INTERMEDE – 20/21 Juin – Fêtons la musique…

INTERMEDE – 20/21 Juin – Fêtons la musique…



Vous l’avez compris, j’écris maintenant souvent mes articles « à l’avance » - aussi de temps à autre, entre deux je ferais un petit (ou long) intermède, histoire de coller à la vie quotidienne et dépasser le seul axe musical.

Le dernier article sur Mai Khôi a suscité quelques commentaires et pas qu’à l’écrit.
L’engagement artistique et politique est un sujet.
Réseaux sociaux, un jeune artiste qui fut élève au conservatoire et que j’ai croisé régulièrement a fait carrière dans la musique – il s’exprime sur le sujet.
Détacher sa vie artistique de la société, de la politique, des débats envahissants.
Jusqu’à quel point cela est-il envisageable ?

Fête de la musique 2026…
Débris de la démagogie à la Lang…
Enième récup’ en mode insoumission mélanchons nous les pinceaux qui « organise » (‘tain y ont les moyens car un budget pour tout ça et ça m’étonnerait que l’intermittent qui fait le son, place les lights, etc fasse son bénévole) SON concert fête de la musique, sur le débris de Lang.
Désolé, d’un côté comme de l’autre je vais gerber.
Attentions chorales de tous poils, n’allez surtout pas chanter Trenet et son « Douce France », naïvement amoureux de son pays et de ses régions (tiens on dirait un slogan journal du midi TF1), l’étiquette RN va vous coller au badge.
Ils ont osé et du coup, Trenet, ce merveilleux artiste a maintenant une couleur bien affirmée, ou du moins une tri-couleur politiquement récupérée.
Dommage, elle est belle cette chanson et elle va être bannie des répertoires scolaire, comme « le déserteur » ?...
Alors oui, quand la politique récupère les artistes et l’art, beurk, dirais-je.
Mais l’artiste se doit-il de rester « apolitique » ?
Ca, c’est un autre débat et laissons chacun dire, ou pas, ses conneries et convictions.
Pas que chez nous, on se souviendra Johnny/Sarkozy.
Aux States, le sujet s’amplifie en stades – Bruce, Madonna, etc…

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Fête de la musique un week end.
Ca c’est top pour les bistrots qui ont compris depuis bien longtemps que c’est aussi leur fête.
Du coup elle se pointe un dimanche, mais bon du coup on la fête deux fois, le samedi, car franchement c’est plus pratique et pour les courageux, le dimanche.
Y’en a même qui l’ont organisée le week-end précédent.
Finalement on parle de musique sur une semaine, et faut se dépêcher d’en profiter parce qu’après on va se coltiner des nuées de blaireaux braillards et brandissant le tricolore – eh oui, la fête du foot qui à chaque fois met les musiciens entre parenthèses, les intermittents estivaux des terrasses au chômage réel.
Va-t’en chanter ta petite chanson pop devant une horde hurlant face à un écran géant à chaque instant où le ballon pourrait – ou pas.

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Fête de la musique 2026 …
Cette année je me suis cru tranquille.
Pas un appel, une forme de néant bienfaisant et je me suis même dit que ce serait l’occas’ d’aller écouter un peu … les autres musicos.
Raté !
Une première fausse alerte – un gars m’appelle pour son restau, milieu semaine.
Il est environ 11h et tout jovial il nous booke en duo, tellement surpris qu’on soit … libres.
11h10 il rappelle et il annule.
Bon …
Et puis, hier soir, coup de fil en urgence d’un ami qui tient un podium radio.
Désistement de dernière mn d’un groupe.
45 mn à combler.
Allez, je vais empoigner mon piano et aller fêter ça avec eux.
Ce sera ce soir, car demain – désolé les gars j’ai fête des père et piscine.

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Hier soir, vernissage de mon amie Joelle Eyraud, à La Garde Freinet, l’épouse de mon ami Jean Marc, guitariste.
Une chapelle, un lieu hors du temps où sa peinture abstraite prend une valeur qui dépasse largement ce qu’elle suggère déjà en d’autres galeries.
Là, le lieu, l’espace déploient une sensation autre et j’ai pas mal traîné afin d’apprécier pleinement cette expo.
Puis Jean Marc jouait comme toujours merveilleusement de sa guitare.
Apéro de vernissage, rencontres, débats, retrouvailles avec certaines et certains, venus là pour soutenir amicalement l’artiste et l’artistique.
J’ai fini par me laisser tenter de prendre le micro qui avait déjà bien servi pour les discours pour une fois justement apolitiques et représentatifs de l’esprit humble de l’artiste Joelle.
Et quelle joie de chanter sans avoir la moindre contrainte instrumentale, juste guitare et le chant – je devrais faire ça plus souvent … on interprète vraiment différemment dans ce genre de situation.
Puis un débat stérile sur l’exigence que j’ai en direction d’orchestre qui requiert semble t’il un niveau d’excellence, chose abstraite et fausse… certes il faut un minima mais surtout il faut se donner des moyens en musique, pour progresser, s’investir et surtout en écouter, se cultiver, bref, le travail digital est réducteur. Il faut une imprégnation culturelle.

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Lundi dernier, répétition de remise de pendules à l’heure, justement, du Big Band.
Un concert passé (un magnifique dimanche am), premier de saison avec quelques aléas d’effectifs car les pros intermittents ont été travailler et n’ont pu venir jouer avec nous.
Je légitime tout à fait cela.
Et le comprend.
Comme on dit, faut ses dates, ses déclarations et en plus faire bouillir la marmite (remplir le frigo comme me l’a dit mon ami Aissa) – alors le choix est vite vu.
Mais faire comprendre à certaines personnes que ces choix puissent être est bien compliqué.
Intégrer des pros dans un orchestre estampillé amateur n’est pas qu’une valeur potentiellement sécurisante et même qualitativement démonstrative en concert.
C’est aussi un gage de progression fulgurant en répétition, car ils apportent leur compétences, leur savoir faire et font directement ou de façon induite, progresser les pupitres dans lesquels ils sont affectés.
Le socle musical de l’orchestre s’en voit alors positivement auréolé.
Et qu’ils soient là ou non en concert, cet apport musical et technique est et reste lisible, audible et même visible.
Et encore une fois cette bataille pros-amateurs me fatigue, mais quand t’as des responsabilités de direction d’orchestre il faut la gérer – au mieux …
D’autant que j’ai été le premier dans la galère, puisque le pianiste ne pouvant être là et n’ayant trouvé de remplaçant, j’ai dû diriger et jouer les parties de piano en même temps.
J’aime les challenges – j’ai presque réussi celui-ci.
Et puis on a joué un titre du big band Ornicar : Jaune Cendre. Ce pour la première fois et même si le résultat reste très perfectible, cet autre challenge créatif est un bonheur.
(je consacrerais un article à ce big band)

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Cette semaine de gros débats avec la Sacem.
Après quelques emails énervés (de ma part), j’ai enfin eu un interlocuteur référent, au demeurant sympathique et surtout attentif.
Bref, j’ai du retard administratif à combler – je vais m’y atteler.
Cette semaine, ouf, contrôle tech de la bagnole ok – vaut mieux car l’été y’a des mecs en bleu à tous les coins de rond points et avec leurs jumelles c’est pas le paysage ni les midinettes sur la plage qu’ils matent. Ils sont passionnés par les voitures, va-t’en y comprendre quelque chose ?

Et il fait chaud, très chaud, mais bon le 21 juin c’est aussi la fête de l’été.
Un peu logique non ?
Mais les journaux TV préfèrent, en ique, le mot climatique.

Tiens l’essence a baissé (j’ai fait le plein hier), enfin de un peu plus de 2€ elle est à 1.80 …
Dire qu’à 1.30 on avait mis nos gilets jaunes.
Cela dit, avec la chaleur, y sont en synthétique, et torse nu ou presque, ça colle.
Et puis, y’a bientôt foot, alors la manif’ ce sera … pour la rentrée, parce qu’avant y’a aout.

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Cette semaine quelques merveilles musicales sorties du streaming que je vous recommande :
Frumpy : « All will be Changed » - sorti en 1970. Barré, débridé et rock – avec des solos d’orgue à tomber par terre – écouté en rangeant mon garage – du coup ça a été moins laborieux.
Frumpy - All Will Be Changed [1970] - YouTube
Georgie Fame : « Poet in New York » - produit par Ben Sidran, alors là, vous allez adorer. Ca faisait un bail que je n’avais pas écouté un album de jazz vocal de ce niveau. J’aurais peut-être bien l’envie d’en parler plus longuement mais en attendant ne passez pas à côté.
Georgie Fame - Poet in New York - YouTube – et si vous aimez le truc vraiment vintage je vous recommande son album « Yeh Yeh » qui va vous rappeler quelque chose à la saveur Bianco :  Georgie Fame - Yeh Yeh (1965) album - YouTube

Je galère toujours sur mon article consacré à Antonio Soler, car plus j’avance plus j’en découvre…
Amis je ne suis pas pressé, l'avantage de chroniquer la musique classique c'est qu'elle n'a pas d'actualité

Rone : « Megaptera » m’a bien intéressé tant conceptuellement  et « scientifiquement » (prenez le temps de vous renseigner sur la chose) que musicalement. De l’ambient naturelle, ça ouvre des portes.
Rone - Megaptera - YouTube

J’ai été bien rock aussi et je me suis refait quelques bons Blackfoot, ces sudistes :
Blackfoot - Marauder - YouTube
Je les avais un peu oubliés ceux-là et j’ai du respect envers eux à rattraper.
Et puis côté vintage et oldies, je me suis découvert ce groupe délicieux :
Splinter - Harder to Live (2022 Remaster) (Full Album) - YouTube et ai tombé un bon moment de fun avec cet album.
Il ne faut pas oublier que j’ai tout de même écouté un peu de jazz (mais comme j’en ai beaucoup joué, j’avais fait une petite pause …) et ai retrouvé cet album de Freddie Hubbard absolument extraordinaire :
Freddie Hubbard: Hub-Tones - YouTube

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Et puis des rencontres…
Une super chanteuse avec qui on va monter des projets prometteurs.
une autre qui a intégré de façon extra le Big Band

Des prestations de plus en plus fréquentes en trio jazz ce qui n’est pas pour nous déplaire à nous trois.

La retraite ?
En vrai ?
on en reparlera à l’occasion.

En attendant faut que je retrouve mon tee shirt rose, mon short blanc, que je liste 40 mn de titres solo et que je prépare le matos.
Ah oui, ce soir, c’est fête de la zic.
Alors fêtez la bien, car après … c’est foot.

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à lundi pour le prochain article.












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