géants, de salon, de téléphones ou tablettes à chaque fois qu’un petit truc rond appelé ballon s’approche un peut trop près d’un truc au nom d’emprisonnement appelé « cage ».
Puis, c’est la liesse, ou les pleurs…
Dé-relativisant jusqu’à l’importance d’autres événements qui, eux, méritent largement que l’on pleure.

Pour les musiciennes et musiciens, coupe du monde rime avec annulations, chômage, désintérêt et attente d’une reprise correcte mais forcément réduite, de leurs activités.
La Fédération Française des footeux en a-t-elle réellement conscience, verserait-elle une légitime larme (ou une subsidiare compensation à répartir, au regard de tout le pognon qu'elle engendre) sur le nombre de professionnels du « spectacle », de l’intermittence qu’elle laisse dans la panade. ?
Deschamps est bien trop occupé à parader, s’enflammer, commenter et participer (c’est son boulot et il le fait bien – sûr que certains orchestres s’ils avaient un coach de ce niveau seraient au-dessus de la norme) - qu’à réaliser, au nom d’une liesse dont il croit à juste titre qu’elle « concerne » l’ensemble de la « nation » (ou du moins de ce qu’il en reste) que le foot en fait, et à chaque fois, c’est la m…

Un exemple concret.
T’es « réservé » depuis 5, 6 mois pour l’annuel 14 juillet et pour ma part depuis le 14 juillet précédent, les organisateurs sachant très bien que s’ils ne te réservent pas largement à l’avance, le premier qui le fait aura la primeur – logique.
Et d’un coup, à une semaine de la date, cause demi-finale et écrans et bordel national, voilà qu’on va devoir « rester chez soi », annulation (pour ma part, heureusement report par un patron responsable et qui prend ses responsabilités, correct et ami qui veut t’éviter de jouer alors que le bruit d’une foule en délire ne te permettra pas d’exprimer correctement ta musique) au profit de la blaireautisation à grande échelle.
Certes, c’est mieux « artistiquement » ainsi et c’est un fait.
On a eu l’expérience d’applaudissements en terrasse dépassant largement ce que musicalement on pouvait engendrer, logique, ils ne nous étaient pas destinés mais étaient provoqués par des « actions » retransmises sur écrans ou sur le téléphone, pendant que ces dames se regroupaient autour d’un verre brisant par la glace des glaçons cette ambiance d’obsédés du ballon pour se trouver un coin tranquille pour … discuter.
Face à cet engouement de cris, d’applaudissements tu te dis que t’as du faire le solo du siècle, sans t’en rendre compte – non ce qui rassure c’est qu’en réalité, ils ne t’étaient absolument pas destinés.

Ce matin rentré d’une soirée musicale hyper sympa, organisée avec professionnalisme par une municipalité très active côté culturel, je parcours (j’évite scrolle) mes réseaux.
Ca pleure l’annulation partout en France, ça tente de (re)trouver un endroit pour gagner son cachet (l’intermittence avec son nombre de cachet à avoir se trouve en ces périodes amputée de dates et à l’issue de cela nombre d’artistes communs doivent mendier leurs cachets pour ne pas perdre leurs statuts déjà bien fragilisés par une politique dont je ne m’étendrais pas ici) – bref, c’est le marasme le plus total quand on sait en plus qu’en ces dates clés de fêtes nationales en général les cachets sont doubles…

Et là je me dis, mais enfin, m … le foot est tout de même la pourriture qui empêche, qui détruit, qui pollue, qui nous bousille et ça continue éternellement, sous les prétextes médiatiques qui permettent tout autre chose, dont en premier lieu d’aveugler une nation (des nations) complètes (car partout dans le monde d’un trait de pénalty on en oublierait … sa misère, sa pauvreté, ses crédits, son quotidien de labeur et de galère, son "dictateur" ? …).

Alors, détrompons nous, je n’ai rien contre le foot en lui-même, c’est à la base, comme tout sport, un espace respectable et respectueux, avec ses joueurs et ses fans.
Et après tout, il a le droit d’avoir sa place en tant que tel et seulement tel.
Non, ce n’est pas le foot que je mets en cause, c’est tout ce qu’on en fait, tout ce battage autour d’un simple jeu qui banalise les mots comme « historique », « mythique », « exceptionnel », « légendaire », etc. et qui est, qui plus est, le symbole de la récup’ par le pouvoir, le pognon, les médias, la politique et tout ce que ce beau monde « d’élites » use en manœuvres pour asservir d’avantage et sous prétexte d’union, creuser encore…

« Donnez leurs des jeux ! » date des romains.
Pour le coup cette phrase des manuels d’histoire et tout ce qu’elle engendre de réalité politique devrait résonner en chacun d’entre nous, en pleine conscience …
Mais non, elle reste dans les manuels, apprise par cœur, récitée et parfois même sujette à débats – par contre dans la réalité …

Alors pardonnez moi mais vraiment « rien à foot » du foot.
Et ras le foot de surcroit …
Et mes remerciement à la FFF (rien à voir avec le fédération française de funk de Barbès) qui à chaque fois ajoute un peu plus de précarité à l’intermittence du spectacle en monopolisant la vie autour de son exclusivité, balayant sous son prétexte de jeu populaire et d’engouement itou, une autre partie du pays.
Cela ne changera pas …
Mais cela n’empêche pas aux oubliés et écartés du foot (pas du sport, mais de la récup’ de celui-ci) d’en avoir simplement ras le bol.

Vivement que la vie reprenne son cours …
Et qu'on réalise que les petits bobos de l'autre dont on fait un plat dépassant le livre des records ne sont rien finalement par rapport à la tendinite que chaque année, en cette période, on doit combattre pour continuer à bosser avec son instrument et que, malgré une chaleur caniculaire, en plus, on se doive d'adopter le costard voir la cravate ...

Commentaires

  1. Un aspect que tu soulignes que je ne soupçonnais pas, il y a donc des victimes autrement plus sérieuses que ceux qui n’aiment pas le foot … L’expérience racontée de mon fils intermittent prouve qu’il manque un dossier largement diffusé pour expliquer comment ça marche. Je crois me souvenir que c’est un gouvernement de droite – plutôt pas dans l’esprit – qui a été à l’origine de l’élargissement de l’assiette des professions autorisées. Plus d’assiette suivi de réduction des droits si mon souvenir est exact ?

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    1. L'intermittence subit depuis des décennies des attaques plus ou moins frontales des gouvernements qui se sont succédés.
      Ce statut, il faut le reconnaitre les emm...
      Ils ne savent pas qu'en faire car il concerne les plus petits, infimes fourmis besogneuses (dont je suis) qui peinent à trouver des dates déclarées afin d'obtenir leur quota qui a bien sûr augmenté régulièrement ... faisant de ce statut d'intermittent une véritable donnée précaire.
      Le gouvernement Macron a d'abord attaqué frontalement la chose puis ne pouvant face à ce que cela engendrait du côté, cette fois, des grands, il a trouvé quelques biais qui n'attaquent pas directement les petits intermittents dont il aimerait bien se débarrasser, mais les petits organisateurs avec une surcharge d'administratif et aussi cette loi qui impose "seulement" 6 concerts déclarés par an, sinon tu dois faire une formation qui coute un bras, prend du temps pour avoir une licence t'autorisant à "organiser" des spectacles...
      De plus en plus d'anciens intermittents ont maintenant abandonné ce statut qui était pourtant une véritable garantie professionnelle et ont monté des micro entreprises, c'est de tt ce que voulait, au bout du compte, la gouvernement Macron.
      Bref, quand l'été le foot arrive et fait reporter, annuler etc. c'est toute la profession des "petits" qui en pâtit car pour avoir toutes ses dates et continuer à bénéficier de ce statut qui est le seul qui valide de ton professionnalisme (même si aujourd'hui les chanteuses à tablette s'y sont raccrochées), c'est devenu très compliqué, alors le moindre écart fait craindre, fragilise, inquiète et la quête au cacheton repart... et en milieu d'été, c'est loin d'être simple, tout est quasi booké, y reste plus que l'occasionnel...

      Bref, compliqué.

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    2. Étonnant, mais il semblerait que diverses professions se plaignent des formations - plus ou moins coûteuses - à faire et refaire. Il y a deux ans, dans la boîte où je bosse, certains ont dû suivre une formation d'une demi-journée... pour utiliser un extincteur 🤪
      [sans oublier la signalisation aux normes... en cas d'incendie, passer par la porte, ne sauter pas par la fenêtre, et n'essayer pas de passer à travers les murs ... 🤪 ]

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    3. Les formations...
      Dans mon boulot de prof de musique (conservatoire) c'était le grand truc, la grande mode, faire une, des formation (s) ...
      Des ... obligatoires.
      D'autres que tu choisissais.
      Je me souviens que pour valider mon PEA-CA j'avais eu droit à un mec qui nous avait gonflé une petite semaine avec les modes d'évaluations des élèves... c'était insupportable de données administrative, de remplissage de stats, etc.
      Pour conclure je lui avait demandé si - en tant que prof qu'il se prétendait encore être - il avait encore le temps de préparer des cours pour ses élèves ou si, vu la tonne de travail que représentait ces évaluations, il refaisait sans cesse le même cours ce qui lui permettait d'année en année de consacrer son temps incommensurable à "évaluer" ses élèves.
      Il a bredouillé, tenté une sortie honorable et finalement comme on était vendredi, on a pu partir plus tôt... et quand il a distribué le questionnaire pour évaluer son intervention, je me suis fait plaisir.

      Pour avoir la licence d'organisateur de spectacle c'est une formation assez lourde, chère et qui prend du temps sur ton quotidien, alors tu parles si un patron de restau va avoir envie de le faire...
      Cela dit y'a des asso qui l'ont et du coup, sans limites elles sous traitent en contrats de cession, se prenant une petite (enfin petite, faut voir...) comm' au passage, ainsi ça contourne ... en toute légalité.
      Le statut d'intermittent a encore de la ressource pour subsister, mais malgré tout ça reste compliqué de trouver des lieux qui acceptent de déclarer pour payer 270 et qq balles pour que l'artiste ait dans sa poche en net 101.qq centimes...
      Alors t'imagines quand c'est un duo, ou un trio...
      Faut vraiment être bons... et justifier de la somme mais à la sortie toi tu joues pour 100 balles le reste c'est les charges.

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  2. C'était Jean-Edern Hallier qui avait dit - en réaction aux débuts de l'invasion des jeux à la télévision - qu'une société était décadente dès lors qu'elle remplace la culture par les jeux. (un truc comme ça)
    Sinon, je me souviens d'un cours d'économie de l'impact des résultats sportifs sur le moral de la population. Et indirectement sur la vie politico-économique. Ainsi, après des résultats sportifs positifs - exacerbant la fierté patriotique ? - , la population était plus apte à accepter - sans broncher - des restrictifs économiques.

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    1. Bon...
      ils ont perdu (la coupe, mais ils restent t de même des super milliardaires ces joueurs), alors à la rentrée y'aura du mouvement social ? ...
      Sur que ça fait la gueule et que d'un coup la réalité quotidienne - même en vacances aoutiennes - va revenir sur le tapis...

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