DANS LES VIEILLES GAMELLES … QUELLES RECETTES ? N°2 – MADONNA, DEEP PURPLE.


DANS LES VIEILLES GAMELLES … QUELLES RECETTES ?
N°2 – MADONNA, DEEP PURPLE.

Pour l’intro, référez vous au N°1, pas vraiment de changement d’humeur rapport à ces chapitres.

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MADONNA : « Confessions II » - Warner 2026.

Un nouveau Madonna, ça ne se refuse pas.

« Confessions », tiens donc ça me rappelle quelque chose, avec le Dancefloor en plus.
Là, même pas besoin de le citer ni même l’évoquer, instantanément la piste va se remplir et les corps onduler ce dès « I feel so Free », bardé de bons bidouillages electros, porté par un beat lounge inévitable et, direct, on sait qu’on va entrer dans un grand album de la dame, diva, madone.
L’avantage en chroniquant Madonna c’est que les vieux aigris n’iront pas ramener leur science rock ou autre. Ils sont restés sur le banc de touche depuis des décennies et y ont pris racine.

Madonna ? Ils l’ont définitivement rangée dans ce qu’ils n’écouteront jamais, au grand jamais. Ce depuis, disons, qu’elle a été choriste chez Patrick Hernandez, caressant de sa voix pointue la canne au pommeau de faux diamants à facettes de la star qui, en un coup de maitre disco a vu son compte en banque décoller.
Le disco, l’obsession de la piste de danse, les paillettes, le strass, le sur-maquillage, la moiteur des corps qui bougent, évoquent, dansent abondamment et érotiquement, ça fait partie de l’univers de la diva.

Madonna, je l’ai adorée en concert pour l’une de ses dernières tournées, Arena, Paris.
Du grand show, du grand art musical et visuel, déviant, calibré, blindé de messages, engagé, femme au poing levé qui harangue Trump sans la moindre vergogne – c’est aussi ça Madonna.
La célébrité universelle qui reste cruciale et exprime l’opinion.
Les aigris du bocal te diront que ça sonne faux, vu le pognon qu’elle ramasse – peut être mais au moins elle, on l’entend un peu plus que l’agité du bocal qui hurle dans un porte-voix lors d’une manif de LFI où on confond revendicatif et festif en tentant des pas de danse qui à bien les observer sortent tout droit de la danse de canards ou … de chez Sebastien.

Nouveau Madonna donc.
Faut bien choisir le moment pour le mettre, après tout avec certains précédents, blindés de rappeurs, de trucs exagérés, fallait trouver le bon axe, alors on se dit que …
Ce ne sera pas le cas.
Ici aussi on va avoir un mix synthèse de tout ce qui fait Madonna depuis, allez, « Ray of Light » et peut être même un peu avant. Entendons là depuis que la muse electro l’a électrocutée et que toute sa musique, même la plus volontairement pseudo-acoustique possible (L.E.S Girl », en conclusif) passe par ce filtre.
L’avantage de l’album est son côté grande écoute, le son est plus moelleux que dans certaines de ses productions récentes, plus « smooth », ou « lounge » comme on voudra, ce qui ne va pas pour autant rendre le propos clinique ou inintéressant.
Mais plus universel.
Universel ? avec le nom de Madonna on touche à un euphémisme.

Donc ici tout Madonna s’invite sous toutes les trappes possibles, de l’immédiateté latinisante-hispanisante (« Read my Leaps ») aux plus infimes détails de toile de fond recyclés et qui directement ou en subliminal rappellent tel ou tel moment, titre, période … de l’artiste.
A ce petit jeu, si on veut le prendre et entrer dans la partie-party, on va vite se perdre et s’y perdre alors on va se raccrocher à la bouée de ces kicks qui agissent comme le battement de nos cœurs, reste d’humanité dans cet univers humainement robotique.
Le mix est tel qu’on peut écouter l’album en mode presque ambient, sans pousser le son.
Et en mode danse à fond et que d’un choix à l’autre, vont se décliner tout un tas de trucs mirifiques, magiques, enthousiasmants.

On en prend plein les mirettes et les oreilles.
C’est l’hypnose totale, c’est l’entrée dans ce monde SF parallèle aux couleurs parfaitement exprimées par la pochette, cette espèce de mauve, ce truc légèrement bleuté, avec ce flou qui noie sous un voile, la réalité qui n’est plus.
La porte s’ouvre, on est happés par ce beat discoïde et robotique incessant, va et vient permanent.
Loops, arpeggios, nappes le tout comme sorti d’un bon vieux Tangerine Dream relifté pénètrent l’esprit, l’âme, puis le corps qui ne peut résister et vient prendre part à la transe collective, unie, unique, totale, universelle, planétaire.

Le chant de la diva est traité, repérable, omniprésent, déifié.
Sa voix envahit tout le spectre, parlée, tunée, robotisée, naturalisée, multilingue (j’accepte même l’invité Stromae plus texture vocale qu’autre chose qui suggère le dialogue frenchy parmi d’autres guests – « The Test »/Lola León sa fille, prolongation tellement « légitime »), vocalisée, chantée, murmurée, éloignée, rapprochée, palpable comme un corps de déesse fantasmée, inaccessible comme ce même corps de déesse inventée.

Avec un tel album la star me prouve une fois encore son extraordinaire capacité créative et artistique, conceptuelle et futuriste.
Madonna elle aussi continue à faire du Madonna, la seule différence est qu’elle a toujours regardé vers le futur, tout en restant impérativement elle-même.
Cela dépasse l’admiration.
C’est plus qu’une force mais bel et bien une réalité et ce nouvel album, là où tant d’autres font joujou avec l’electro et la high tech, est déjà … comme toujours et encore, visionnaire.

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DEEP PURPLE : « Splat ! » | earMUSIC 2026.

On va changer de registre, dès que le nom Deep Purple s’inscrit profondément en grosses lettres poupres, on sait, à peu près, à quoi s’attendre.

Vingt quatrième album studio … ça laisse pensif.
Le groupe a certes évolué, muté, s’est octroyé les services de nouveaux membres qui d’intérimaires de tournées sont entrés dans la grand famille, certains prenant même les rênes de l’affaire.
Autour des indéboulonnables Ian Gillan, Ian Paice et Roger Glover semblant résister aux affres du temps, viennent s’ajouter deux formidables musicos : Simon McBride (Sweet Savage, Blind Friday, Snakecharmer – avec des anciens de Whitesnake, d’où le … nom) aux guitares qui scherd un peu plus que le contexte ne l’offrait jusqu’alors et Don Airey (Rainbow, Ozzy, Black Sabbath, Whitesnake, Jethro Tull, Colosseum … ) qui est fortement inspiré et influencé, en particulier avec l’orgue par feu Jon Lord, normal quand on regarde son CV.

Ce nouvel album va ravir non seulement les fans du groupe (dont je suis et reste) mais il va également les télétransporter dans une ère dite Mark II où nombre de leurs repères en riffs, hargne, pugnacité, inspiration et énergie sont là, omniprésents.
Avec une petite touche prog’ qui s’invite parfois (« the only horse in town », « sacred land », intro) sous un angle plus métallique, rugueux et hard remodelant les inspirations les plus diverses (celtique, oriental,etc.).
Un bonheur donc dans lequel Gillan se voulant porteur de messages pour une planète en ruines, une apocalypse et une fin d’humanité programmée balance d’une voix encore nerveuse et presque lumineuse son fiel.

La production comme à chaque fois absolument inventive mais réaliste de Bob Ezrin qu’il fait bon à trouver là où il s’invite ou est invité à produire, diriger, orchestrer, arranger, driver, n’est pas pour rien dans ce brûlot sonique qui ne faiblit pas de a jusqu’à z.
Autour de nos trois vétérans et portés à leur juste démesure par eux, Simon McBride fascine par sa capacité à être Purple tout en apportant une touche supplémentaire qui booste le groupe vers des contrées plus nouvelles, tout en restant profondément ancré dans le heavy, le hard rock ce même dans des titres comme « the beating of wings » qui semble sorti de tracks oubliées de « Machine Head ».
Et justement, entre « Sacred Land » et ce titre on pourra apprécier toute la capacité purplesque de Don Airey, au Wurtlizer, au solo moogué, à l’orgue tapissé … Il réactualise Jon et semble avoir pris simplement la suite, le relais, là où le fantastique prédécesseur en était.
Et en continuant tel qu’il l’aurait fait jusqu’aux réminiscences classiques (« Guilt Trippin’ » - intro) avec un solo qui va même caresser en battle avec Simon, le phrasé jazz).

Pas de faiblesses donc dans ce nouveau Purple qui lui aussi repose sur son glorieux passé et nous fait un album de … Deep Purple, tout simplement et pour le plaisir.
Le déviant et le renouveau c’est dans les intros, dans quelques solos et à chaque fois c’est magique.
Le bon gros Purple qu’on aime à booster arrive alors très vite et le terrain, même conquis, même connu, même très bien cartographié, même repérable à l’avance prend toute sa grandiloquence.
Et on n’en peut plus de pousser le son au paroxysme du … plaisir.

Et on dit juste : « merci les gars ».

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Et moi, je vous dis à très vite pour la suite et venez commenter, je sais que le sujet va faire surgir ça. 







 





Commentaires

  1. Jamais déçu du Deep, même si j'ai mes petits préférés (Purpenducular et Whoosh!)..je cherche pas à savoirpourquoi, je mets ces 2 là très souvent. Pour la Madone, elle nous berce depuis très longtemps, sans qu'on soit obligé de mettre un album sur la platine. Je me laisse aller avec elle, j'ai bien tenté une approche avec sa période disco/cow boy. Là c'est comme d'habitude, elle fait mouche sur certains morceaux qui bétonnent tout; pourtant je suis pas clubbing. "Betrayal", "Fragile" "One step away" m'ont accroché à la première écoute. Y'a de la grosse machine dans tt ça.

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    1. Pareil pour moi avec, même si diamétralement opposés, l'une comme l'autre.
      Purple, valeur sure et terrain connu et toujours au taquet.
      Madonna, toujours un point d'avance et après tous s'y engouffrent.
      sans modération

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  2. Un peu de retard, le temps de l'écoute.
    La madone est vraiment une star, même dans un style musical qui m'est un peu opaque, ou je rentre à reculons, je ressors presque en dansant. Y a pas. Elle sait faire, s'entourer et bien exploiter son filon.
    Deep Purple
    La vieille marmite bouillonne encore bien, et j'adhère bien sûr aux titres vintages qui me font penser à Machine Head (coincidence mon post de krautrock d'aujourd'hui au son Purpueien) ... mais les lentes transformations sont superbes.
    Presque étonné que cela me plaise autant, en supposé un peu réfractaire au hard rock ...
    C'est qu'il est sensible le petit sorgual !

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    1. Merci de l'avoir pris le temps d'écoute justement.
      Madonna, je reste et serais toujours inconditionnel - y'a pas, chaque album nouveau (donc je réécoute de temps à autre les anciens) c'est incroyable d'inventivité, de nouveauté et ça reste pourtant en étant avant gardiste, toujours très populaire.
      Pour Purple, cet album revient aux sources et c'est tant mieux car Machine Head a marqué les esprits, alors retenter le coup, ça ne pouvait que satisfaire et rappeler des bons souvenirs avec ce nouveau packaging de titres. Classe tt de même que d'arriver encore à ça dans un style très très "convenu".
      merci

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  3. Quelques minutes avant de quitter Bergerac ... Le Deep à fond, "Horse.." "Beating" Mrd il faut que j'y aille, à tout bientôt

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  4. Je me suis au moins régalé sur le Deep Purple, au point d’en faire un petit compte rendu. Je n’avais pas perçu à quel point il y avait – comme tu le dis – des repères toujours présent, ainsi comme les Stones, ils se donnent le droit de retrouver l’armature et pour notre plus grand plaisir ils savent l’enrichir. Du coup l’album est vraiment agréable, peut-être même qu’ils mériteraient comme dans le temps, un achat et une écoute régulière. C’est chez Sorg que j’ai lu ce commentaire qui a fait tilt « Fini le temps où un album pouvait être réécouté une vingtaine de fois dans l’année… » Il faudrait presque via nos blog, ouvrir une séquence qui attendrait un an avant de reprendre une série d’albums pour voir si notre perception dure.
    Et puis il y a l’invitation à Madonna, un bien joli carton d’invitation, je pense trouver le bon moment pour me laisser séduire et revenir. Qui sait ! J’avais même ignoré le « Dance Floor » à tort donc. À suivre

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    1. Avec le streaming l’offre est tellement multiple qu’on est face à des situations de curiosité permanentes. Mais j’essaie tout de même de réécouter plusieurs fois - ce qui impose une certaine discipline sur la distance…
      J’essaie…

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  5. J'fais partie des réfractaires à Madonna - j'avais toutefois bien apprécié l'effort effectué sur "Music" -, au contraire de Deep Purple qui a longtemps, très longtemps, le groupe qu'il ne fallait pas écorner devant moi. Et puis, à mon sens (aucunement subjectif), au (second) départ de Blackmore, la suite ne pouvait qu'être une hérésie. Mais voilà que l'humble Steve Morse fait des étincelles tout en se montrant particulièrement respectueux du travail de Blackmore. Chapeau bas. Deep Purple n'est pas fini et les albums sont bons. D'ailleurs, Deep Purple est l'un des rares "dinosaures" des 70's à avoir pu franchir les 90's. Et ce, sans vendre son âme. Hélas, le grand Jon Lord prend sa retraite, et après le controversé "Bananas", Purple semble perdre de sa force et de sa magie. Finalement, on raccroche à partir de "Now What ?!"...
    Mais voilà que de part et d'autres, on ne cesse de vanter le petit dernier - y compris un vieil ami, également fan de longue date (ainsi que de Gillan et de Glover)

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    1. Deep Purple sur la distance ça tient largement ...
      Et toute la sphère autour, de Rainbow à Whitesnake et en passant par l'incroyable Glenn Hughes dont je suis inconditionnel.
      C'est vrai que quand tu sors les albums, les uns après les autres ou en désordre, la carrière est impressionnante - et la musique qui en émane reste estampillée, tout en avançant, restant créative et symbolique.
      Si je me suis mis ado, aux claviers et suis devenu un passionné de l'orgue c'est bien par Jon Lord, qui m'a fait entrer dans cet univers très très jeune (j'avais une dizaine d'années) et j'ai toujours dans les doigts cet espèce de mimétisme que tu intègres dans l'enfance et qui est mémorisé de façon "naturelle", sonorité incluse.
      Et puis quand je suis passé à la batterie j'ai toujours préféré casser mes baguettes en reproduisant Ian Paice que d'autres tels Bonham ou Moon, bien que je reste un gros admirateur de ces deux là.
      Paice, y'avait en plus, une réelle et véritable technique que même mon prof de percussion, réfractaire à tout ce détournement de ses élèves vers la batterie rock admettait, en particulier sa technique de roulements que l'on pouvait constater dans ses solos au cours des divers live.
      La zone d'influence Purple reste incontournable.

      Hier soir avec mon ami contrebassiste Thierry avec lequel on a joué jazz en duo on a parlé de ces groupes rock à tablette qui commencent aussi à envahir la zone pro. Quand je dis groupe c'est plutôt un chanteur hurleur au look Ian Gillan qui va chercher à imiter les vocalises de Child in Time (cette autre zone d'influence pour chanteurs en mal de cassage de voix - et d'oreilles au passage) sur un playback karaoké ( mais quelle hérésie si tu te prétends rock...) - et pire ça ose aussi s'attaquer idem à ... ACDC...
      L'aberration n'a plus peur de quoique ce soit... et s'affirme qui plus est comme si c'était "normal", créant ainsi une nouvelle norme pour public désaverti en mettant ainsi des groupes comme Purple au même degré de lissage que Céline Dion (dont la chanteuse qui l'accompagne est forcément une imitatrice forcenée).
      Ainsi Smoke on The Water passe dans la même moulinette que le Titanic.
      Pathétique constat.

      Alors si ces gens osaient Madonna en mode electro (ce qui me passionne) je crois que tous les repères seront bientôt définitivement perdus.
      Madonna fera toujours débat et je ne cherches nullement à "défendre" sa musique et son engagement, quel qu'il-elle soit.
      Parmi ses albums il y en a que j'ai énormément écouté, ce depuis Ray of Light, car avant, Madonna on la jouait tellement en baluche que j'avais une petite (grosse) saturation, là aussi de ces chanteuses midinettes à la voix pointue, pour faire "comme".
      Puis dans ma grosse période programmation, synthé, cubase et autres est arrivé Ray of Light - et là, mon intérêt a muté et j'ai suivi avec bcp plus d'attention et d'intérêt ses sorties régulières.
      Cela a été ma porte d'entrée et ... justement ... comme avec ce dernier opus, ça le reste, car côté prod, son, idées, concept - je reste toujours scotché.

      Merci pour ton passage.
      à +

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    2. Je me souviens effectivement de conversations entre potes batteurs au sujet de Paice. Indéniablement, c'était une référence incontournable. On m'avait expliquer, avec démonstration à l'appuie (sur une belle Tama), que même son jeu de cymbales était expressif 👍🏼
      Quant à Gillan, malgré lui, il aurait fait beaucoup de dégâts 😃 Tant d'aspirants imitateurs qui beuglaient à tort et à travers , et surtout, trop souvent en décalage total avec la cadence 😂 Il en est de même avec les Plant et autres Bon Scott d'opérette 😊

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    3. Oui, parmi les batteurs d'influence Ian Paice a dû jouer un rôle indiscutable.
      D'autant qu'en gaucher, il a des trucs difficiles à gérer en droitier, même si ça semble juste une histoire de batterie inversée, ce n'est pas aussi schématique que ça.
      Y'a une "façon" de faire, un peu comme avec Hendrix pour la guitare.
      Effectivement Paice est toujours expressif même quand il appuie le beat, il a cette musicalité qui est rare chez les batteurs de hard ou de métal, en général soit basiques, soit démonstratifs - chez Paice il y a de la recherche par rapport à l'environnement, le titre, les autres parties instrumentales. Il raisonne finalement comme un batteur de jazz.
      Dans un registre similaire tu retrouves ça justement avec Charlie Watts, qui tout batteur des Stones qu'il était, jouait bcp le jazz.

      Sinon, on pourrait parler des heures de ces imitateurs-imitatrices insupportables que je rencontre à longueur de métier et de saisons.
      Vissé-es sur leur tabouret ou se dandinant avec micro HF parmi des gens qui mangent et n'en n'ont rien à cirer de leurs brâmements compulsifs, ces piètres chanteurs-ses te cassent les oreilles sous prétexte de mettre de l'ambiance.
      Le mode blaireau dans son infinie splendeur.
      Le pire c'est de se croire chanteur rock, hurler ACDC, Scorpions, Purple avec un support karaoké sur tablette - cela dénote non seulement une véritable hérésie, un manque de culture et l'affichage de la bêtise personnifiée.

      J'ai tant d'amis qui jouent véritablement rock, en groupe, qui rament pour trouver des dates mais qui se maintiennent et restent engagés dans cette démarche live que quand je vois de tels zozos, j'en ai la nausée...
      Ca dégénère, comme dirait l'autre et ... qu'y faire ???
      Perso je n'ai rien contre les machines (cf Madonna), bien au contraire du moment que tu proposes avec celles ci un axe réfléchi, artistique, créatif et couplé avec du vivant, du live et que ce soit interactif.
      Mais là, le mec qui se pointe avec le support karaoké de Child in Time, son mp3 de m... et qui ose s'afficher rock juste pour l'image, trop c'est trop ...
      Et il fait se creuser le fossé entre musiciens et ... les autres, ce qui franchement n'est pas bon.

      Allez, j'y retourne ce w end.
      Du vrai, du live, bref la vie.
      merci du passage

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