samedi 28 mars 2020

DONC ? PENDANT CE TEMPS…


DONC ? PENDANT CE TEMPS…

Pendant ce temps, une forme de mouvement intemporel s’installe…
Quel jour ? Quelle heure ? ...
Le temps, cette valeur qui mesure la musique, semble prendre … son temps…
Parfois l’info, tentant l’optimisme mais ne pouvant empêcher l’alarmisme ponctue ce temps en réalités étrangement éloignées, quasi virtuelles…
On réalise alors et peut être enfin que la télé n’est pas, finalement, la seule « solution », le seul espace extérieur de contact avec ce qu’on pense la réalité…
On réalise c’est certain que le contact humain est bien plus important que tout cela et que la virtualité, même skypée, même téléphonée, même par les divers réseaux sociaux ne remplace pas le réel, le palpable, le tactile, le vrai…

On arrive en fin de seconde semaine de confinement.
Le nouveau temps s’est quelque part réorganisé, entre les nécessités dues au travail – hé oui ! les enseignants, même en musique dans les établissements dits spécialisés bossent – le plein de musiques laissées sur l’étagère du « à écouter… un jour… » commence à se remplir de découvertes, nouveautés (pas spécialement en sorties, mais en noms, esthétiques, directions artistiques), la pioche des films et séries sur Netflix se fait plus attentive, tant qu’à faire… chercher, ne pas se précipiter et faire que « ça vaille le coup »…
On travaille à « distance », élèves, pédagogie, projets artistiques…
Le home studio n’a jamais autant pris son sens, les claviers ont été décortiqués au chapitre de notice prêt… là encore on partage et on réalise que l’égoïsme n’existe finalement que peu, que l’essentiel reste dans le dialogue.
Alors le mot futur, le mot avenir s’osent à peine car le présent intemporel et incertain a pris le dessus… et l’occupation se doit de palier en remettant ce présent en actif, en réel, en usuel… pour finalement, faire.

Coûte que coûte ?...
Une sorte de réflexe éducatif et social fait de l’homme un animal qui ne considère la vie que de façon collective, sociale et organisée…
Certains vont alors réaliser le sens réel du mot prison, du retrait de cette société, véritable punition quant justement on n’en a pas su prendre la réelle dimension à quelque degré que cela soit et sans polémique vaine.
L’humanité toute entière est emprisonnée, muselée et ligotée. Enfermée dans des espaces sociaux divers et prouvant là encore la réalité, l’autre… celle de la société et de ses conditions.
L’humanité entière attend…
Certains politiques ont imaginé faire un pied de nez à cette alerte invisible, sournoise et impalpable. Ils ont blagué, joué les intouchables arrogants et supérieurs… mais la réalité les a rattrapés et leur a prouvé que l’égalité dans une telle situation est le mot qui s’apparente le plus véritablement à notre espèce.
On peut se montrer fièrement président des Etats Unis, Prince d’Angleterre ou ministre de telle ou telle « compétence », là, pour le coup, d’un trait la vie devient égale à tout ce que l’on a jusqu’alors méprisé, regardé d’en haut, asservi et dirigé.

Ces pensées minimales ne sont ni mornes, ni déprimée, ni même vindicatives…
C’est juste ce qui me traverse l’esprit au fil de ce temps qui défile lentement et qui prend son temps… en forme d’attente pour certains, pire, d’impatience et pour d’autres de sens nouveau et différent.
Avant…
Pendant…
Mais après ?...
L’après sera pour moi de toutes façons différent, j’avais déjà commencé à modifier sensiblement mon approche de la vie, du travail, cette fois cela sera radical.
Je ne serais pas le seul, comme je l’ai dit précédemment, nous serons nombreux…
Les sociétés vont être traumatisées par ces mois de pause, d’arrêt forcé, de désir de survie.
La planète a lancé là son premier immense message, au fond d’eux ils le savent, au fond de nous il nous reste à le leur rappeler, après… et c’est peut être là qu’un optimisme se doit d’être de mise.
Oui, je sais, le français est allé voter…
Le devoir… pour remettre comme ici la même redite en cinquième mandat.
La situation est surréaliste et cela maintenant, avec un recul de deux semaines le semble tout aussi…
Mais les repères sociaux avec structurel pyramidal ont l’emprise dure…

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L’autre soir j’ai enfin regardé « Whiplash ».
La critique était élogieuse lors de sa sortie, nombre d’amis m’avaient incité à le faire…
Pas envie…
Une énième histoire de batteur, telle que je l’avais imaginée car présentée rapidement comme telle.
Ras le bol de ces instrumentistes refermés sur leurs instruments, leurs axes techniques, leur micro-sphère…
On peut être c… parfois (ou souvent…).
Il ne s’agit pas ici de « batterie », ce serait tellement réducteur.
Il s’agit d’enseignement, d’élève, d’excellence, de convictions et d’idéaux… de rêves aussi.
La musique en est le vecteur et l’enseignement de celle-ci son argument.
Tu parles que je m’y suis retrouvé !
On aura jugé extrême ce prof d’une exigence incommensurable, on aura certainement plaint ces étudiants humiliés, obligés de se sortir de leurs zones de confort pour oser, prendre des responsabilités, se connaitre et se dépasser.
Un seul objectif l’art et l’émergence du génie, avec en toile de fond l’aventure parkérienne et l’anecdote qui l’a fait devenir ainsi, ce génial et incontournable représentant du « sens » jazz.

Forcément tout pour me plaire dans ce chemin estudiantin vers la perfection, vers le métier, vers l’intransigeance.
D’abord le big band de jazz et le rôle fondamental du batteur dans ce mode tant d’écriture, que de fonctionnement, de contexte, de conception.
Les modèles, Buddy Rich en tête.
Le standard le plus difficile à jouer du genre « Whiplash ».
Le double swing, ce truc qui monte le tempo vers des sommets où la condition physique doit être assumée et travaillée, entraînée, pour être en mesure d’interpréter (des œuvres comme ça, dans d’autres domaine… sonate en si m Liszt, concerto à la mémoire d’un ange, Berg…) avec recul et souplesse, le « sujet ».
Cela demande une discipline, du travail et de l’exigence. A peu près et médiocrité ne peuvent s’immiscer dans cette perspective et ne sont même pas imaginables.
De cette discipline, de cette expérience le musicien deviendra grand et fera une carrière, sera de visée supérieure car son esprit aura franchi l’étape de cette conscience d’un degré proche de l’inaccessible, donc entre, le travail la capacité à faire… voilà bien le challenge à placer pour l’individu… pour l’enseignant qui positionne ses étudiants dans cette démarche.

« Whiplash » c’est tout cela à la fois.
Les convictions, l’éthique, l’exigence dépassant l’humain, la volonté, le  découragement et la récompense, la ténacité, l’effort, l’envie et les rêves, même brisés un temps qui restent là, installés et qui ne quitteront pas les esprits.

« Whiplash » est une leçon de pédagogie, et une leçon de musique, est une leçon de travail et de volonté.
Comme les sportifs de très haut niveau, les musiciens savent l’être aussi et ce film en apporte la preuve. Et l’on n’atteint pas ces hautes sphères rêvées sans un coach, un soutien si apparemment inhumain soit-il. Car dans ce domaine, médiocrité, laisser aller et approximation sont des mots exclus du vocabulaire.

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Décidément, le jazz reste là, présent…
Encore sur Netflix, voici que j’ai décidé de me regarder le reportage sur John Coltrane « Chasing Trane ».
Ceux qui me lisent ici savent à quel point j’ai une forme d’affection pour Trane, tout comme pour Billie, d’ailleurs et Bird, aussi…
Ces artistes ont été représentatifs du terme jazz, mais finalement ils sont juste représentatifs de la musique…
Par leur langage, par leur créativité, le sens qu’ils ont donné à leur expression, leur musique… par leurs recherches, par la vie qui émane de chaque son sorti d’eux, la musique étant leur expression la plus directe et sensible.

Ici l’on parcours la vie de Trane, de ses débuts vraiment peu convaincants à son ascension chez Miles, chez Diz, chez Monk, son addiction à la drogue puis sa rédemption et son socle avec le quartet légendaire duquel il s’échappera pour une liberté bien plus totale et assumée que nombre d’autres, faisant ainsi encore et toujours exemple car… il s’agissait non d’une liberté de forme, mais de fond basée sur la spiritualité, la réflexion et la vie.

Regarder ce reportage entrecoupé d’interviews tant de jazzmen comme W.Marsallis, S. Rollins… des amis de Trane, comme de philosophes black ou même du batteur des Doors, John Densmore, grand inconditionnel de Trane (dont on perçoit clairement dans le jeu l’influence d’Elvin) et chose surprenante de Bill Clinton c’est aussi prendre la dimension de sa musique à un niveau universel… de sa musique et de sa spiritualité (« a love supreme » en point de sommet comme de rupture vers un autre futur, une autre dimension).
Réécouter Trane devient alors une évidence et là, détaché de ce seul sentiment d’écouter « du jazz », l’on perçoit véritablement la dimension universelle de sa musique.

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Nils Frahm que Charlu m’a fait découvrir a sorti un nouvel album.
En cette période de confinement planétaire, il vient de prendre la décision de sortir « Empty », des chutes de l’album « Screw », des berceuses qu’il trouvait inachevées, composées avec un pouce cassé.
Voilà pour l’anecdote.
En ce qui concerne cette plongée dans l’espace intemporel de ce piano qui semble surgit d’une autre dimension, voilà bien un album adéquat, un peu comme le dernier Eno entre frangins, pour la paix de l’âme, le repos du stress que nous vivions et que certains vivent encore dans ce quotidien déstabilisant, déstructurant et inédit.
Cet album peut s’écouter en boucle, il emplit le vide d’une présence limpide et non envahissante, sans heurts, sans agression, juste idéal à ce repli sur soi obligatoire et à l’aspiration au calme…
Bienfaisant…

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« Aporia » de Sufjan Stevens est une bien heureuse découverte.
Le voici étiqueté New Age et/ou Ambient, si ce n’est électro.
Je m’en fous en fait car ces étiquettes orientent malheureusement l’axe d’écoute et parfois cela s’avère déviant…
On s’attend à, on est déçu…
On croyait que… on est perplexe.
J’ai tenté sans œillères…rien n’est simple.

Des retrouvailles sont l’argument de cet album…
Des retrouvailles, vous savez, ce truc qui va être essentiel dès qu’on va sortir de ce bordel et qui passera avant tout, avant tout autre chose…
Avant le boulot, les directives sociales, les inutilités dont on va se débarrasser pour l’essentiel, notre cadre de vie, nos relations, la famille et les amis…

De temps à autre et dès qu’ils en ont la possibilité et le temps, Sufjan Stevens et son beau-père Lowel Brahms, jamment et enregistrent ces moments de partage.
Cela fait dix ans que ça dure et parfois la réécoute de ces moments installe du magique.
C’est de cela qu’est fait l’album, de ces moments qui émergent du partage, de la complicité, de l’essai, de la convivialité, du dialogue, tout cela avec la musique comme vecteur.
Alors ces univers électroniques perdent de leur froideur des boites dans lesquelles ils sont généralement créés, inventés, imaginés et réalisés et cette interaction est là, bien audible et bien palpable. 

Chaleureux…
Un voyage… et on sait qu’en ce moment s’échapper est essentiel.

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Chez E.C.M, Avishai Cohen sort un nouvel opus « Big Vivious » …
C’est un choc positif, un tournant audacieux et une forme d’actualité musicale qui va mélanger jazz, rock, électro tant que révision du classique (Beethoven)…
Ce n’est pas novateur, c’est juste actuel et brise les barrières, les étiquettes, les nomenclatures.
En cela, je sais désormais que la musique commence réellement et culturellement à prendre un sens plus général, moins sectaire et restrictif et ce sont ces jeunes artistes, culturellement ouvert à tout qui montrent la direction à suivre.

L’étrange réappropriation de la Sonate au Clair de Lune de Beethoven en choquera plus d’un, nous ne sommes pourtant pas, là, dans l’approximation de feu Ekseption, mais dans une vision se voulant universelle d’une œuvre qui ici est réorganisée à partir de sa matière première pour prendre sa réelle dimension, celle qui ne se réduit pas au seul aspect figé de son écriture pianistique, mais à sa pensée même.
Cette vision musicale à partir de ce moment qui interpelle, résume quasiment en soi l’album.
Alors tout défilera avec intérêt, attente d’une surprise équivalente et c’est avec les sens éveillés en cette direction que l’on va savourer réellement ce superbe moment musical.

Rare…

Allez, courage, portez vous bien et faites gaffe à vous.

  

9 commentaires:

  1. Je profite et de ton papier et du Avishai Cohen pour répondre en ce Dimanche.
    Partager une impression pour l'enrichir: ça a commencé avec une discussion avec un ami sur les applaudissements du 20h. Je lui ai dit ne pas le faire, sans aucun jugement ou théorie, je suis juste mal à l'aise. Je me fais l'effet d'applaudir ceux qui prennent des risques, comme partir au combat et j'applaudirai en leur précisant "faites attention à vous, tout de même"... Mon confinement est largement supportable, pour les dégâts psychologiques, on verra bien. Mais il y en a beaucoup qui se confinerai volontiers, mais eux? Non? faut que vous continuiez... Je connais bien les dames de mon Monoprix, je ne vais que là n'ayant pas de voitures. Et quand on discute à travers le plexy, une d'elle me disait avoir la trouille.
    Et tu vois, le Avishai, je suis content de me l'écouter en ce dimanche ensoleillé, un soir avec un peu d'alcool apéro, je me demande si cette musique ne m'aurait pas entraîné dans des pensées trop profondes... Je compte repasser pour le reste. Par petit bout... Une lecture en une seule fois? Chez toi? Impossible.
    Surtout que je vais finir par me le regarder le film Whiplash, trop de sujet qui m'y pousse. Dont cette vodéo d'un jeune homme dont j'apprécie la pédagogie dans le domaine Guitare, je suis bien placé je ne sais pas en jouer, pour changer des questions de guitare il aborde le cinéma dont le film. Il diffère un peu du message sois disant porté par le film, même si il comprend le besoin d'intrigue... Si tu as le temps tu me diras si tu partages son avis (ses autres vidéos sont aussi très sympas) https://www.youtube.com/watch?v=TPv_vfA2W_k&t=3s

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    1. La trouille...
      Oui c'est sûr, toutes ces personnes, ces employé(e)s qui vont bosser pour que... ça tourne.
      La chaleur des applaudissements, je connais, dans un autre domaine, celui de la performance, du concert... il est certain que quand ils se produisent, cela fait chaud au cœur. Pour autant je ne les estimes pas toujours nécessaires (dans ce domaine - et là dans ce cas, quoique...)
      Claudio Abbado avait très peur des applaudissements car soit ils brisaient la concentrations entre les mouvements des œuvres, soit à la fin d'une interprétation la précipitation de certains à applaudir détruisait l'arrière son, ce truc qui doit te rester avant de revenir sur terre...
      Il m'est arrivé de remarquer cela, ce silence qui fait que l'on ne souhaite pas rompre la magie d'un moment fugitif afin de le garder gravé en soi...
      Le respect pour les personnes qui en ces temps surréalistes mettent leurs vies au profit de la société, des gens, de nous peut s'exprimer de façon différente...
      Ma voisine est médecin généraliste, un clin d’œil, des nouvelles, un échange et le respect qui est forcément lisible. JE n'ai pas besoin de l’exubérance pour lui montrer ma reconnaissance. Ce matin j'ai réalisé qu'elle était restée sur sa terrasse afin de m'écouter jouer mon piano - je suis donc heureux que ce partage ait pu lui apporter forcément un peu de chaleur...
      Mais chacun a son ressenti et le mode télévisuel, stade de foot, jeux etc embarque de nombreux réflexes sur son passage - du réflexe de masse mais bon l'expression qui est derrière cela d'infinie reconnaissance peut quelque part se concevoir et comprendre.
      C'est en tout cas mieux que l'indifférence.

      A.Cohen était dans mes nouveautés qobuz, j'ai hésité à le mettre mais la pochette peu habituelle chez ECM, ces deux batteurs, ce groupe plus apparenté à un groupe de rock que de jazz, tout cela m'a fait franchir le pas et alors je l'ai écouté plusieurs fois, impossible de m'en détacher...
      Je vais regarder ton lien whiplash à l'occasion. Mais je sais qu'il y a eu tellement d'avis sur ce film vraiment divergents, ce qui prouve qu'au moins il ne laisse pas indifférent. Et ça, c'est finalement le principal quant il s'agit d'art.

      Bon apéro en tout cas.
      Restons malgré tout sur des valeurs incontournables... :)
      Merci de passer, comme toujours, ici.

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    2. Et je suis allé écouter F Garcia.
      ce qu'il dit est réaliste, mais si aujourd'hui on ne "souffre" plus en apprentissage et qu'effectivement cela est extrême, le travail d'un passage jusqu'à ce que ça passe est tout de même quelque chose qui parfois peut être éprouvant tant mentalement que physiquement.
      aujourd’hui il y a plein de réflexions sur le rapport physique avec un instrument et les profs sont généralement vigilants rapport à cela, mais j'ai connu une époque où ce type de conscience n'était pas...
      Diz souffrait de sa mauvaise position de trompette et Miles le lui faisait remarquer.
      Idem pour Armstrong, car son manque de technique lui mettait les lèvres dans un sale état.
      Il y a des instruments qui peuvent faire mal dans les moments extrêmes, l'éviter est toujours possible si on a de la ressource et là encore de la technique.
      Et de tout' il est vrai comme il le souligne très justement que si, lors d'une prestation on "a mal" c'est que forcément la position n'est pas bonne.
      J'aime bien sa chaîne dans sa globalité c'est tant pédagogique que "ludique".
      bien foutu.
      bonne soirée à toi.

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  2. J'avais bien aimé "Whiplash " , pas qu'un film sur la musique...
    Je n'avais pas vu qu'il y avait un nouveau Nils Frahm...j'aime aussi beaucoup en général...
    Concernant Avishai Cohen je ne connaissais pas plus que ça avant de découvrir qu'il offrait tous les jours un titre sur Facebook depuis le début du confinement..depuis j'en loupe pas un, ses interprétations au piano sont toujours très belles...

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    1. En cette période, comme toi, je navigue pas mal - je tente de nouveaux artistes, prends le temps de regarder des reportages, films, etc...
      j'avais des choses à rattraper, ça commence à aller, j'en ai tellement d'autres à découvrir, faire et donc partager, ici comme plus tard dans mes cours...
      Tu vas bien ?
      Bizs

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  3. à titre perso, j'ai adoré whiplash que j'avais recommandé chaudement à l'époque à mon entourage. Et à titre perso, je partage également tes réflexions sur nos comportements futurs et la nécessité de TOUT changer

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    1. merci de passer ici commenter.
      whiplash repositionne la simple idée d'exigence ce truc qui devrait rester en ligne de mire et pas qu'en musique - certains politiques devraient avoir cette dimension d'excellence.
      comportements futurs et tout changer, certes, mais si je considère le minima de temps hebdo que je consacre à m'informer via les médias, tu te dis que, malgré les pb et la situation, ils en sont encore à des gueguerres de petits chefs... on n'est pas encore à la prise de conscience et ce, même dans les milieux les plus intellectuels...
      pff...
      si ce n'était pas si grave, j'userais seulement du mot pathétique, mais là, quand je vois ces mecs se comporter ainsi, ça me laisse vraiment très très perplexe quant à la capacité d prendre le recul et de faire différemment, et autrement.
      Ils agissent encore dans les réflexes du passé...
      Ils n'ont pas pigé qu'on en a ras le bol...
      Bref... les changer, ça c'est sur, car eux, ne changent pas...

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  4. J'adore Whiplash jusque dans son côté forcément un peu caricatural.
    Il y a quelque chose de jouissif dans la rébellion du jeune batteur dans l'ultime performance. Et puis tu réfléchis et tu te rends compte à quel point tu t'es fait manipuler par les habituelles happy endings hollywoodiennes, parce qu'ici c'est le prof qui gagne, son ultime humiliation aura porté ses fruits, le jeune prodige est à sa botte, il le contrôle... Ça n'en rend que le film plus intéressant, plus réaliste et plus profond aussi. Et le sourire de gamin de Miles Teller quand, enfin, il se sent adoubé par la brute manipulatrice en devient glaçant...

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