INTO THE FIRE ! - playlist
INTO THE FIRE !
La France crame par tous les bouts, concrètement et politiquement.
On vit un été de dingues…
Centré dans le Var je peux vous dire qu’on passe nos journées à guetter, à
suivre les réseaux, les applis pyro, à sortir dès qu’un vrombissement d’hélico
semble plus présent que la normale (si toutefois ce terme de normalité puisse
être).
Pas loin de chez moi Cotignac, Ponteves, Sillans – bref la Provence, qui n’est
plus verte que de nom et de communauté de communes, se bat contre la
monstruosité du feu.
Des nuages suffocants, des panaches de fumée acide, des retombées de cendres et
une odeur de cramé persistante – voilà notre été.
Et le résultat de toutes ces politiques incohérentes, d’austérité arrangées, de
palabres en effets d’annonces sans le moindre résultat, de promesses dont on
sait et vérifie qu’elles ne furent et ne seront jamais tenues.
Attristé je regarde la Gironde, ces drames humains, écologiques, territoriaux …
ces déplacements massifs et je vois le versant solidaire face à un état pédant,
représenté par un président désormais plus que déconnecté et entouré de sbires
qui le sont tout autant.
On observe, on pleure, on est en rage face à ces bureaucrates, ces décideurs
inutiles, des démonstrateurs de rien, incompétents, ignorants tant qu’ignares,
pros du Cerfa et des stats, pros de la calculette qui inefficacement met en
péril et en chute libre.
On fait trop d’honneurs rien qu’en appelant le mouvement constitué de rien qui
s’est aimanté autour de ce président en l’appelant « macronie ».
Rien que ce nom devrait être banni du vocabulaire, parce qu’il le nomme
justement expressément et lui donne une identité qu’il transforme en parure, en
allure, en égocentrisme ahurissant.
Sous cette formule, son nom apparait et à chaque fois il s’enorgueillit rien
que de le voir … ainsi, grâce à ses détracteurs, LFI-écolos en haut de pile, la
macronie se renforce rien que par le nominatif poussé à longueur de réseaux et
de journées – la « maconnerie » eut fait un meilleur terme (attention
de ne pas mettre de ç, bien que tout cela soit certainement lié).
Je ne vais pas m’étendre sur les multiples incohérences qui font le bonheur des
réseaux sociaux et le malheur des gens qui ne sont rien pour cet épouvantail
fantoche tant voir et constater l’état actuel de l’état me révulse, me révolte
et m’indigne.
Faire pire que ses/ces dix années d’incompétences sera désormais bien difficile,
en le virant et en mettant n’importe qui à sa place et à la place de sa clique
dont on ne dénombre plus les fausses notes tant son amateurisme dépasse
l’entendement, je ne sais si on sortira réellement de cette m … dans laquelle
ils nous ont foutu, mais ce que je sais, c’est que toute tentative afin
d’éradiquer ces nuisibles et leurs restes sera la bienvenue.
Je parle rarement politique ici, mais là, la coupe Macron est plus que pleine
et sa récente intervention en Gironde, accompagnée de gyrophares et de
symbolisme de grandiloquence qui désormais n’impressionnent plus personne a
définitivement soldé l’infect personnage dans tout sa représentativité à mes
yeux. Et autour de lui, le reste de respect et d’étiquette de la part de ses
interlocuteurs médusés par tant de déconnexion était édifiant.
Une amie me propose de créer un collectif musical engagé et artistiquement
déviant.
Peut-être vais-je me laisser tenter par cela, car désormais à toute échelle,
même la plus infime et même artistique il faut oser, il faut exprimer et il
faut agir pour que, surtout, l’assemblée de ce mouvement dont je ne veux plus
faire l’honneur d’être cité tel, dégage de la sphère de
« responsabilités » de notre pays.
Y’a quelques jours …
Vidauban …
Un mec à poil a été chopé en train de foutre le feu dans une zone à haut
risque.
C’était à peine à 3 km de chez moi …
La commune des Arcs/Taradeau, un taré en scooter navigue avec des jerricans
d’essence et fait mumuse à cramer la forêt.
On parle de mise en danger – je parle d’assassins.
Et je regarde cette société avec tout ce que cela nous montre des plus hautes
sphères jusqu’à ces fous en liberté qui bousillent les vies – tous compris…
Ouais, ça suffit, mais il ne suffit pas de le dire comme l’a fait notre préfet…
Un travail de changement, de fond, en profondeur face à ces situations, face à
l’incompétence, face à un état qui n’est plus, se doit de s’activer.
L’été n’est pas terminé, mais il y a fort à croire qu’après les feux, la
chaleur caniculaire et le non répit des vacanciers pris en otage par
l’incompétence de l’état (sans parler du prix de l’essence…) la
« rentrée » sociale sera très chaude, car cette fois Macron a allumé
la dernière étincelle qui va cramer définitivement ses deux mandats
d’incompétence lunaire.
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Le feu !
Alors, vite fait une petite playlist en mode K7 de titres dont il est le sujet,
l’acteur, la toile de fond et qui en usent.
Certes il peut fasciner, parfois…
Mais là, perso … il me fait peur et il provoque l’angoisse de toutes et tous.
Par contre associé au sentiment amoureux il est souvent torride … ou
destructeur.
Image, avertissement, sournois, angoissant, motivant, évocateur, ardent …
Le feu peut être décliné à toutes les sauces et servir de passerelle brûlante
au comportements et affres de l’humain.
4 éléments dont il est l’un …
Une divinité antique …
Pompei, Londres, la Californie, le Canada, le feu …
Amour, érotisme, désir, fureur, énervement, colère, le feu …
Pourtant « La guerre du Feu », mais quel bouquin ! Mais quel
film !
La guerre … encore un mot du vocabulaire de Macron.
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Face A
01- « Into the Fire » - Deep Purple.
Un riff lourd et pesant comme un avion de combat du feu.
Ian éructe, peine presque à chanter/hurler le seul axe du titre ce « Into
The Fire ».
Le ton bluesy semble presque oublié.
Le solo de Richie sur les voicings #9 de Jon, les mises en place qui
s’ensuivent, le jeu de viking de Ian Paice et les multiples riffs qui se
croisent jusqu’à la dernière phrase bluesy de Blackmore, tout ici transpire,
surchauffe, attise et enflamme la stéréo, saturée de l’orgue à la guitare, de
la voix à la basse, de la batterie au mixage.
Mon premier vinyle et certainement le titre le plus écouté de l’album.
02- « Into The Fire » - Bruce Springsteen.
Acoustique, entre pop song, country et rock.
Ça commence tranquille mais on sait bien que cela ne va pas durer.
Les cordes entrent en lice, les chœurs insistent, le son se durcit, les
guitares s’électrisent et, de l’étincelle du désir, le feu va prendre,
inexorablement jusqu’à cette transe, cette danse où le « tamborine »
et le dobro vont iriser le tout sur ce dernier violoneux, ancestral, cowboy
ultime la dense atmosphère.
Springsteen comme ça c’est toujours un pur plaisir.
Universel.
03- « Into The Fire » - Sarah McLachlan.
Il a un bon nombre d’année, un collègue de boulot m’oriente vers cette artiste
que je ne connaissais pas – l’argument vocal pédagogique était de mise.
Des titres enlevés comme ça avec ce côté presque fougueux, ce n’est pas
exactement le registre dans lequel je m’étais habitué à la ranger.
Hormis son charisme vocal très celtique et pointu ici la ligne de basse
l’emporte furieusement (Daryl Exnicious) avec cette batterie (Paul Brennan) dont
la bonne idée a été de retirer le timbre de la caisse claire afin de lui donner
une caractéristique tambourinaire.
Le multi-instrumentiste, producteur Pierre Marchand assure le reste (guitares,
orgues, claviers divers).
On croise la pop et la fusion, normal on est en 91 et pour l’anecdote le clip
de l’artiste fut le premier à montrer la nudité, chaud donc.
04- « Fire and Rain » - James Taylor.
Que j’ai pu jouer ce titre !
Et que j’aime à le jouer encore et encore.
Cette guitare, ce piano diaphane joué par Carole King, ces cordes denses et
graves, cette voix si personnelle, nasillarde, piquante et si romantique, le
jeu de balais aux breaks massifs qui tranchent (Russ Kunkel), ce troisième
verse sur pédale de contrebasse (Bobby West) pendant que les chords continuent
d’évoluer vers ce dernier écart vocal.
Cette chanson parle de suicide (celui de son amie Suzanne Schnerr), de la
toxicomanie de James (il a d’ailleurs terminé cette chanson en cure) et de son
rapport avec la célébrité et l’argent.
Je l’ai découverte par hasard dans une compil’ et avec elle je suis allé
m’intéresser à James Taylor, fascinant artiste.
Séquence mélancolie…
05- « Fire in the Hole » - Steely Dan.
1972 les gars de Steely Dan s’installent à LA.
C’est leur premier album que ce « Can’t buy a Thrill » et il est
plutôt disparate.
Toutes les chansons sont signées Becker/Fagen.
A cette époque Walter Becker jouait la basse.
Gary Katz en est le producteur et il travaillera fidèlement avec le duo, car
même si à cette époque Stelly Dan est véritablement un groupe, c’est ensuite
que ce patronyme sera juste une marque de fabrique de duettistes.
Dans ce titre qui met en valeur une expression utilisée par les soldats au
Vietnam, qui parle aussi des nombreux étudiants américains ayant échappé au
service militaire à la fin des années 60 et au début des années 70 (dont Becker
et Fagen), c’est le piano de Donald qui mène la barque avec un jeu comme
toujours complexe harmoniquement auquel la basse de Walter est comme soudée.
Faut que je réécoute attentivement ce premier album, plein de géniales surprises.
06- « Fire » - Jimi Hendrix.
Réveillon du Nouvel An à Folkestone, Jimi est invité chez la mère de Noël
Redding.
Il fait froid. Il demande à la dame s’il peut aller se mettre près du feu vers
la cheminée, mais voilà que le chien Rover, bien installé n’a pas spécialement
l’intention de laisser Jimi prendre « sa » place. Un os ne pourra le
faire changer d’idée, le lascar en ayant déjà un caché sous lui…
Il faut peu de choses pour faire une chanson et l’offrir en répertoire (car
elle a fait partie des chansons les plus jouées en live par le Jimi Hendrix
Expérience).
« Fire » avec le jeu habité de Mitch (toujours un bonheur de
réécouter cet immense batteur), le solide Noël et le débridé Jimi –
indéboulonnable.
Let me stand into the fire, sacré Jimi, il avait froid – nous on crève de chaud
et le feu fait tout crever…
07- « Fire and Water » - Free
Encore une histoire d’amour, de dualité …
J’ouvre le titre, je reprends le chemin de cet album qui a été pour moi comme
une révélation rock.
Ce groupe a été un véritable petit miracle.
Un jeu et un son bruts, sans fioritures, des solos instantanés, directs, la
voix rauque de Paul Rodgers qui va trancher dans le critère des performances
hard et heavy hurleuses de l’époque par son empreinte qu’on pourra qualifier de
bluesy.
Le jeu massif de Simon Kirke, à la batterie réglée avec lourdeur, la basse du
jeune et inventif compositeur (« every kinda people » de Robert
Palmer, c’est de lui) Andy Frazer…
Et la guitare … pfff, Kossoff … l’anti Jimmy Page et pourtant.
Free a coché bien des cases et cet album, comme ce titre restent des
obligatoires quand j’ai envie de rock.
08- « Fire on the Floor » - Beth Hart.
Nous somme samedi soir, comme chaque samedi depuis maintenant quelques mois,
j’arrive vers 18h30 pour m’installer et faire ma soirée de piano bar dans ce
restau, pas trop loin de chez moi (une aubaine).
Comme chaque samedi la patronne, fort jolie femme d’âge mûr, un tantinet rock
attitude et rebelle, m’accueille avec un grand sourire et vient me faire la
bise.
Elle m’invite à m’asseoir auprès d’elle dans le coin lounge et avec la
télécommande, elle monte le son.
Des enceintes du restau surgit une voix rauque, puissante, énorme et
blues : Beth Hart.
Elle a fait importer tous les albums, alors trouvables, des US et là, sur la
petite table de salon, je vois qu’elle est à fond …
« Tu connais ? »
« Non… »
Une bouteille de champ’ est bien entamée.
On va la finir ensemble puis en rouvrir une autre tout en écoutant le reste de
l’album à fond la caisse.
Son mari est en cuisine et comme d’habitude, il râle, gueule, vocifère – un
véritable abruti, mais qui peut être, parfois, relativement sympathique.
Elle est dans son monde, lui dans le sien.
Une immense frontière les sépare et seule l’affaire qui tourne bien semble là
pour ce couple vraiment étrange.
Les clients commencent à arriver, je n’ai toujours rien installé.
Il est temps, je fais ça à la hâte, déjà bien attaqué par le champ’.
Leur regard est insistant et elle n’a pas vraiment envie de baisser le son,
c’est son mari qui va se décider à le faire, coupant net la rage de Beth (et mettant
la patronne en rage).
Ce restau a fermé, emporté par la crise covid.
Je n’ai aucune idée de ce qu’ils sont devenus – ils sont juste passés dans ma
vie.
Mais elle était une grande fan de musique et en particulier de rock-blues et
quand j’entends Beth, j’y associe ce souvenir de la première fois où j’ai
entendu cette artiste.
Tout était brûlant ce soir-là et l’atmosphère provoquée par cette plongée rock
a bien failli s’enflammer de colère, d’énervement, d’alcool et de jalousie
(surtout quand est arrivé le barman…).
- 09 « Fire » - Joe Henderson.
1973, Joe Henderson part en quête d’avant gardisme.
Ce sera « the Elements », Fire, Air, Water, Earth …
Pour cette aventure extrasensorielle, spirituelle et habitée il va s’entourer
de quelques fleurons de cette avant garde, Alice Coltrane au piano et à la
harpe, Charlie Haden, contrebasse, Ndugu à la batterie, Michael White au violon
et les percussionnistes Kenneth Nash et Baba Duru Oshun.
C’est engagé, librement assumé et ouvert.
Joe a réverbéré son sax, le solo d’Alice Coltrane interroge, celui de Michael
White incite et de tout cela, Joe reste le grand faiseur de troubles, nouveau
sorcier d’un jazz qui brise ses propres codes.
10- « Fire we Make » - Alicia Keys and Maxwell.
Il me suffit de voir le nom du chanteur Maxwell et automatiquement je sais que
la plus intense et torride vibration soul sera de la partie.
Alors, un duo avec Alicia Keys ?...
Ne peut qu’être prometteur.
Bon, on dira que c’est surchargé de clichés (le plan de guitare rythmique), de
grosses ficelles vibes vocales, de r’n’b bien ancré dans le sol du dancefloor…
Oui mais, tiens, que vient faire là un tel solo de guitare, comme sorti du
studio rock d’à côté et puis, ces cuivres…
Deux stars de la soul, r’n’b à leurs sommet se recontrent et croisent leurs
talents respectifs.
A reconsommer sans cesse et oui, c’est érotiquement chaud si ce n’est torride…
Face B
01- « Fire in Cairo » - The Cure.
J’aimais bien les Cure, j’achetais même leurs premiers albums dont celui-ci.
Puis j’en ai eu ras le bol des Cure, pas leur faute aux Cure, mais la faute à
un « collègue » (en tout cas de boulot) qui fan absolument
inconditionnel qu’il était et se revendiquait haut et très fort, s’obligeait et
surtout obligeait ses élèves à les massacrer chaque année.
Massacrer … parce que dans tous ces groupes tellement identitaires, il n’y a
pas que la musique, les accords et même les textes (que pas un ado n’avait
traduit) – il y a aussi un esprit à choper et cela dépasse la seule musique,
sinon (et c’était le cas), The Cure devient un produit scolaire, dénué de sa
réalité.
Une réalité que semblait pourtant connaitre le prof protagoniste (on ne lui
ôtera pas ça), mais la faire passer outre le seul propos musical (certes
excellent matériau de travail mais la surenchère…) c’est … autre chose.
Bref, The Cure, je recommence doucement à retrouver leurs titres autrement que
joués par des groupes d’ados à la mise en place approximative et certes, quel
bon groupe…
Ils ont donné au rock ce dont il avait grand besoin, avec leurs potes Talking
Heads et quelques autres : un gros coup de balai.
Et ça a fait grand bien dans ce milieu sclérosé.
02- « Fire on Babylon » - Sinéad O’Connor.
Elle n’est plus.
Elle a brandi son poing, elle s’est levé, elle s’est rebellé, a dénoncé les
abus sexuels perpétrés sur les enfants au sein de l’église catholique et leur
non sanction par la hiérarchie.
Et on a voulu la briser.
Une enfance de maltraitance et enfin : la musique.
Artiste unique, représentative et symbolique mêlant habilement toutes
influences dans sa musique, Sinéad manque cruellement au paysage musical.
Dub oppressant, batterie lourde, trompette, claviers multicouches, guitare
oscillant rock et cette voix qui part vers les cieux …
03- « Fire Waltz » - Mal Waldron.
Encore et toujours cette avant-garde du jazz.
Cet album « The Quest » est aussi parfois attribué et sous le nom
d’Éric Dolphy.
Ici on sera attiré par ce solo joué pizz.
C’est au violoncelle et c’est Ron Carter qui en est le dépositaire – Joe
Benjamin a, lui, le rôle du contrebassiste augmenté d’un Charlie Persip entre
old school swing et cette entrée dans ce nouveau langage, plus engagé.
Au ténor Booker Ervin envoie son blues soutenu par Mal Waldron, ce pianiste peu
mis en avant mais véritablement reconnu par ses pairs.
Éric Dolphy ne sera ici qu’anecdotique – on se rattrapera allègrement sur
l’album pour le repérer.
Les mouvements à trois temps ne sont pas très fréquent, aussi cette valse du
feu qui fait danser ses flammes vaudous se devait d’illustrer cette playlist.
04- Fire Fly » - Sadao Watanabe.
C’est certain que passer d’un jazz âpre et roots à ce jazz-smooth très
influencé par Spyro Gyra et Grover Washington, ça tranche.
Mais l’équipe des requins est là pour attiser le sujet avec Richard Tee au
Rhodes et cette rythmique inégalée Miller/Gadd à laquelle s’est joint Ralph
McDonald aux percussions.
Et puis dans la famille vient s’inviter Eric Gale pour un délicieux solo de
guitare bien à lui, qui va contrebalancer ceux de Sadao à l’alto.
Alors le soleil flamboyant qui rougeoie la mer va se coucher, là-bas à
l’horizon et sous cet aspect c’est une accalmie bienfaisante qui s’offre ici.
05- « Le feu du ciel » - Véronique Sanson.
Véronique fait toujours l’unanimité chez nous.
Mon épouse en est une fan inconditionnelle et je crois bien qu’on a tous ses
albums.
Ils tournent en boucle, souvent, dans sa voiture.
On jouait le tube « Rien que de l’eau » de cet album en soirée,
incontournable et excellent moment musical au milieu d’autres musique là
« pour plaire aux gens » (je reviendrais sérieusement sur ce débat)
Je l’ai beaucoup écouté, admirant la rythmique de pros, là encore, qui
entourait Véro (Leland Sklar à la basse et Carlos Vega ou Chester Thompson aux
batteries) – Hervé Le Duc aux claviers propose un travail qui en ce début
nineteens revient à des sonorités moins stéréotypées FM.
Et puis, la section des Memphis Horns ajoute la délicieuse étincelle qui fait
oublier ces cordes stéréotypée synthétiques qui sont encore là, poussière de
mode juste passée.
Pas la chanson la plus connue, ni remise en compils, mais dans chaque album de
Véro se glisse des petites merveilles comme celle-ci.
06- « Le Feu » - Johnny Halliday.
Album génial, chanson idem.
Le Johnny tel que je l’admire et l’adore -celui de la « grande
époque » diraient certains.
C’est groove-funk, blindé de claviers du genre (clavinet-organ), ça wahwahte de
partout et Johnny gueule comme jamais, totalement habité, totalement impliqué.
J’ai un souvenir très précis de ce titre.
L’un de ces fameux groupes de bal que nous allions écouter et que j’admirais,
gamin jouait chaque soir « Le Feu » et la piste de danse devenait
incontrôlable, telle une marée humaine, oscillant sous ce truc irrésistible.
Le chanteur, un black habillé freak envoyait du lourd pendant que le groupe
était totalement sous emprise de ce titre incendiaire.
Johnny à cette époque … c’était tout de même quelque chose.
07- « Brûler le Feu » - Juliette Armanet.
On aura terminé français et Juliette Armanet pour laquelle j’ai une grande
admiration aura cet honneur.
Cette façon d’articuler ces bouts de texte resserrés rythmiquement, rare.
Ce groove basse-drums sur ce piano linéaire, belle idée.
Ces cordes en tapis, joli.
Ce piano qui s’offre une descente à la Doors revisités, magique.
Et quelle chanteuse.
Et quel refrain – si seulement on pouvait brûler le feu afin de le faire
s’arrêter et le réduire en cendres…
- - -
Mais, chers politiques, attention, à force de jouer avec le feu, vous allez
arriver à vous brûler et cette fois les pompiers ne pourront strictement , mais
vraiment strictement rien pour vous.
Et nous serons les spectateurs ravis que cela arrive … enfin car après tout,
vous savez, même si le vent l’a envoyé chez nous, il a aussi cette faculté, le
vent … que vous oubliez trop vite : il tourne.
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