ROCK- POP (07) … réminiscences pédagogiques et autres souvenirs…

ROCK- POP (07) … réminiscences pédagogiques et autres souvenirs…


J’aime à parler du rock, en écouter régulièrement et ce format des playlists je l’avoue est bien pratique.
Il me permet, avec un titre de rouvrir des portes, des souvenirs, des rappels, des moments.
L’album, c’est différent. Certains tiennent la distance, d’autres rappellent effectivement le temps où l’on était capables d’écouter deux faces d’un vinyle pendant un nombre de fois incalculables dès qu’on avait apprivoisé le nouvel opus d’un groupe, d’un-e artiste…

Vous connaissez le copy cat, chéri des thrillers.
Marrant, j’en ai un…
Je l’avais déjà repéré quand j’avais mon premier blog. Je sortais un article rock (il ne semble pas très en capacités d’apprécier d’autres genres musicaux) et hop, dans la foulée, le voilà qui proposait un article sur le même groupe, sujet, ou autre, dans la même « veine » …
Je croyais l’avoir oublié, je le pensais disparu …
Et le voici, avec Journey - qui comme par hasard semble d’un coup le captiver - racontant, au passage sa vie passionnante (ce dont je ne doute) de fan de rock, de façon un peu analogue (heureusement que je n’ai pas la sienne, de vie, à chacun son bordel cela dit) à ce qui se fait ici. Mais c’est fait relativement subtilement (et fort heureusement autre), en se voulant « différent » avec renforts biographiques, analyse du genre j’en sais quelque chose ...
Bon, à chacun son droit de liberté d’expression cela dit et ça me fait marrer, après tout, cela pourrait être sympa à constater que cette façon de procéder.
Sauf que la blogosphère musicale étant déjà relativement congrue, je ne saisis pas l’intérêt de ce genre de process.
Sorgual a trouvé très vite une voie formidablement identitaire de passionné où sa vie et la musique s’entrecroisent, et pas que la musique d’ailleurs.
Dev’ pose et se pose tant et tant de questions que les débats s’ouvrent et qu’on se les pose aussi, tentant non d’y répondre mais d’aller dans un dialogue.
Charlu c’est le poète, l’artiste qui se lit sans même écouter l’album et qui fait envie.
Hugo, même si je suis loin d’être en phase avec lui et que je l’exprime, a au moins l’honnêteté pour lui et la franchise de ses gouts et il documente avec équilibre ses propos et ses opinions.
Il y a ce collectif Deblocnot’, que j’ai commencé à suivre, côté classique la tuerie tant analytique que musicologique, côté rock, jazz, films, bref, presque trop copieux quand tu as ton propre blog à mener, mais à chaque fois c’est captivant.
Et puis, y’a ça… j’vois pas d’autre façon d’en parler.
Mais bon, ça existe.

Tout ça pour vous dire que je ne parle pas souvent de rock, de pop, mais que si c’est pour que ça fasse redite, je vais me recentrer jazz et classique, après tout pas la peine de se fatiguer, on va laisser à l’imitateur le plaisir de l’initiative … y’a assez de situations conflictuelles dans ce monde de m… pour éviter – qui plus est avec la musique – d’en poser un de plus.
De conflit…

Si ces tarés nous envoient une bombe sur la gueule, nos chroniques face à cette dégringolade de conneries seront bien futiles tant qu’inutiles.
Et la musique, elle, ne survivra pas à l’humanité.

---

Face A.

01- DAVID CASSIDY : « Rock me Baby » / Album « Rock me Baby » | Arista 1972
with (musiciens crédités pour l’album) : Davis Cassidy, vocals, keyboards, guitares, percussions | Hal Blaine, Jim Gordon : drums | Mas Bennett, Joe Orsborne : bass | Mike Melvoin : keyboards | Larry Carlton, Dean Parks, Louie Shelton : guitars | Kim Carnes, Dave Ellingson, Gwen Johnson Marnell McCall, Lisa Roberts, Sally Stevens, Danny Timmes, Jacky Wards, Lorna Williard : backing vocals | Carl Fortina : accordion | Chuck Findley, Ollie Mitchell : trumpets | David Hyde : trombone | Robert Hardaway, Jim Horn, Tom Scott : woodwinds | John Bahler : vocal arrangement | Mike Melvoin : string and horn arrangement | Wes Farrell : rythm arrangement.

C’est ma frangine je crois, qui écoutait ça.
C’est probablement la raison pour laquelle je n’y ai guère prêté attention à sa sortie et puis, on l’entendait partout, pas une radio qui ne le passait ce titre.
Puis on me l’a … offert, l’album.
Et j’avoue qu’il a fait de bons tours de platine.
Comme un bon Stones, sans les Stones, mais avec Larry Carlton en rugosité, ça le fait.
Et puis avec ses Whooo de falsetto, ce côté roots, ce piano honky – juste du fun et après tout, on en a bien besoin.

02- PETER GABRIEL : « Sledgehammer » / Album « So » | Charisma Records 1986.
Peter Gabriel : vocaux, Fairlight CMI, Piano, Prophet 5 | David Rhodes, Daniel Lanois* : guitars  (*tambourine) | Tony Levin : bass | Manu Katche : drums | Wayne Jackson : trumpet | Mike Riviera : saxs | Don Mikkelsen : tbn | P.P Arnold, Coral Gordon, Dee Lewis : backing vocals.

Manu est fatigué, il commence à plier - dit la petite histoire – mais Peter insiste et il se remet, aux côtés de Tony derrière les futs.
Il a bien fait, c’est certainement le titre qui a été le commencement de sa carrière internationale.
Avec rien, mais strictement rien, si ce n’est une décomposition presque halftime interne, jamais ou pas exprimée mais fichtrement là et un beat tout en retenue, ni vraiment lourd ni vraiment enlevé, juste bien positionné au fond du temps de Tony, ce titre rien que pour la batterie est une immense leçon d’efficacité et d’originalité.
Rien d’original, certes, fondamentalement et c’est bien là le truc, car, pourtant, la batterie emporte tout et tant sa sonorité que le feeling déployé font qu’on est là dans la cour des plus grands.
Alors, le reste ?
Un Peter Gabriel désormais inévitable du spectre musical, toujours tourné vers le futur et qui exploite tout ce que les machines (le Fairlight, tout de même fabuleux), en cette mi eighties, peuvent proposer. Moderne et compositeur de pop songs aux mélodies qui s’inscrivent à jamais en nous.
Côté vocal il assume maintenant sa voix et a trouvé tous les artifices tant acoustiques que de studio pour que celle-ci soit désormais inscrite au gros feutre indélébile sous le nom : Peter Gabriel.
Il y a la prod Daniel Lanois, ce qui compte pour la ténacité sonore, l’impact sec et précis de chaque instrument, des cocottes de guitares en passant par les cuivres comme sortis de chez Motown et des claviers qui acidifient tout ça.
Les chœurs en mode collective insistent et Peter, piètre danseur, arrive à nous faire mécaniquement hocher du chef…
Le groove futuriste.


03- DAVID BOWIE : « Ashes to Ashes » / Album « Scary monsters and Super Creeps » | RCA 1980
David Bowie : Lead and Backing vocals | Chuck Hammer : synthy guitar | Carlos Alomar : rythm guitar | Roy Bittan : piano | Andy Clark : synthesizers | George Murray : bass | Dennis Davis : drums | Tony Visconti : percussions, production.

Les compositions de Bowie restent un mystère en elles-mêmes.
Celle-ci en est un, le petit leitmotiv d’entrée en atteste, mesuré étrangement de façon à ce qu’il soit tronqué – rien que cela est subtil, raffiné et inédit.
Cet album à la production de Robert Fripp, très tendue, aigre, agressive et acide, comme un bon gros rail de coke est une des multiples pépites de Bowie.
Il a enfin et depuis un bon moment, son équipe rythmique à laquelle il peut demander la réalisation de toutes ses frasques musicales et créatives (Alomar, Davis, Murray).
Fripp en producteur … Daryl Hall pour son déviant « Sacred Songs », Peter Gabriel « II » - des albums tant originaux que marquants.
Visconti est toujours là, fidèle organisateur de ces diapositives musicales.
Le titre, l’album sont des réussites absolues, Bowie est incontournable et au-delà de la foultitude de fans qui le suivent, il ose encore et encore, il explore encore et encore et pourtant, reste toujours populaire et capable de tels tubes où en plus il va marquer l’ère du clip de façon inaltérable.
Pff…


04- JOHN MAYALL : « Driving till the Break of Day » / Album « Ten years are Gone » | Polydor 1973
John Mayall : vocals, guitars ,harmonica, keyboards | Victor Gaskin : bass | Keef Hartley : drums | Freddy Robinson : guitars, vocals | Red Holloway : saxs | Blue Mitchell : trumpet, flugelhorn | Sugarcane Harris : violin.

Changement de cap avec ce titre de John Mayall qui – logique – va chercher ses racines, sa sonorité et son feeling dans le blues et ici en particulier, le rhythm’n’blues.
Deux cuivres suffisent largement à l’affaire, un petit renfort qui n’est pas anecdotique et en plus on aura droit, chose assez appréciable, à un bon et gras solo de sax, dans le jus, sans fioritures, bien couinant et marqué et chose plus rare contextuellement un solo de trompette de Blue Mitchell.
J’écoute avec attention l’excellente guitare rythmique qui officie à gauche de ma stéréo, je prends en compte le discret mais textuel Rhodes qui lui emplit le spectre droit.
Et je me laisse aller…


05- THE BRIAN SETZER ORCHESTRA : « Rock This Town » / Album « The Dirty Boogie » | Interscope 1998.
Brian Setzer : guitar, vocals | Ernie Nunez, Tony Garnier : bass | Bernie Dresel : drums, percussion | Don Roberts, Ray Herrmann, Rick Rossi, Steve Marsch, Tim Misica : saxs | George Mc Mulen, Mark Jones, Michael Vlatkovich, Robbie Hioki : trombones | Dan Fornero, Dennis Farrias, John Fumo, Kevin Norton : trumpets.

On va réveiller un peu les vumètres.
M…alors, on est dans le rouge et ça n’en sort pas…
Le meilleur du genre ? Ce rock’n’roll, jive, boogie, swinguant en diable et dansant comme jamais.
Il est temps de réviser avec votre partenaire vos passes de danse et faire gaffe car là c’est pas que dans la danse que c’est acrobatique.
Brian, à chaque fois que je l’entends j’ai l’impression que j’ai mis les doigts dans la prise, ce depuis les Stray Cats, ce trio indomptable, sorti improbablement en pleine vague punk.
Succès dont il a su tirer plus que bénéfice.
Son big band ici est absolument délirant, décoiffant, énergisant comme un pack de Red Bull.
Et mon Dieu mais quel guitariste et quel orchestre !
Et ce solo à la Krupa !...6mn de pure jouissance rock’n’roll.

06- ALANIS MORISSETTE : « Thank U » / Album « Supposed Former Infutuation Junkie » | Maverick 1998.
Alanis Morissette : vocals, harmonica, flute, keyboards | Glen Ballard : keys, programming | Benmont Tench : organ, chamberlin | Joel Shearer, Nick Lashley : guitars | Gary Novak : drums | Chris Chaney : bass | David Campbell, Glen Ballard : strings arrangements.

Quand tu dois coacher un groupe exclusivement de filles, Alanis est un bon choix de répertoire.
Vocalement il y a une superbe technique à choper , surtout avec cette approche nasillarde qui permet une attaque vocale nerveuse, aiguisée.
La partie de claviers qui fait le parcours du titre, jouée dans l’aigu afin de rejoindre la performance vocale, c’est vraiment une idée minimaliste envoutante.
La basse ronde et enveloppante et ce drumming pesant qui fait éviter tout décollage du titre vers du superflu agrémentent le tout.
Et ce titre fut un formidable moment de travail, car possédant de nombreuses possibilités pédagogiques et musicales.

07- GOV’T MULE : « Long Time Coming » / Album «  Peace … Like a River » | Fantasy 2023.
Matt Abts : drums, perc, vocals | Jorgen Carlsson : bass, perc | Warren Haynes : guitars, vocals | Danny Louis : keys, guit, trumpet, tbn, programming | Pam Fleming : trumpet | Jenny Hill : sax | Buford O’Sullivan : tbn | Bobby Allende : percussions.

Quand je veux du rock, pas trop compliqué, je pense souvent à un bon gros Gov’t Mule, bien épais, bien marqué, bien appuyé.
Des guitares généreuses, un orgue rugissant, basse et batterie juste ce qu’il faut, rien de plus, axées sur le rendement, un chant bien rauque et en plus comme ici, la petite cerise rythm’n’blues, la section de cuivres, à trois voix, le combo idéal pour cadrer un peu le sujet qui avec eux part souvent en live… enfin quand je dis ça c’est pour dire un peu dans le tout sens de la jam session qu’ils affectionnent.

Qu’en 2023 et encore aujourd’hui de tels groupes, de tels disques, simples et hautement recommandables existent, c’est déjà une preuve que le milieu de la prod musicale est encore, parfois, sain d’esprit.
De corps ? ça reste à voir…

08- NEIL YOUNG : « Down By The River » / Album « Everybody Knows this is Nowhere » | Reprise 1969.
Neil Young : lead vocals, guitar
Crazy Horse : Danny Whitten : guitars, harmony vocals | Billy Talbot : bass | Ralph Molina : drums.

Bon, tu cites Neil Young, tu t’attardes sur un de ses titres, de ses albums, même le plus légendaire (ceci dit y’en a pas mal à son actif qu’on peut envisager comme tels) et t’es presque certain que ton article sera statistiquement plus lu que les autres.
C’est ainsi.
Le bon vieux Neil qui va bel et bien encore défrayer la chronique – et il a raison – anti Trump, toujours engagé qu’il est pour les causes, l’actualité (et il a de quoi faire – et a eu de quoi faire…) est un pilier, un vieux shaman du rock qu’il convient de respecter et d’aduler.

1969, cet album … pas vraiment passé à l’oubli (avec Neil difficile d’en négliger un ou l’autre) est la parfaite facture musicale qui me fait encore réellement vibrer, simplement, sans chercher plus loin.
Sa voix, parfaitement imparfaite, sa guitare, parfaitement rudimentaire tant en sonorité qu’en inspiration et en chaque chanson, un message, porté par son charisme, son engagement, la vie entière qu’il y met.
N’importe quel titre, album de Neil c’est une remise à l’heure de pendules qui se sont affolées, d’humanité qui s’est perdue, brouillée, c’est en quelques accords, avec une mélodie toujours belle et des textes poétiques et engagés … l’essentiel.
Et il ne faut pas le perdre.

09- TORI AMOS : « Cornflake Girl » / Album « Under the Pink » | East West Records 1994.
Tori Amos : lead vocals, keys | Merry Clayton : background vocals | Steve Clayton : guitar, mandolin | George Potter Jr : bass | Carlo Nuccio : drums | Paulinho Da Costa : percussions.

J’ai un excellent souvenir avec ce titre …
Ma collègue prof de danse me demande si j’ai un groupe d’ados qui peut accompagner un moment de prestation de sa classe de modern jazz et contemporain.
On se réunit, on écoute plusieurs artistes.
Le thème obligeait le choix de femmes.
Il y a eu Fiona Apple et … Tori Amos avec ce titre.
Le batteur du groupe est maintenant une star du métal aux States et je suis resté très ami avec lui.
Et l’une des danseuses fait une carrière conséquente dans des troupes de danse contemporaine.
Le groupe était vraiment très bon et lui déjà largement excellent, j’ai beaucoup contribué à ce que sa famille entende que la batterie serait son métier. Elle l’est.
Jour de la prestation, très réussie et franchement inhabituelle, donc attisant la curiosité, le régisseur tout excité vient nous voir et nous informe qu’on a quelqu’un, au bar, qui veut parler avec nous et nous offrir un verre …
On s’y rend et là, accoudé, le chanteur Christophe.
La discussion prend tournure, on parle musique bien sûr et il félicite ce jeune dont il perçoit très bien, là, le futur. On parle aussi pédagogie pour ma part et cet enseignement des musiques actuelles qui commence sérieusement à entrer dans le giron des conservatoires.
Il a adoré le choix des titres, le travail chorégraphique et l’osmose danse – musique. D’autant que l’une des danseuses était … sa nièce.

Un selfie traine de ce moment (mais la qualité des photos des portables à l’époque ce n’était pas encore les monstres d’aujourd’hui).

Christophe, je l’ai revu plusieurs fois par la suite, contextes similaires, respect similaire, moments de partage fugaces (il ne pouvait pas faire deux mètres sans être emmerdé), mais jamais superficiels.
Et Tori dans tout ça ?
Cette chanson, restée accrochée à ce souvenir.
Et quand il est parti je me suis senti triste, vraiment triste et maintenant on a adapté ses mots bleus en texture électro, cette direction qu’il adorait et c’est peut-être bien un hommage, par-là, qu’on lui rend.

Face B.

01- ALICE COOPER : « Killer » / Album « Killer » | Warner 1971.
Alice Cooper : vocals, harmonica | Glen Buxton : guitars | Micheal Bruce, guitars, keys, backing vocals | Dennis Dunaway : bass, backing vocals | Neal Smith : drums, backing vocals | Bob Ezrin : keys, production.

Gamin je n’écoutais pas Alice Cooper. Ses frasques largement représentées dans Best horrifiaient ma mère.
J’écoutais déjà une musique de débauché, à mil lieues de l’éducation classique que mes parents étaient désireux de me donner, alors là, fallait pas dépasser les bornes.
Du coup, Alice Copper, c’est arrivé tard…
Bien tard et peut être bien trop tard.
On ne peut pas refaire son enfance, ni même son adolescence.
Donc Alice Cooper avec « Schools Out », ça m’a pris un beau jour chez un pote.
Je me lève et lui demande ce que c’est, ce truc extra qu’on écoute.
Il me regarde, éclate de rire et me dis : « Quoi ? tu connais pas … Alice Cooper ?... ».
Il était médusé.
Moi gêné… comme un ignare, un béotien du rock, bref un crétin.
Alors je me suis rattrapé et bon, j’ai bien fait cela dit.

« Killer », avec ses guitares en stéréo stupéfiante, titre qui semble désireux d’accélérer, excité par cette pression, ce mode break, riff-chant-break,riff-chant qui file vers une modulation embarquée par une rythmique aux accents toniques sur double croches 1231231231231212… bref, on a ça aussi chez Vivaldi. Un drumming de fûts, une basse qui agit tel les serpents boa de ses scènes macabres.
Et surtout un long développement torride, angoissant, sur fond de cris issus du plus glauque des thrillers et puis, cet orgue diablement liturgique avec ces voix faussement angéliques.
La mise en scène musicale, orchestrale, par et avec le rock.
Génial ? oui, j’y collerais bien ce mot ici il ne serait pas galvaudé.
Et ce bruitisme final – mais quelle mise en musique scénique et imaginaire !

Rassurez-vous, on va apaiser les mauvais esprits pour la suite de la playlist.

02- ERIC CLAPTON : « I Can’t Stand it » / Album « Another Ticket » | Polydor / RSO 1981.
Eric Clapton : vocals, guitars | Gary Brooker, Chris Stainton  : keys | Albert Lee : guitars | Dave Markee : bass | Henri Spinetti : drums.

A chacun son entrée avec Clapton, moi ce fut cet album et le live « Just one Night ».
Ce truc qui, quand on aime J.J Cale t’accroche instantanément.
Je connaissais bien sûr d’autres albums du guitariste, mais celui-ci m’a permis de l’apprécier à une autre valeur.
Une valeur plus actuelle qui en 81 semblait un refuge, un espace où le rock tel que je l’avais envisagé jusqu’alors pouvait encore se permettre, placidement et sans bruit, d’exister.
Le groupe est excellent, Chris Stainton aux claviers deviendra le partenaire d’Eric, sorte d’alter ego pour un rôle jamais simple que celui d’être claviériste aux côtés d’un guitariste. Une fonction que je connais bien et qui suppose une adaptabilité harmonique, de voicings et de registre différente que, quand, par exemple, on accompagne du chant.
L’excellente surprise de l’album c’est la présence conjointe de Gary Brooker à l’orgue, infidèle à Procol Harum pour venir en toute amitié poser son jeu subtil dans ce album et de Albert Lee, guitariste qui ici ne fait pas figuration.
Le tandem Spinetti/Markee, sobre, concis et sans démonstration fantaisiste assure avec élégance le background rythmique.
Et ce titre est un excellent moment de l’album qui défile avec une rare cohésion.

03- LEVEL 42 : « Micro Kid » / Album « Standing in the Light » | Polydor 1983.
Mark King : bass, vocals | Mike Lindup : keys, vocals | Wally Badarou : Prophet 5, E-mu Emulator | Boon Gould : guitars | Phil Gould : drums, percussions, marimba | Paulinho Da Costa : percussions.

Le jazz-rock est bel et bien mort, ou presque.
Il a, avec le prog-rock, été au bout de ses fantasmes de symphonisme, d’hyper technicité, de surenchère high tech et de stars aux possibilités instrumentales hyper déployées foncé dans son propre mur.
Comme toujours le retour à la simplicité, avec ce qui pouvait s’en récupérer de mieux, d’adaptable, de possible semble de mise et de nouvelles directions où l’on se perd, ne sachant où les classer réellement, émergent.
Le format chanson, tube FM avec Level 42, funky, technique, synthétique, moderniste et new wave eut semblé inimaginable, pourtant ils le firent et reçurent le succès mérité en créant ce truc qu’on peut fourrer dans « fusion », mais qui, finalement n’est qu’une pop eighties très sophistiquée.

J’ai toujours ce petit faible pour Level 42, lié à mon ami Jeff qui me le fit découvrir et me fit changer en ces années, lui passant de la guitare où il excellait, à la basse slap (sous influence de Mark King), radicalement mon approche rock de la batterie.
Trouver le beat précis et métrique et lui associer tant une sonorité pop, proche des boites et trigs que des interjections de breaks issues de ce passé du jazz rock.
Coller au mieux à la basse pour de deux, ne faire qu’un, en empruntant dans le jeu les moindres appuis, décompositions, segments et être le socle de la chanson.
Ce titre est un exemple si parfait de ces notions évolutives que je l’ai bien sûr fait jouer à des élèves. Difficulté du bassiste à trouver le bon groove – et d’ailleurs je ne comprends toujours pas pourquoi les profs de basse oublient de mettre dans leurs cartables Mark King, cet alien révolutionnaire de l’instrument – mystère.
Les frangins Gould donc, Boon qui est un guitariste d’un soin impeccable, où rien ne dépasse et où chaque solo est une petite rareté et Phil qui est aux drums ce que l’arrivée de la boite à rythme est à la métrique des studios.
Mike Lindup, tant claviériste que chanteur est un musicien qui m’a toujours épaté. Le choix de ses sonorités, son aisance vocale à compléter Mark, totalement collée à son jeu instrumental, sa créativité synthétique, ce type est extraordinaire et là en plus il est avec un autre que j’admire tout autant le grand Wally Badarou.

04- DONALD FAGEN : « Walk Between the Raindrops » / Album « The Nightfly-Live » | Universal 2021.
Donald Fagen : vocals, keyboards, melodica | Jim Beard : keyboards | Jon Herington, Connor Kennedy : guitars | Freddie Whashington : bass | Keith Carlock : drums | Michael Leonhardt : trumpet, flugelhorn, percussion horn arrangements | Roger Rosenberg : barytone sax, bass clarinet | Walt Weiskopf : saxs | Jim Pugh : trombone | Carolyn Leonhardt, Catherine Russell, La Tanya Hall, Jamie Leonhardt :  backing vocals.
Live at Beacon Theater NY.

Je pourrais mettre un Donald Fagen, un Steely Dan, dans n’importe quelle de mes playlist.
Donald Fagen, depuis son premier album dont est extrait ce titre, ne sait décevoir.
Steely Dan avait deux têtes avec Walter Becker ils formèrent le groupe pop-jazz le plus obligatoire, le plus incontournable et culte qui soit.
Des orfèvres, des malades du son, de la précision, de l’art de l’écriture – textes, tant que musique – où l’Amérique s’épingle sur les murs, de l’arrangement.
Pour un musicien participer à un album de Steely Dan, de Donald Fagen, c’est la consécration, leur crédo ce fut le studio et la perfection qu’il pouvait apporter.
Chez eux rien ne déborde, ne dépasse et pourtant rien n’est clinique ni froid.
Côté inspiration, ils puisent dans le jazz, se vautrent dans le rock, se promènent au soleil latino, s’encanaillent dans les clubs, aiment la ville, les gens, la vie et leur musique le raconte, scénettes instantanées, diapositives, carnets de société.
Ils n’aimaient pas la scène, puis timidement ils y sont retournés.
Alors là, Donald Fagen en live c’est aussi pour le fun, une sorte de petit miracle, de sucrerie de vitrine qu’on fonce, en la savourant d’avance, acheter. Puis on se pose, on entre dans les lumières de la scène et il est là, éructant son humour, ses pointes, ses facéties, pianiste aux idées astucieuses, entre jazz et pop, soliste toujours inspiré, chanteur dégingandé, grande classe, toujours so perfect et il charme entouré il va de soi, par un casting dépassant le luxe.

05- VAN HALEN : « Can’t Stop Lovin’ You » / Album « Balance » | Warner 1995.
Sammy Hagar – lead vocals, guitar | Eddie Van Halen : guitar, keys, background vocals | Michael Anthony : bass, background vocals | Alex Van Halen : drums, percussions.

On pouvait être Sammy ou David, ou les deux à la fois.
Fans de la première heure, adorateurs de la seconde.
Dépasser la montée vers 1984, passer outre le succès d’un partenariat imaginé par Quincy et Michael (pour lequel Eddie refusa la moindre somme, le moindre cachet – écouté, branché, joué, une prise) et continuer, remplir les stades, affoler les foules, faire hurler les groupies, représenter une Amérique par la puissance, le son, le pouvoir musical.
L’arrivée de Sammy suscita de nombreuses critiques et grimaces, normal, on est toujours cons quand on lance le « c’était mieux avant ».
Et pourtant…
Il n’y a rien, mais strictement rien dans cet album qui fasse oublier que Van Halen est ce qui a pu arriver de mieux au hard rock en le faisant, en plus entrer dans le panthéon populaire là où d’autres adoptèrent un format appelé FM, eux ne changèrent pas grand-chose, c’est le format qui les adopta.
Eddie n’est plus et, cheville plus qu’ouvrière du groupe mais absolument indispensable, aujourd’hui Van Halen manque dans le paysage rock. Il faut des héros, ils en furent et ce statut je ne veux pas leur enlever.
Michael est le béton armé qui solidifie, Alex l’artisan qui les façonne, Sammy le porteur du message et Eddie … hmmm, Eddie, mais écoutez donc la multiplicité d’inventions de toutes ces guitares qu’on capte ici, dans un tube au format chart évident. Un véritable festival que devrait prendre en compte, point par point n’importe quel guitariste métalleux – ou s’invente tel – et apprendre là en un titre tout ce qu’il est possible de jouer, inventer, maitriser, créer, déployer … dans le style.

06- JON ANDERSON : » Heart of the Matter » / Album « Song of Seven » | Atlantic 1980.
Jon Anderson : lead vocals | Ronnie Leahy : keys | Clem Clempson : guitar | Jack Bruce : bass | Simon Phillips : drums | Dick Morrissey : sax | Chris Rainbow : backing vocals.

Jon Anderson à côté de Yes, c’est toujours intéressant, surprenant et redéroutant …
Les fans de Yes peuvent s’y perdre, considérer avec bienveillance que l’artiste avait grand besoin d’une pause et de « s’amuser ».
Jon Anderson n’a pas oublié son appartenance au rock, en douter serait un débat hasardeux.
Jon Anderson aime briser les codes et même ses propres codes.
Ici il va sauter à pieds joints vers le plaisir juvénile de se faire un bon rhythm’n’blues et, tant qu’à faire on va convoquer quelques amis bien trempés pour mettre tout ça dans la boite.
Clem qui a plus d’un groupe dans son sac, sorte de guitariste de l’ombre qu’on voit un peu partout, l’immense Jack Bruce au jeu solide et volubile et avec lui Simon Phillips qui deviendra LE batteur de Toto après le décès de Porcaro. On embarque Dick Morrissey et son sax acide et nerveux dans l’histoire qui va s’associer à la guitare (y compris dans le solo quasi doublé).
L’affaire est dans le sac et la voix de Yes haut perchée nous rappelle qu’il faut éviter de mettre trop d’étiquettes et de s’installer trop confortablement dans nos usages et a priori.s


07- FRANK ZAPPA : « I’m a Beautiful Guy » / Album « You are what you is » | Barking Pumpking  1981.
Frank Zappa : lead guitar, vocals | Steve Vai, Ike Willis*, Ray White* : guitars, *backing vocals | Arthur Barrow : bass | David Logeman : drums | Ed Mann : percussions | Bob Harris : trumpet, boy soprano vocals | Motorhead Sherwood : sax | David Ocker : clarinets | Craig Twister Stewart : harmonica | Denny Walley : slide guitar | Tommy Mars : keys | Jimmy Carl Black, Ahmet Zappa, Moon Unit Zappa, Mark Pinske : vocals.

Bizarrerie, cartooning, jazz, guitares, doo wop.
Chez Zappa tout se mélange, converge et émerge.
L’écriture est complexe mais jamais confuse ce même quand, comme ici, il pastiche et joue l’idée du song.
Ce titre représente bien ce que ce type hyperactif, sorte de Geo Trouvetout de la musique, maitrisant tout et tous les styles et leurs modes d’usage, est capable de faire en un court espace.
La débauche est là, débauche d’idées organisées et structurées avec rigueur et inventivité, débauche d’exécutants enthousiasmants (Vai, Barrow, Mars). Parmi la massive discographie de Zappa, cet album (son … 34eme) avec des titres qui ratissent large en passant du reggae au métal, de la country au jazz, pastiche en mode satirique la société américaine.
Tout le monde y passe et la musique du facétieux moustachu sert de prétexte à cette satyre humoristique et acerbe.

08- VAN HALEN : « Won’t get Fooled Again » / Album « Van Halen Live – Right Here Right Now » | Warner 1993.
Sammy Hagar – lead vocals, guitar | Eddie Van Halen : guitar, keys, background vocals | Michael Anthony : bass, background vocals | Alex Van Halen : drums, percussions.

Deux fois le même groupe dans une playlist, tu dec… ou quoi ?
En fait, je ne vais pas en dire d’avantage sur ce groupe avec Sammy, mais je vous laisse vibrer, intensément, avec cette reprise absolument essentielle du célèbre titre des Who.
En live, ce même si le Dvd sorti en parallèle de l’album est trop distant de la réalité (les coupes, les plans collés en place de la vérité de la prise vue-musique), ce double Cd a fait le bonheur de notre voyage avec Alain, partis à Toulouse enregistrer un titre produit par un label obscur, pour un Cd.
Trois jours hors murs, dont deux de voiture au son de cet album, faisant vibrer intensément les portières de la Rover.
Une journée de prise de son claviers MIDI, une matinée pour les vocaux et un ingé son-producteur qui appelait les pizzicato synthétiques (auxquels il tenait plus que tout) « pizzacato ».
Ce fut fait, cela sorti, cela passa certainement en radios et cela reste avant tout un formidable moment de partage.
Et on a remis ce titre en boucle en chantant à tu tête à s’en faire péter les tympans … hilares sur les hennissements que provoquait Eddie avec sa guitare.

09- TINA TURNER : « Private Dancer » / Album « Private Dancer » | Capitol 1984.
Tina Turner : lead vocals | John Carter : percussions, producer | Alan Clark : keys | Mel Collins : sax | Jullian Diggle : percussions | John Illsley : bass | Hal Lindes, Jeff Beck : guitars | Terry Williams : drums.

Tina on le sait (et si on le sait pas, y’a qu’à regarder son biopic, ça repositionnera les choses) est partie. Ike and Tina, c’est fini, et cela lui fut salutaire.
Milieu des années 80, prendre une nouvelle direction quand on est une diva de sa trempe, abandonner les affres du blues et du rhythm’n’blues, il fallait juste trouver, le bon format.
Avec son premier album elle a cartonné.
J’y adore ce titre, Jeff Beck y déploie tout son art, elle a la voix déchirée, usée par la vie et elle pousse là un chant d’une rare émotion.
Au milieu d’un environnement eighties caractérisé dans lequel le vintage (orgue) s’invite, ce qui, parmi ces textures synthétiques, donne encore plus d’humanité.
La rythmique est bien réelle et ce pop groove bien marqué est quasi irrésistible.
Et Tina joue de sa tessiture vocale avec une tension sensationnelle.

10- THE BEATLES : « I saw Her Standing There » / Album « The Beatles 1962-1966 » | Apple-Universal – Parlophone 1963.

On ne va tout de même pas mettre le nom des musiciens.
Un bon Beatles, old school, ça fait toujours du bien et surtout ça permet de se rappeler que…
Finalement on oublierait presque, tant les covers de tout poil qui les jouent, reprennent, détruisent aussi, feraient oublier la racine, l’original, la vérité.
Organisation des guitares, placées dans une stéréo distincte, sonorité particulière de la guitare basse de Paul qui agit en « guitariste grave », drumming porté vers le chant, de Ringo aux breaks inimitables.
On a joué ce titre, forcément, quand j’ai fait partie de ce groupe de reprises des Beatles.
J’ai appris à les connaitre, vraiment.
A les reconnaitre aussi, leur importance, leur valeur, leur apport.
Et j’ai appris la batterie autrement, car Ringo, c’est un chanteur qui joue de la batterie et c’est … toute la différence.

11- GENESIS : « Abacab » / Album « Abacab » | Atlantic 1981.
Phil Collins : vocals, drums, backing vocals, percussions, rythm box | Tony Banks : keys | Mike Rutherford : guitars, bass.

On va conclure avec cet énorme titre que nous a lancé à la figure Genesis après une transition permettant d’effacer (sans réellement oublier) les clichés du prog.
J’ai immédiatement adopté cet album, ce titre, Phil (vocalement, comme batteur évidemment).
Et j’ai fait de Tony Banks l’un de mes héros claviéristes à ne jamais négliger (son solo pulse de la fin est remarquable et novateur).
Ce titre, là encore, je l’ai fait jouer à des élèves.
Un batteur à qui cela aurait fait du bien de bosser toutes les astuces de Phil mais qui s’est contenté de la superficialité, dommage y’avait un très bon bassiste.
La chanteuses (les) étaient au taquet, il y a l’une d’elles qui maintenant tourne avec un groupe de rock blues aux States, c’est dire. Et l’autre a enregistré quelques compos (et clips).
La claviériste jouait cela à la perfection et le bon Korg qu’on avait scientifiquement exploré nous a permis de trouver ce son si âpre, si particulier, si pêchu. Quant au guitariste, il assurait vraiment et le solo final, à chaque fois qu’il l’embarquait et se l’appropriait c’était vraiment sensible, car bien entendu il partait de l’idée initiale et en place du fade on développait et il avait parfaitement assimilé cet esprit de Mike.
Mais voilà … le vilain Covid est arrivé là-dessus et ce groupe n’a pu réellement approfondir ses talents respectifs.
Et, comment voulez-vous, à distance, mettre en place de tels titres ?
On l’a tous regretté, de n’avoir l’opportunité d’aller vraiment plus loin …
On ne refait pas le passé.
Mais ce titre reste tant à sa sortie que pour ce jour où j’ai décidé de l’inscrire dans l’escarcelle du savoir des élèves, un truc inaltérable.

---

K7 terminée.
Comme je vous l’ai dit, je vais réfléchir rock.
La musique est multiple.
Y’a largement de quoi attiser sa curiosité pour partager.
Et être soi et original.

---

La suite bientôt.

 

Commentaires

  1. Quel régal !
    Et je copierai cent fois "non, le rock n'est pas mort" !
    1 sympa ce Cassidy, un bon country rock vintage comme on aime les découvrir
    2 quel album, mon vinyle est usé, la pochette en morceaux, et ce titre m'emporte toujours, quelle inventivité pour l'époque ; moi je disais "un funk de l'espace".
    Ce qui me stupéfiait le plus c'était que sa voix inimitable entre comme un gant dans ce nouveau moule moins progressif.
    3 Bowie quoi ! comment choisir une seule chanson (quoique Life On Mars ? reste pour moi son apogée)
    4 Mayall , un chouchou mais je ne connaissais pas ce titre et album, superbe.
    5 Aka Setzer, je préfère la version sagement retro dans les Stray Cats, mais quel son !!
    6 Alanis, j'ai eu du mal avec le décalage habituel entre sa voix et son style musical, mais là découverte, la bande son lui va comme un gant, un écrin plutôt, je garde !
    7 Gov't Mule, le blues rock "trop rond" m'ennuie un peu, mais c'est bien fait.
    8 Un vieux Neil que je garde précieusement dans mon disque dur, on pouvait déjà deviner le futur grand
    9 Tori, je picore chez elle, j'aime et déteste à la fois, je la trouve souvent fouillis dans ses albums, sans trop savoir ou elle va, mais quelle voix .
    1 Alice Cooper, comme toi découverte à rebrousse temps en raison de l'aura, et j'ai bien fait !
    2 Clapton tant décrié en solo, et pourtant des albums à tomber, je ne me souvenais pas de ce morceau, merci du rappel.
    3 Level 42, j'ai du louper un niveau, jamais trouvé leur place chez moi, pas eu l'accroche
    4 Fagen : jazzement bon.
    5 Van Halen, merde je l'ai bien dit c'était mieux avant, enfin presque parce que là
    6 Jon Anderson, je crois que c'est son album solo que je préfère
    7 Zappa de mal à se faire du bien, toujours aussi génial
    8 Quelle reprise, je ne l'avais jamais écoutée, merci beaucoup. Quelle reprise, je ne l'avais jamais écoutée, merci beaucoup.(Oui je l'ai écouté deux fois à la suite)
    9 Aie transition dure, j'ai vraiment eu du mal avec le changement de cap de Tina, même si je reconnais la qualité et la mise en valeur de la voix, peut être trop de pathos ressenti et le gros son FM martelé à la radio.
    10 tu me donnes envie après les vieux Stones de me refaire les vieux Beatles ... j'adore cette période influencée par les US
    11 Voilà un titre que j'ai eu du mal au début à aimer, car la fin d'une époque de "mon" groupe de rock progressif de l'adolescence, et puis maintenant incontournable.

    Et vivement la suite !



    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. mais quel comm' !
      content que la version van halen des who ait eu l'impact souhaité.
      la version de ce titre est trop rare pour être dans l'ombre.
      pour le reste, t'as tt résumé.
      et puis, je verrais bien si le rock, finalement, à suivre.

      Supprimer
  2. Non, non, j’aime aussi ces papiers qui à nous aussi ouvrent des portes du passé, à l’opposé – que j’apprécie aussi – de ceux qui nous font écouter d’abord avant de revenir vers toi, surtout que souvent c’est en te lisant que l’on se décide pour tel ou tel album. Finalement tu poses le même problème qu’à celui qui n’a de quoi s’acheter qu’un album et qui parcoure les 33t dans un bac avec l’envie de tous les prendre…
    Ça commence bien, David Cassidy, moi qui aime la pop de cette période (Teen-Pop as a tiket ?) Monkeys & co,je n’ai qu’une chanson « Daydreamer », donc à découvrir surtout si tu proposes les Stones en référence, ce qui me surprend, je pensais à T-Rex, oui tout de même j’ai déjà entendu ce titre 😉
    Peter Gabriel, qu’on aime chérir, incontournable, et tu révèles le secret : pourquoi ce titre à la sonorité Soul familière nous donne une impression de renouveau ? La batterie donc, la « fausse » flute (c’est ça le fairlight ?) et cette voix. Curieusement comme le « Born In Usa » de Springsteen, je l’adore mais c’est celui que j’ai le moins écouté. L’intimité des albums précédents (Et des suivants ?), l’obligation d’écoutes pour enfin faire sien l’album.
    Le Bowie, que j’ai négligé, tant mieux cela me donne du bon Bowie à venir, surtout cette face B rarement retournée. Alors que « Let’s Dance » trop écouté et plus trop maintenant
    Mon premier Mayall, j’ai bien des albums mais je n’ai jamais trouvé le temps + l’envie. Tu as planté une première graine, donc Mayall ce n’est pas que du blues respectueux sans charisme ? Je pensais à du nonchalant talentueux à la Allman. Chouette, hop.
    Ce Brian, je ne l’ai pas… Pff tu as raison, sur un vinyle je me demanderai si je n’ai pas un problème de vitesse. Plus cuivré que ma version d’origine
    Alanis, notre petite Moricette (pardon) encore un disque que j’ignore, pas étonnant, je ne me suis intéressé qu’à « Jagged Little Pill » tu as raison sur cette impression de retenu pour éviter les tentatives de pyrotechnie vocale (ceci dit j’aime bien) Il y a de belles choses « Baba » m’a bien envouté.
    « Gov't Mule » j’aime ce groupe mais je manque d’assiduité, ton titre choisi me le fait regretter. Tu as raison, 2023 ?? Au lieu d’hésiter à choisir pour son ile Lynyrd, Doors, Neil Young… un seul disque, une belle synthèse. (ha, j’avais un **** pour « After The Storm »)
    Haaaa enfin un Neil que je connais, tu dis aduler et respecter, oui, ses chansons je les entends comme des cartes postales de copains que l’on conserve pour une relecture toujours avec un grand plaisir de retrouvaille. Et sa guitare si émouvante.
    Pour finir, du moins pour l’instant, Tori Amos, je retrouve ma première écoute de la dame, emprunt médiathèque sur le thème « ressemble à Kate Bush » pas faux ici.
    Ton anecdote avec Christophe très touchante et sans surprise, il est passé il y a quelques années à Pars au 104, seul au piano, espace ouvert donc gratuit (je rage, je l’ai loupé ce sont les amis qui m’ont raconté, fallait y être)
    Tori Amos, une curiosité c’est son album «Night Of Hunters » des reprises de musique classique, comme Gainsbourg, en s’appropriant les thèmes pour les faire sienne. Satie, Chopin, Granados
    A bientôt mais je dois retourner vers Cotton…

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. cool, t'as fait la face a, assez easy à gravir.
      le Mayall, vraiment un bel album, comme les autres d'ailleurs, mais j'ai un petit plus pour celui ci.
      gov't c'est toujours ce gros son bien lourd et cet esprit live qui prédomine, donc j'adore.
      cassidy ça a cartonné à l'épouqe, oui ce côté t rex aussi qu'est bien présent. et le casting zicos derrière c'est du lourd - et des tout jeunots...
      à + pour la suite.

      Supprimer
  3. Bon, la face B, ça commence fort sur un artiste dont on parlait beaucoup sans beaucoup l’écouter. Comme tu dis on ne refait pas sa jeunesse, j’ai le même constat avec BLACK SABBATH, loupé lui aussi, j’aurai écouté Killer avec attention. Quand je serai d’humeur Meat Loaf je changerai avec un Alice Cooper.
    Un Clapton années 80 ? En vinyle j’ai été déçu par mes « 461 » & « No Reason To Cry » Toujours accro à l’esprit « Layla », et c’est probablement par les années 80 que je retrouve un jeu … Un groupe bien compact, et je lis une critique sur l’album public que tu cites. JJ Cale ? Pour enfin atteindre un jeu moins star ? Et pas encore trop 80, comme « August », l’esprit « Miami Vice » était passé par là ? Je déconne 😉
    LEVEL42, je n’ajoute rien, ha si quand même, j’ai réécouté une bonne partie de l’album en m’attardant sur la basse, sur ton conseil, on aurait presque envie d’une piste autonome car pas facile.
    STEELY DAN, loupé ado alors que j’ai eu un pote admiratif, mais c’était trop tard pour nos oreilles bouchées par l’urgence 77. Quelle erreur, c’est en médiathèque que l’on me place en main NIGHTFLY, maintenant je sais et j’ai adopté STEELY DAN lentement, seul moyen de rattraper le temps perdu, la lenteur. Haaa l’époque bénie des médiathèques où tu faisais enregistrer tes emprunts et ainsi s’ouvrait un dialogue.
    VAN HALEN tu as bien fait d’insister, j’ai fait confiance à certains critiques et contrairement à d’autres genres, je ne cherche pas beaucoup plus loin et cherche des consensus… ou des incitateurs, tu en es. À l’écoute d’autres titres je comprends encore moins les critiques négatives, un chant comme j’aime cad éraillé pas que criard aigu. Reste une critique recevable « il est handicapé par la section rythmique la plus prévisible du rock & roll, qui confère à chaque titre le même rythme monotone et figé, annihilant complètement la sensibilité musicale accrue d' Eddie» Par exemple sur « Don’t Tell me » Reste la magie du guitariste, un bijou
    JON ANDERSON Pas facile, c’est ton papier et le commentaire de Sorgual qui m’interdise une opinion trop rapide. Et « Take Your Time » pour me convaincre que probablement plusieurs écoutes
    ZAPPA…. Peut faire partie des artistes qui incitent par leur production, éclectisme et leurs talents à abandonner tous les autres. Un album que tu sors de (mon) ombre.
    VAN HALEN la confrontation de deux jeux de guitares opposés, un Eddy qui s’adapte en conservant l’esprit, merci pour ce moment jouissif. Et j’adooore « hilares sur les hennissements que provoquait Eddie avec sa guitare » ha ha
    TINA TURNER usé ce disque à sa sortie, et tu as raison, la dame a gagné auprès de nous auditeurs, du respect, constat d’une grande voix tous genres confondus. Sinon, à la guitare ? J’aurai juré que c’était Mark Knopfler, comme il était compositeur, j’étais resté sur cette idée, avec son son (ha ha sonson) que l’on retrouve au tout début du titre, par contre c’est vrai que le solo lui-même n’a pas la texture de Knopfler
    BEATLES pas envie de reprendre le commentaire pertinent de Sorgual (ceci est une prétérition), des vieux Stones mais aussi la grande époque des ANIMALS YARDBIRDS THEM etc… mérite un papier époque en soi, comme tu as fait en son temps sur les années 80..
    GENESIS grandioooose et tellement content d’entendre des potes découvrant le groupe pour revenir en arrière lentement et enfin admettre que ce groupe est pfffff Maintenant à moi un jour d’écouter plus attentivement ceux qui suivent.
    Conclusion générale : finalement davantage de découvertes quand je pensais que je n’aurai aucune difficulté à commenter sans besoin d’écouter, ha ha le paresseux adore aussi échanger….

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. bon, t'as gravi la face b.
      j'aime bien avec des artistes hyper connus (cf Clapton) m'amuser à aller chercher des trucs pas forcément évidents, qu'on a en oreille, etc.
      pour prendre Clapton, justement, avec cet album et le live, franchement, ça fait du bien que cette période où il reprend la route, s'entoure d'amis et joue simplement la musique, naturellement même.
      concernant jon anderson, il est vrai que sa carrière solo est surprenante et à prendre telle, sortir du creuset yes, c'est pas spécialement simple.
      bon, van halen ... quand ça me prend c'est du rien à redire... et concernant cette rythmique, même si je pourrais parfois penser à ça concernant le bassiste, pour la batterie par contre, le frangin a de sacrées astuces de jeu et peut être même que ce jeu semblant "téléguidé" c'est lui qui en est l'instigateur... et puis il faut toujours reconsidérer le truc... je prends la rythmique bonham-jones du zep, débridée, avec une énorme assise quand c'est nécéssaire et par contre des ouvertures de jeu selon page ou même plant. ce mode de jeu avec des réminiscence de jam session (les dazed and confused interminables) a progressivement été abandonnée et voir banni du fait du format fm pour un jeu plus droit (le clic du studio), plus efficace, plus direct. donc on ne peut pas "reprocher" à un groupe qui a fait entrer le hard vers la fm d'avoir su maintenir malgré tout l'esprit initial du truc avec des guitares pharamineuses et proposé une section rythmique plus efficace sur le titre. et je pense sincèrement qu'ils en sont les pionniers de ce jeu bien carré, droit et sans fioritures inutiles (il y avait ça chez free également).
      on peut d'ailleurs faire un rapprochement similaire avec le genesis et le jeu de phil qui même s'il a encore des traits issus du jazz rock (brand x) et du prog, cherche la rigueur et le chemin le plus droit.
      private dancer de titre mis de côté par knopfler, accompagné par la rythmiques dire straits mais dont les guitares sont offertes à jeff beck ... la belle et surprenante histoire que voilà.
      bon week end.

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

JOURNEY : « Original Classics » - Coffret 5 CD – Sony 2011. Chapitre 1.

SI VOUS AIMEZ LE JAZZ … (11)

ORGAN … (03) ... jazz, jazz-rock, rock prog, rock ...