FUNNY SUMMER - Playlist - Face A
FUNNY SUMMER - Playlist - Face A
Allez, c’est l’été, chargez la K7 dans l’autoradio et … roulez !
https://open.qobuz.com/playlist/66413793
FACE A.
01- « Kaye Ok » / Ata Records (« the library archive Vol1).
Rien de tel pour démarrer qu’un bon petit groove oldies en mode acid jazz.
Une basse picking, des cuivres comme sortis de chez Stax, un piano honky bien
guilleret, une batterie qui veut, mais ne fera que peu.
Ca tourne en loop, c’est obstiné et obsédant.
Y’a plein de volumes Ata Records comme ça.
Et c’est sur la même échelle de valeurs.
02- « Volto di Donna (orchestra version) » / Piero Umiliani (« la
ragazza fuori strada »).
Détour italien tout en cordes cinématographiques, en arpèges pianistiques et
cuivres veloutés comme un gaspacho. Ajoutons cette guitare qui ne sait si elle
sera bossa ou légèrement pop.
Le paysage s’ouvre et défile au gré de la route, dévoilant à travers les
palmiers des plages aux sables dorés.
Il fait chaud et l’été est déjà torride.
03- « Beautiful Delilah » / Beacon Street Union (« Psychedelic
Rock Essentiels »).
Un usage stéréo pourri, une voix rock’n’roll qui l’est tout autant, un esprit
fun qui traverse la gauche et la droite des hautparleurs et vous feront
vérifier en vous garant en urgence sur le premier parking s’il n’y a pas un
faux contact au niveau des enceintes de l’habitacle.
Fender Rhodes saturé, voix saturée, basse et batterie qui boogisent.
A en perdre sa boussole.
Purée quand ils ont découvert la … stéréo … ils se sont bien éclatés et ont
bien fumé.
04- « Jardim » / Simone (« Henri Salvador do Brasil »).
Je n’en peux plus de non l’attendre mais de l’entendre et surtout de le jouer
ce « Jardin d’Hiver », du moins que je crois, car finalement à chaque
fois qu’il ressort sous mes doigts (c’est-à-dire à chaque fois que je joue du piano
en restau) il est source avec sa simplicité apparente, de tant et tant de
possibilités.
Qu’Henri soit repris dans cet album fabuleux par nombre d’artistes brésiliens
et sous toutes les formes-ules ont se dit que c’est bien naturel.
Le soleil, la bonne humeur, le farniente, la plage, la mer, Saint Tropez bien
sûr et toutes ces muses qui ondulent telles une certaine fille d’Ipanema.
05- « Everything good to you (ain’t always good to you » / BT
Express (« Greatest Hits »).
Bon, montons d’un cran et partons vers la destination funk.
Wahwah à la Shaft, des chœurs bien churchy comme il se doit, un petit côté « papa
was … ».
Flutes et cuivres se taillent la part de l’espace au milieu de ce groove
torride.
C’est vrai qu’en ville il fait encore plus chaud.
06- « Love till the End of Time » / Boy Katindig (« After
midnight »).
Un petit smooth à la Shakatak, bien cuivré, bien pianistique.
On accélère, funky-samba, la destination plage avec le bar à cocktails c’est
bientôt, dans quelques minutes.
On réajuste la tenue, le sourire qui va avec …
Le voiturier est là aimable et courtois, on lui file les clés et c’est parti en
sifflotant cet air qui décidément ne peut quitter l’esprit.
07- « Plain Talking » / Keef Hartley Band (« Overdog »).
Un groupe de rythm’n’blues, chemise hawaïenne et cool attitude envoie du lourd.
L’orgue Hammond appuie et grossit les traits, le chanteur se bat contre lui et
une rythmique qui bat le fer et c’est tout juste si sa guitare est apte à
sortir du spectre.
Sur la plage, le soleil n’est pas encore couché, les filles dansent Woodstock,
verre de Mojito à la main.
L’ambiance est à la fête – « allez, quitte le bar et vient t’éclater ! ».
08- « Watermelon Man » / Claus Ogerman and his Orchestra (« Soul
Searchin’ »).
En boogaloo-swing ce bon gros standard d’Herbie prend une teinte « delicious ».
On hoche du chef, on ondule, on adore cet orgue antique, ces cuivres funky,
cette guitare thématique jazzy, cette rythmique up and down, bien ronde et
appuyée et ce piano bluesy, sans parler de ces cordes qui tapissent l’horizon.
Les albums de l’arrangeur Claus Ogerman (Sinatra) ? A découvrir
absolument, de vraies niches à pépites.
09- « Toy Trumpet » / Gordon Goodwin’s Big Phat Band, Take Six,
Quartet San Francisco (« Raymond Scott Reimagined ».
Oldies, jive et totalement jubilatoire, festif en diable et d’une rare
difficulté d’exécution voilà bien un titre qui ratisse large en clichés, en
amusette et clowneries.
En musique on peut être plaisantins, être « détaché » et délirer –
mais il faut le « niveau » pour arriver à s’y amuser ainsi.
Et là … ça fait ma journée …
10- « Brasil (Aquarella do Brasil ») / Eliane Elias (« Ao Vivo »).
Dans ma tête ce titre est passé grâce à elle il y a bien longtemps de scie de
balluche à pièce musicale brésilienne de haut niveau.
Alors dès que je peux, en trio, je joue « Brasil », tentant une main
gauche syncopée qui est pour moi l’archétype de ce qu’on doit être et faire
quand on joue, comme Eliane, au piano, bossa, samba et Brasil.
Elle est unique, représentative de son pays, de sa musique …
Une artiste exceptionnelle et cet album live l’est tout autant et elle l’inonde
de son talent de chanteuse, pianiste improvisatrice ...
Immense !
11- « First Come, First Served » / Ramon Morris (« Sweet Sister
Funk »).
Il parait que pour les amateurs de jazz funk, cet album est culte.
Je peux difficilement argumenter du contraire – je peux même imaginer qu’il a
figuré sur l’étagère de l’appart’ newyorkais de Mickael Brecker, sorte de truc
précurseur, de brûlot funk exprimant le, et sorti du, ghetto.
Il se passe tant et tant de choses addictives sur cet accord unique, sur cette
ligne de basse immuable, autour de ce drumming poignant, avec cette section de
cuivres duettiste brillantissime et par ce Rhodes liant le tout.
Un album indispensable, oui, vraiment.
12- « Night Bus » / The Flying Hats (The Return of »).
On termine avec un bon gros reggae, sorti de chez Ata Records, label qui clôt
comme a ouvert cette face.
Du reggae instrumental c’est déjà suffisamment rare sauf s’il est surchargé d’effets
dub.
Et en plus il fait la part belle à l’Hammond, alors vous me connaissez, ça me
suffit en soit.
- - -
Bon le soleil se couche, le « funny summer » était bien là.
Je mets la face B la semaine prochaine, j’essaie, promis, entre deux articles
plus massifs …
Déjà je suis quasi certain que la A vous aura fait transpirer, aimer, voyager
et aura rythmé votre vie vacancière ou quotidienne en rêve de prochaines vacances.
N’oubliez donc pas de la mettre dans vos favoris, ça peut aider pour la route.
Et de vous hydrater (le refrain de mon épouse, car c’est vrai que le matos, l’am
à partir de 16h c’est chaud chaud)
Il fait chaud donc mais vous l’avez ressenti je crois.
J’ai bien failli vous parler :
de la canicule version crétin surligné Luc Ferry, soi-disant « philosophe »
de mes deux, déconnecté par son obsession irrationnelle de l’IA,
de la version abruti pseudo comique qui se marre et insiste de ses propres blagounettes
à la con, Yann Barthès,
de la version on m’a invité au frais (à double sens) sur un voilier emmaillotée
de rouge pour fêter un anniv’ décalé parce que les manifs c’est une occupation
à plein temps d’une certaine Aubry au prénom provençal.
mais bon comme pendant ce temps, à l’opposé, Jordan lui n’avait pas de souci de
clim’ à se faire à Saint Trop’ et que même la ministre de l’écologie prenait
son temps de parole ineptes (de même qu’un certain Macron, je crois que vous le
connaissez…) avant de passer sur son transat’ à Sainte Max’, j’ai préféré les laisser parler et brasser l’air.
Après tout l’été et avec la canicule on a tous besoin de grand ventilateurs,
qui brassent de l’air utile avec leurs paroles inutiles.
Et si c’était ça, la solution ?
Allez, bonne musique – tant qu’on peut en profiter …
Et n'oubliez pas d'aller lire l'article d'hier, (soit dit) en passant.
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