INTO THE FIRE ! - playlist

INTO THE FIRE !


La France crame par tous les bouts, concrètement et politiquement.
On vit un été de dingues…
Centré dans le Var je peux vous dire qu’on passe nos journées à guetter, à suivre les réseaux, les applis pyro, à sortir dès qu’un vrombissement d’hélico semble plus présent que la normale (si toutefois ce terme de normalité puisse être).
Pas loin de chez moi Cotignac, Ponteves, Sillans – bref la Provence, qui n’est plus verte que de nom et de communauté de communes, se bat contre la monstruosité du feu.
Des nuages suffocants, des panaches de fumée acide, des retombées de cendres et une odeur de cramé persistante – voilà notre été.
Et le résultat de toutes ces politiques incohérentes, d’austérité arrangées, de palabres en effets d’annonces sans le moindre résultat, de promesses dont on sait et vérifie qu’elles ne furent et ne seront jamais tenues.
Attristé je regarde la Gironde, ces drames humains, écologiques, territoriaux … ces déplacements massifs et je vois le versant solidaire face à un état pédant, représenté par un président désormais plus que déconnecté et entouré de sbires qui le sont tout autant.
On observe, on pleure, on est en rage face à ces bureaucrates, ces décideurs inutiles, des démonstrateurs de rien, incompétents, ignorants tant qu’ignares, pros du Cerfa et des stats, pros de la calculette qui inefficacement met en péril et en chute libre.
On fait trop d’honneurs rien qu’en appelant le mouvement constitué de rien qui s’est aimanté autour de ce président en l’appelant « macronie ».
Rien que ce nom devrait être banni du vocabulaire, parce qu’il le nomme justement expressément et lui donne une identité qu’il transforme en parure, en allure, en égocentrisme ahurissant.
Sous cette formule, son nom apparait et à chaque fois il s’enorgueillit rien que de le voir … ainsi, grâce à ses détracteurs, LFI-écolos en haut de pile, la macronie se renforce rien que par le nominatif poussé à longueur de réseaux et de journées – la « maconnerie » eut fait un meilleur terme (attention de ne pas mettre de ç, bien que tout cela soit certainement lié).

Je ne vais pas m’étendre sur les multiples incohérences qui font le bonheur des réseaux sociaux et le malheur des gens qui ne sont rien pour cet épouvantail fantoche tant voir et constater l’état actuel de l’état me révulse, me révolte et m’indigne.
Faire pire que ses/ces dix années d’incompétences sera désormais bien difficile, en le virant et en mettant n’importe qui à sa place et à la place de sa clique dont on ne dénombre plus les fausses notes tant son amateurisme dépasse l’entendement, je ne sais si on sortira réellement de cette m … dans laquelle ils nous ont foutu, mais ce que je sais, c’est que toute tentative afin d’éradiquer ces nuisibles et leurs restes sera la bienvenue.
Je parle rarement politique ici, mais là, la coupe Macron est plus que pleine et sa récente intervention en Gironde, accompagnée de gyrophares et de symbolisme de grandiloquence qui désormais n’impressionnent plus personne a définitivement soldé l’infect personnage dans tout sa représentativité à mes yeux. Et autour de lui, le reste de respect et d’étiquette de la part de ses interlocuteurs médusés par tant de déconnexion était édifiant.

Une amie me propose de créer un collectif musical engagé et artistiquement déviant.
Peut-être vais-je me laisser tenter par cela, car désormais à toute échelle, même la plus infime et même artistique il faut oser, il faut exprimer et il faut agir pour que, surtout, l’assemblée de ce mouvement dont je ne veux plus faire l’honneur d’être cité tel, dégage de la sphère de « responsabilités » de notre pays.

Y’a quelques jours …
Vidauban …
Un mec à poil a été chopé en train de foutre le feu dans une zone à haut risque.
C’était à peine à 3 km de chez moi …
La commune des Arcs/Taradeau, un taré en scooter navigue avec des jerricans d’essence et fait mumuse à cramer la forêt.
On parle de mise en danger – je parle d’assassins.
Et je regarde cette société avec tout ce que cela nous montre des plus hautes sphères jusqu’à ces fous en liberté qui bousillent les vies – tous compris…
Ouais, ça suffit, mais il ne suffit pas de le dire comme l’a fait notre préfet…
Un travail de changement, de fond, en profondeur face à ces situations, face à l’incompétence, face à un état qui n’est plus, se doit de s’activer.

L’été n’est pas terminé, mais il y a fort à croire qu’après les feux, la chaleur caniculaire et le non répit des vacanciers pris en otage par l’incompétence de l’état (sans parler du prix de l’essence…) la « rentrée » sociale sera très chaude, car cette fois Macron a allumé la dernière étincelle qui va cramer définitivement ses deux mandats d’incompétence lunaire.

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Le feu !
Alors, vite fait une petite playlist en mode K7 de titres dont il est le sujet, l’acteur, la toile de fond et qui en usent.
Certes il peut fasciner, parfois…
Mais là, perso … il me fait peur et il provoque l’angoisse de toutes et tous.
Par contre associé au sentiment amoureux il est souvent torride … ou destructeur.
Image, avertissement, sournois, angoissant, motivant, évocateur, ardent …
Le feu peut être décliné à toutes les sauces et servir de passerelle brûlante au comportements et affres de l’humain.

4 éléments dont il est l’un …
Une divinité antique …
Pompei, Londres, la Californie, le Canada, le feu …
Amour, érotisme, désir, fureur, énervement, colère, le feu …

Pourtant « La guerre du Feu », mais quel bouquin ! Mais quel film !
La guerre … encore un mot du vocabulaire de Macron.

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Face A

01- « Into the Fire » - Deep Purple.

Un riff lourd et pesant comme un avion de combat du feu.
Ian éructe, peine presque à chanter/hurler le seul axe du titre ce « Into The Fire ».
Le ton bluesy semble presque oublié.
Le solo de Richie sur les voicings #9 de Jon, les mises en place qui s’ensuivent, le jeu de viking de Ian Paice et les multiples riffs qui se croisent jusqu’à la dernière phrase bluesy de Blackmore, tout ici transpire, surchauffe, attise et enflamme la stéréo, saturée de l’orgue à la guitare, de la voix à la basse, de la batterie au mixage.
Mon premier vinyle et certainement le titre le plus écouté de l’album.

02- « Into The Fire » - Bruce Springsteen.

Acoustique, entre pop song, country et rock.
Ça commence tranquille mais on sait bien que cela ne va pas durer.
Les cordes entrent en lice, les chœurs insistent, le son se durcit, les guitares s’électrisent et, de l’étincelle du désir, le feu va prendre, inexorablement jusqu’à cette transe, cette danse où le « tamborine » et le dobro vont iriser le tout sur ce dernier violoneux, ancestral, cowboy ultime la dense atmosphère.
Springsteen comme ça c’est toujours un pur plaisir.
Universel.

03- « Into The Fire » - Sarah McLachlan.

Il a un bon nombre d’année, un collègue de boulot m’oriente vers cette artiste que je ne connaissais pas – l’argument vocal pédagogique était de mise.
Des titres enlevés comme ça avec ce côté presque fougueux, ce n’est pas exactement le registre dans lequel je m’étais habitué à la ranger.
Hormis son charisme vocal très celtique et pointu ici la ligne de basse l’emporte furieusement (Daryl Exnicious) avec cette batterie (Paul Brennan) dont la bonne idée a été de retirer le timbre de la caisse claire afin de lui donner une caractéristique tambourinaire.
Le multi-instrumentiste, producteur Pierre Marchand assure le reste (guitares, orgues, claviers divers).
On croise la pop et la fusion, normal on est en 91 et pour l’anecdote le clip de l’artiste fut le premier à montrer la nudité, chaud donc.

04- « Fire and Rain » - James Taylor.

Que j’ai pu jouer ce titre !
Et que j’aime à le jouer encore et encore.
Cette guitare, ce piano diaphane joué par Carole King, ces cordes denses et graves, cette voix si personnelle, nasillarde, piquante et si romantique, le jeu de balais aux breaks massifs qui tranchent (Russ Kunkel), ce troisième verse sur pédale de contrebasse (Bobby West) pendant que les chords continuent d’évoluer vers ce dernier écart vocal.
Cette chanson parle de suicide (celui de son amie Suzanne Schnerr), de la toxicomanie de James (il a d’ailleurs terminé cette chanson en cure) et de son rapport avec la célébrité et l’argent.
Je l’ai découverte par hasard dans une compil’ et avec elle je suis allé m’intéresser à James Taylor, fascinant artiste.
Séquence mélancolie…

05- « Fire in the Hole » - Steely Dan.

1972 les gars de Steely Dan s’installent à LA.
C’est leur premier album que ce « Can’t buy a Thrill » et il est plutôt disparate.
Toutes les chansons sont signées Becker/Fagen.
A cette époque Walter Becker jouait la basse.
Gary Katz en est le producteur et il travaillera fidèlement avec le duo, car même si à cette époque Stelly Dan est véritablement un groupe, c’est ensuite que ce patronyme sera juste une marque de fabrique de duettistes.
Dans ce titre qui met en valeur une expression utilisée par les soldats au Vietnam, qui parle aussi des nombreux étudiants américains ayant échappé au service militaire à la fin des années 60 et au début des années 70 (dont Becker et Fagen), c’est le piano de Donald qui mène la barque avec un jeu comme toujours complexe harmoniquement auquel la basse de Walter est comme soudée.
Faut que je réécoute attentivement ce premier album, plein de géniales surprises.

06- « Fire » - Jimi Hendrix.

Réveillon du Nouvel An à Folkestone, Jimi est invité chez la mère de Noël Redding.
Il fait froid. Il demande à la dame s’il peut aller se mettre près du feu vers la cheminée, mais voilà que le chien Rover, bien installé n’a pas spécialement l’intention de laisser Jimi prendre « sa » place. Un os ne pourra le faire changer d’idée, le lascar en ayant déjà un caché sous lui…
Il faut peu de choses pour faire une chanson et l’offrir en répertoire (car elle a fait partie des chansons les plus jouées en live par le Jimi Hendrix Expérience).
« Fire » avec le jeu habité de Mitch (toujours un bonheur de réécouter cet immense batteur), le solide Noël et le débridé Jimi – indéboulonnable.
Let me stand into the fire, sacré Jimi, il avait froid – nous on crève de chaud et le feu fait tout crever…

07- « Fire and Water » - Free

Encore une histoire d’amour, de dualité …
J’ouvre le titre, je reprends le chemin de cet album qui a été pour moi comme une révélation rock.
Ce groupe a été un véritable petit miracle.
Un jeu et un son bruts, sans fioritures, des solos instantanés, directs, la voix rauque de Paul Rodgers qui va trancher dans le critère des performances hard et heavy hurleuses de l’époque par son empreinte qu’on pourra qualifier de bluesy.
Le jeu massif de Simon Kirke, à la batterie réglée avec lourdeur, la basse du jeune et inventif compositeur (« every kinda people » de Robert Palmer, c’est de lui) Andy Frazer…
Et la guitare … pfff, Kossoff … l’anti Jimmy Page et pourtant.
Free a coché bien des cases et cet album, comme ce titre restent des obligatoires quand j’ai envie de rock.

08- « Fire on the Floor » - Beth Hart.

Nous somme samedi soir, comme chaque samedi depuis maintenant quelques mois, j’arrive vers 18h30 pour m’installer et faire ma soirée de piano bar dans ce restau, pas trop loin de chez moi (une aubaine).
Comme chaque samedi la patronne, fort jolie femme d’âge mûr, un tantinet rock attitude et rebelle, m’accueille avec un grand sourire et vient me faire la bise.
Elle m’invite à m’asseoir auprès d’elle dans le coin lounge et avec la télécommande, elle monte le son.
Des enceintes du restau surgit une voix rauque, puissante, énorme et blues : Beth Hart.
Elle a fait importer tous les albums, alors trouvables, des US et là, sur la petite table de salon, je vois qu’elle est à fond …
« Tu connais ? »
« Non… »
Une bouteille de champ’ est bien entamée.
On va la finir ensemble puis en rouvrir une autre tout en écoutant le reste de l’album à fond la caisse.
Son mari est en cuisine et comme d’habitude, il râle, gueule, vocifère – un véritable abruti, mais qui peut être, parfois, relativement sympathique.
Elle est dans son monde, lui dans le sien.
Une immense frontière les sépare et seule l’affaire qui tourne bien semble là pour ce couple vraiment étrange.

Les clients commencent à arriver, je n’ai toujours rien installé.
Il est temps, je fais ça à la hâte, déjà bien attaqué par le champ’.
Leur regard est insistant et elle n’a pas vraiment envie de baisser le son, c’est son mari qui va se décider à le faire, coupant net la rage de Beth (et mettant la patronne en rage).

Ce restau a fermé, emporté par la crise covid.
Je n’ai aucune idée de ce qu’ils sont devenus – ils sont juste passés dans ma vie.
Mais elle était une grande fan de musique et en particulier de rock-blues et quand j’entends Beth, j’y associe ce souvenir de la première fois où j’ai entendu cette artiste.
Tout était brûlant ce soir-là et l’atmosphère provoquée par cette plongée rock a bien failli s’enflammer de colère, d’énervement, d’alcool et de jalousie (surtout quand est arrivé le barman…).

- 09 « Fire » - Joe Henderson.

1973, Joe Henderson part en quête d’avant gardisme.
Ce sera « the Elements », Fire, Air, Water, Earth …
Pour cette aventure extrasensorielle, spirituelle et habitée il va s’entourer de quelques fleurons de cette avant garde, Alice Coltrane au piano et à la harpe, Charlie Haden, contrebasse, Ndugu à la batterie, Michael White au violon et les percussionnistes Kenneth Nash et Baba Duru Oshun.
C’est engagé, librement assumé et ouvert.
Joe a réverbéré son sax, le solo d’Alice Coltrane interroge, celui de Michael White incite et de tout cela, Joe reste le grand faiseur de troubles, nouveau sorcier d’un jazz qui brise ses propres codes.

10- « Fire we Make » - Alicia Keys and Maxwell.

Il me suffit de voir le nom du chanteur Maxwell et automatiquement je sais que la plus intense et torride vibration soul sera de la partie.
Alors, un duo avec Alicia Keys ?...
Ne peut qu’être prometteur.
Bon, on dira que c’est surchargé de clichés (le plan de guitare rythmique), de grosses ficelles vibes vocales, de r’n’b bien ancré dans le sol du dancefloor…
Oui mais, tiens, que vient faire là un tel solo de guitare, comme sorti du studio rock d’à côté et puis, ces cuivres…
Deux stars de la soul, r’n’b à leurs sommet se recontrent et croisent leurs talents respectifs.
A reconsommer sans cesse et oui, c’est érotiquement chaud si ce n’est torride…

Face B

01- « Fire in Cairo » - The Cure.

J’aimais bien les Cure, j’achetais même leurs premiers albums dont celui-ci.
Puis j’en ai eu ras le bol des Cure, pas leur faute aux Cure, mais la faute à un « collègue » (en tout cas de boulot) qui fan absolument inconditionnel qu’il était et se revendiquait haut et très fort, s’obligeait et surtout obligeait ses élèves à les massacrer chaque année.
Massacrer … parce que dans tous ces groupes tellement identitaires, il n’y a pas que la musique, les accords et même les textes (que pas un ado n’avait traduit) – il y a aussi un esprit à choper et cela dépasse la seule musique, sinon (et c’était le cas), The Cure devient un produit scolaire, dénué de sa réalité.
Une réalité que semblait pourtant connaitre le prof protagoniste (on ne lui ôtera pas ça), mais la faire passer outre le seul propos musical (certes excellent matériau de travail mais la surenchère…) c’est … autre chose.
Bref, The Cure, je recommence doucement à retrouver leurs titres autrement que joués par des groupes d’ados à la mise en place approximative et certes, quel bon groupe…
Ils ont donné au rock ce dont il avait grand besoin, avec leurs potes Talking Heads et quelques autres : un gros coup de balai.
Et ça a fait grand bien dans ce milieu sclérosé.

02- « Fire on Babylon » - Sinéad O’Connor.

Elle n’est plus.
Elle a brandi son poing, elle s’est levé, elle s’est rebellé, a dénoncé les abus sexuels perpétrés sur les enfants au sein de l’église catholique et leur non sanction par la hiérarchie.
Et on a voulu la briser.
Une enfance de maltraitance et enfin : la musique.
Artiste unique, représentative et symbolique mêlant habilement toutes influences dans sa musique, Sinéad manque cruellement au paysage musical.
Dub oppressant, batterie lourde, trompette, claviers multicouches, guitare oscillant rock et cette voix qui part vers les cieux …

03- « Fire Waltz » - Mal Waldron.

Encore et toujours cette avant-garde du jazz.
Cet album « The Quest » est aussi parfois attribué et sous le nom d’Éric Dolphy.
Ici on sera attiré par ce solo joué pizz.
C’est au violoncelle et c’est Ron Carter qui en est le dépositaire – Joe Benjamin a, lui, le rôle du contrebassiste augmenté d’un Charlie Persip entre old school swing et cette entrée dans ce nouveau langage, plus engagé.
Au ténor Booker Ervin envoie son blues soutenu par Mal Waldron, ce pianiste peu mis en avant mais véritablement reconnu par ses pairs.
Éric Dolphy ne sera ici qu’anecdotique – on se rattrapera allègrement sur l’album pour le repérer.
Les mouvements à trois temps ne sont pas très fréquent, aussi cette valse du feu qui fait danser ses flammes vaudous se devait d’illustrer cette playlist.

04- Fire Fly » - Sadao Watanabe.

C’est certain que passer d’un jazz âpre et roots à ce jazz-smooth très influencé par Spyro Gyra et Grover Washington, ça tranche.
Mais l’équipe des requins est là pour attiser le sujet avec Richard Tee au Rhodes et cette rythmique inégalée Miller/Gadd à laquelle s’est joint Ralph McDonald aux percussions.
Et puis dans la famille vient s’inviter Eric Gale pour un délicieux solo de guitare bien à lui, qui va contrebalancer ceux de Sadao à l’alto.
Alors le soleil flamboyant qui rougeoie la mer va se coucher, là-bas à l’horizon et sous cet aspect c’est une accalmie bienfaisante qui s’offre ici.

05- « Le feu du ciel » - Véronique Sanson.

Véronique fait toujours l’unanimité chez nous.
Mon épouse en est une fan inconditionnelle et je crois bien qu’on a tous ses albums.
Ils tournent en boucle, souvent, dans sa voiture.
On jouait le tube « Rien que de l’eau » de cet album en soirée, incontournable et excellent moment musical au milieu d’autres musique là « pour plaire aux gens » (je reviendrais sérieusement sur ce débat)
Je l’ai beaucoup écouté, admirant la rythmique de pros, là encore, qui entourait Véro (Leland Sklar à la basse et Carlos Vega ou Chester Thompson aux batteries) – Hervé Le Duc aux claviers propose un travail qui en ce début nineteens revient à des sonorités moins stéréotypées FM.
Et puis, la section des Memphis Horns ajoute la délicieuse étincelle qui fait oublier ces cordes stéréotypée synthétiques qui sont encore là, poussière de mode juste passée.
Pas la chanson la plus connue, ni remise en compils, mais dans chaque album de Véro se glisse des petites merveilles comme celle-ci.

06- « Le Feu » - Johnny Halliday.

Album génial, chanson idem.
Le Johnny tel que je l’admire et l’adore -celui de la « grande époque » diraient certains.
C’est groove-funk, blindé de claviers du genre (clavinet-organ), ça wahwahte de partout et Johnny gueule comme jamais, totalement habité, totalement impliqué.
J’ai un souvenir très précis de ce titre.
L’un de ces fameux groupes de bal que nous allions écouter et que j’admirais, gamin jouait chaque soir « Le Feu » et la piste de danse devenait incontrôlable, telle une marée humaine, oscillant sous ce truc irrésistible.
Le chanteur, un black habillé freak envoyait du lourd pendant que le groupe était totalement sous emprise de ce titre incendiaire.
Johnny à cette époque … c’était tout de même quelque chose.

07- « Brûler le Feu » - Juliette Armanet.

On aura terminé français et Juliette Armanet pour laquelle j’ai une grande admiration aura cet honneur.
Cette façon d’articuler ces bouts de texte resserrés rythmiquement, rare.
Ce groove basse-drums sur ce piano linéaire, belle idée.
Ces cordes en tapis, joli.
Ce piano qui s’offre une descente à la Doors revisités, magique.
Et quelle chanteuse.
Et quel refrain – si seulement on pouvait brûler le feu afin de le faire s’arrêter et le réduire en cendres…

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Mais, chers politiques, attention, à force de jouer avec le feu, vous allez arriver à vous brûler et cette fois les pompiers ne pourront strictement , mais vraiment strictement rien pour vous.
Et nous serons les spectateurs ravis que cela arrive … enfin car après tout, vous savez, même si le vent l’a envoyé chez nous, il a aussi cette faculté, le vent … que vous oubliez trop vite : il tourne.



 
 








Commentaires

  1. J'ai traversé la désolation, d'ici au Portugal. Il semble que là-bas, ils aient pris de bonnes mesures, les choses se sont inversée, les méga feu sont ici. Une des mesures, c'est la fauchage obligatoire (sous peine de 1500e d'amende, inimaginable ici). Nous on a les écolos qui fauchent raisonné, donc des touffes à bruler. Une fois les graines tombées, on peut tout couper..mais bon. Le train est lancé depuis qq décennies et ce n'est pas ces cupides amateurs aux pouvoirs qui vont inverser quoique ce soit. J'écoute souvent Jean-Marc Jancovici et regarder le monde tant qu'y en a. Mes enfants sont très conscients des sacrifices qu'il faudra faire, et non une adaptation. Je ne peux pas m’empêcher de penser que c'est juste une question d'échelle. 2°C c'est rien pour le globe, une broutille, un truc qui va vite changer ds qq centaines d'années. Juste en bas, le pauvre bipède a bousillé sa maison, pour lui, c'est un changement colossale à supporter. Bref.. l'eau et le feu.. le premier prédateur pour l'homme ? avec en plus l'ingérence des tarés Sinon, magnifique compilation sur thème. C'est bien d'avoir mis "Le feu" et non "Allumez le feu".. avec tous ces cinglés qui rodent :)))

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    1. Ouh la la, désolé pour les fautes :E . Je suis sur Fire Waltz, ça crépite. Merci

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    2. Oui, tu parles de désolation, c'est bien le terme à de nombreux égards.
      tu peux le décliner en tout ...
      l'été semblait se positionner comme sympa (à part le foot qui envahit les lieux et esprits) puis voilà que l'enfer est revenu (re)prendre sa place.
      Oui j'ai peine pour les générations futures et même celles de là, tout de suite ...
      l'innocence va partir très vite et trop vite et la réalité sera une vérité quotidienne.
      je pense à mes petits enfants ...

      Le feu c'est mieux de l'avoir dans la peau que de l'allumer - et puis Zazie a touché suffisamment de droits avec cette chanson - la pause Johnny s'impose, dernier dinosaure français des stades désormais bondés pour aller écouter-voir des "artistes" sans voix qui chauffent une foule ahurie, ce sans musiciens, juste avec des Dj usant les playbacks (et dire qu'on critiquait les émissions de Guy Lux où les chanteuses et chanteurs se produisaient en playback sur leurs tubes).
      Pas plus tard qu'hier, une prestation en place de village.
      On fait la première partie en duo, puis intervient LE chanteur, ordinateur branché, playbacks achetés via karaoké et diffusés avec un son mp3 de m... compressé comme pas possible et de cette bouillie sonore le public (on mangeait en attendant de reprendre le set suivant) qui dit qu'on n'y comprend rien, que c'est inaudible...
      L'ingé son n'est même plus catastrophé ou tentant d'y remédier, il a lâché l'affaire dès le branchement du minijack et il laisse faire, il préfère boire sa bière, au bar, tranquille et se dédouaner de toute responsabilité face à cette mixture de varièt' prémâchée, lissées et sans vie.
      Un fois notre repas enfilé, on a pu reprendre et "mettre le feu" comme on dit, à la place du village, qui s'est levée pour enfin danser et évacuer son stress latent. C'était presque une bouffée d'optimisme que de voir les gens réagir positivement à la musique jouée live et négativement à un profil qui n'est même pas musique et qui ne veut strictement rien dire et en tout cas ne les concerne pas.

      quant aux cinglés qui rodent, ouais, on a été largement servis ces derniers jours, voire semaines...
      'tain, pourvu qu'il pleuve un bon coup ...
      merci de ta visite et bonne fin d'été

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  2. Ici aussi la sécheresse et les restrictions d'eau, la nature crispy qui commence à inquiéter, même si il n' y a pour l'instant que les usines (Seveso quand même ) qui brûlent.
    Belle compilation.
    Je ne connaissais pas ce titre de Sanson, ni bien sûr le jazz ...
    Beth Hart, incroyable ce morceau.
    Et ces incontournables ... Purple, Cure, Free, Hendrix, et puis ce vieux Johnny ...

    Dans ceux que j'aurai discutés et posé dans une éventuelle compile au même titre ; purée , y en tant et de belles !
    Le plus simple est que je fasse une compile en réponse à la tienne ...
    Faudra attendre un peu, là j'ai bouclé d'avance des articles jusqu'au 15 août !
    A + et merci pour l'idée.

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    1. Bonne idée qu'une compil' en réponse, ça peut être un truc à lancer.
      à +

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  3. Beaucoup de sujet. J’ai toujours aimé la littérature SF qui imaginait des fins de notre monde, en particulier le JG Ballard et ses quatre apocalypses. Un autre qui imagine le soleil s’éteindre et ses conséquences etc… En plaisantant je me projetais et souhaitais connaitre ce moment. Je plaisantais.
    Les « effondrologue » nous ont mis en garde, une forte probabilité que la catastrophe intervienne avec peu de temps pour agir, comme un interrupteur que l’on manipule lentement, la lumière reste intacte, pas déclinante, jusqu’à ce que soudain…
    Feu, sécheresse, inondation pour le « naturel » quelques dirigeants et leur vision du monde pour « l’humain » et pour finir l’IA qui continue à progresser en espérant qu’elle évoluera comme ce que propose le film HER et non pas en se tournant vers les possibilités offertes pour des va-t-en-guerre.
    Donc c’est bien pour mes enfants que je m’inquiète.
    Reste la bulle musicale qui nous isole un temps mais lui, le temps, continue.
    Ta playlist, je pensais la survoler, affleurer ce que je connais, pas de bol, le Springsteen – qui a abusé du FIRE – que j’ignorais, ton commentaire qui conseille une écoute complète. Donc Super.
    Le plaisir de retrouver Sarah, James
    Steely Dan, découverte, titre injustement abandonné, mais l’album écrasé par « Reelin’ In The Years »
    Free, sans ton commentaire j’abandonnais, un rythme/riff trop exploité chez Bad Company, mais c’est vrai un grand moment au centre du titre.
    Beth Hart, un sommet de chaleur et de chronique « un véritable abruti, mais qui peut être, parfois, relativement sympathique » efficace
    Joe Hendersonn STOP, écouté deux fois, presque oublié la playlist. Envouté !!
    Alicia Keys, ouf…. Terrain familier, Oblige à garder une oreille sur le genre qui fait apparaitre parfois des grands, parfois car noyé dans la mélasse que l’on confond avec le miel 😉
    Bon face B !!

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    1. Merci d'avoir pris le temps pour la face A.
      Moi aussi je me suis gavé des ces bouquins sf de fins de (notre) monde, de robots et d'intelligences artificielles (on disait pas vraiment ça encore me semble-t-il), de révoltes face à la déshumanisation.
      Dune, Andrevon, Asimov et tant d'autres Barjavel ...
      Sans parler des BD (Moebius, Druillet et autre Valerian).
      Tout un univers (y compris les romans de Tarzan qui (dé)montraient ces rapports complexes entre une "évolution" et la culture terrestre.

      Oui, ce patron était vraiment très très spécial.
      Il pouvait passer du gros c... inepte au mec sympa qui passait derrière le bar une fois le service terminé et t'offrais qq verres en refaisant le monde, il pouvait aussi te dire de venir plus tôt pour goûter ses nouveaux plats et avoir ton avis et ensuite il repartait bougonner dans sa cuisine...
      Le mec abattait à lui seul un taff de dingo, parfois c'était blindé genre une centaine de personnes et il faisait tt tt seul.
      Quand tu côtoies le milieu de la restauration (et en musicos c'est tt le temps), tu vois les choses d'un côté différent et parfois (même souvent) admirable face à ces personnes qui ne comptent pas leur temps, leurs heures et toujours dans le souci de satisfaire et faire plus que bien, mais parfait...
      Comme nous en fait quand on s'installe derrière les instruments (enfin comme toujours et valable dans les deux milieux pros, pas tous).

      Bon, face b alors...

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  4. Compile de retour prête pour le 16 août ...

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  5. Face B
    Mon premier CURE, pas écouté depuis longtemps. Comme toi abandonné mais pour des raisons plus classiques. Il me reste quleques albums à découvrir.
    Sinéad O'connor, je redécouvre, comme Cure, dans les oubliettes de … l’oubli.
    Eric Dolphy - Mal Waldron- The Quest, adopté
    Sadao Watanabe : Sans la promesse du solo de guitare je passais avec impatience à ce Sanson que je ne connais pas. Et puis, prêt à jurer que cela ne vaut pas Dolphy… je me surprends à écouter l’album, déjà Roberta Flack….
    Enfin le Sanson, une autre découverte (décidemment) Une période que je croyais moins passionnantes ? Comme quoi, je m’attarde sur l’album
    Ouf, au moins pour l’écouter, le Johnny Halliday pas sur QOBUZ… pas facile d’attraper « Insolitudes » mais sur ce titre son chant me repousse, c’est de ma faute, « allumer le feu » ne m’a plu que grâce au film « Jean-Philippe » ce qui m’a pris du temps.
    Armanet pour finir sur un album m’a bien fait plaisir, c’est Pascale qui fouille et cherche la chanson française et féminine et très récente. Moi, je suis. (mais ce que je peux détester M RADIO, 100% chansons française… certes, mais toutes !!)

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    1. jazz adopté, c'est bon.
      la chanson fr, tout un débat - j'ai tj du mal à en jouer bcp, j'ai fait un tri redoutable (paroles, pauvreté musicale, ringard...), mais y'a tellement, aussi, de belles "choses".
      the cure... à garder pour l'automne, voir l'hiver.
      et véro, toujours en haut pour moi

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  6. ''Cime qu'un feu féconde, à peine intimidé..''
    Ces quelques mots d'un poème de Paul Valéry
    ''la jeune parque '', prennent tout leurs sens dans le contexte actuel.
    Paul Valéry c'est un peu le lee konitz du jazz..il faut vraiment creuser pour tenter de comprendre
    sa syntaxe...sa pensée et son cheminement...
    Le feu...A lui seul ce mot invoque tant d'imageries.. Pour moi la première c'est l'hérésie...le feu pour combattre l'hérésie, l'hérésie de la religion, de la pensée...
    Mais le feu à aussi combattu la vérité, la révolte..cette rébellion incarnée par Jeanne...et bien sûr ,par la tentative réussie d'en exprimé la ferveur... Jeanne d'Arc au bûcher...œuvre magistrale d'Arthur Honegger, que chacun doit avoir une fois dans sa vie ,livret en main découvert,lu, écouté ,pour suivre ce parcours de douleur... puissance des mots,des voix, puissance des intentions, des décisions...pour finalement laissé le feu consumer la ferveur...
    J'avais oublier cet oratorio, du coup d'avoir lister le feu comme élément commun aux titres que tu proposes,me l'as fait réécouté..Certes le mot feu est absent,mais il est présent...dans le titre.. déguisé.. aux aguets...
    Finalement .le feu à aussi été détourné de sa fonction première, primitive même... pour devenir une arme de destruction.la nature nous le rappelle.
    Je retiendrai dans cette série de feu..fire waltz
    Superbe thème, à 3 temps, comme les 3 lettres de feu, mais aussi Juliette Armanet et ce brûler le feu, titre de ce bel album, avec des chansons qui mettent en valeur sa voix et des textes puissants ...sauver ma vie par exemple ...une vraie artiste...Sadao , toujours à la hauteur, maître incontesté de l'alto..nous offre ici une version de fire fly pleine de poésie...
    Tout ces interprètes ont en commun, d'avoir imaginé à leur façon, selon leur style musical, et leur sensibilité une vision du feu ,de ces conséquences,de ces bienfaits ou de ses tragédies...,Beth Hart, Joe Henderson, même Véronique Sanson..ont leur mot à dire sur ce feu .
    Jim aussi avait allumé la mèche, comme dans le générique de mission impossible..Tout part de la ...de l'étincelle.





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    1. Merci pour ce retour, comme d'habitude qui renforce l'article.
      Ce thème de "Fire Waltz", je vais voir si je l'ai qq part dans mes real books - il est superbe.
      Je suis content que tu ais retenu aussi Juliette Armanet, c'est une artiste française d'un très haut niveau et rare.
      Sa prestation du Imagine de Lennon aux JO, sur la Seine, le rappellera fréquemment et reste gravée dans ma mémoire.
      Sadao Watanabe est un altiste que j'aime bcp. Il a fait un album en hommage à Bird qui est extra.
      Quant à Hendrix ... inégalé, inimitable et passé parmi nous tel un éclair et ayant marqué à jamais les musiciens, toutes catégories confondues; c'est surement ça le génie.
      A tt et encore merci

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