NICK DECARO – Arrangeur, Producteur, Chef D’orchestre … Premier chapitre. Face B.

NICK DECARO – Arrangeur, Producteur, Chef D’orchestre …

Premier chapitre. Face B.

Comme promis, voici la face B pour votre format K7.
Cette fois je vais parfois mettre à la suite deux chansons du / de la même artiste, ça permet un critère d’évolution mais comme il y a aussi des titres qui ne sortirent qu’en single, regroupés par la suite dans des compil’s – à l’époque le 45t était un format très prisé des Dj radios – cette option permet d’entendre le travail de commande de Nick Decaro, directeur artistique, arrangeur, etc. pour un titre ou un 45t sur ses deux faces.

La vérité pour un grand arrangeur ?
Peut-être là, en général cette idée que l’arrangement emplit la chanson, la dimensionne, lui donne de l’ampleur et du coffre, mais qu’en aucun cas il ne doit se substituer à elle.
Cette règle est assez générale pour Nick Decaro – on retire son arrangement de l’écoute et la chanson reste en elle-même d’un excellent niveau et on ajoute cet arrangement elle se surdimensionne mais ne perd absolument pas ses qualités initiales qui font d’elle, « une bonne chanson ».
Nick prend en compte les instruments qui à la base font la force du matériau et leur adjoint cordes, cuivres, orchestre complet, chœurs, etc. mais en aucun cas il ne modifie cette base. Il s’y ajoute, s’y insinue, la renchérit, la redimensionne et lui offre des contre chants, contrepoints, mais jamais l’orchestre d’arrangement ne prend place primordiale sur le propos, sur le matériau initial.
On remarque aussi, très souvent que ses arrangements n’apparaissent pas forcément d’emblée.
Il laisse s’installer la chanson puis entre en écriture, et celle-ci se renforce progressivement, ce afin d’enrichir sans dénaturer, là encore.
Et pour finir, il choisira les extensions harmoniques qui tirent sur la sensibilité de l’auditeur et, il ne fonctionnera pas spécifiquement par accords, ce choix lui permettant de tracer un chemin de tuilages dans le background afin de lisser en place de marteler l’harmonie et de rendre le tout toujours horizontal, linéaire donc essentiellement mélodique.
Ce procédé on le connait bien au niveau émotionnel car il est celui de Puccini dans l’ensemble de ses airs d’opéras.
Et Nick est très attentif au contenu textuel de la chanson ainsi qu’à la personnalité vocale de l’artiste – il écrit donc son arrangement en fonction également de ces deux importants critères là où certains écrivent simplement, et même avec beaucoup de qualités, de la musique dans la musique.
Lui écrit de la musique dans la chanson et pour la chanson et son artiste – ça fait toute la différence.
Et cette différence c’est plus de 380 album albums, je le rappelle, au compteur, dans une carrière fulgurante et relativement courte.
On remarquera cela dans ces titres proposés ici, mais cela va aller en s’amplifiant et se généralisant, comme une pâte, un style et une véritable identité d’écriture, dans les playlist à  venir, qui viendront couronner son travail des seventies.

Ce gars devait passer son temps avec du papier à score, un crayon et sa gomme et à noter également en tant que producteur la spatialisation les techniques de rendu, etc. pour le projet de chaque album, titre, etc.
A cette époque il n’y avait pas d’ordinateur avec des logiciels tels Finale, Sibelius et autres Musescore… un arrangeur c’était « à la table » et il couchait sur le papier en version orchestrale et avec qui plus est la multiplicité de tonalités due aux instruments transpositeurs, sa vision orchestrale.
Un gros bosseur donc…

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01- ANDY WILLIAMS : « This is my Song » / album « Honey » - Columbia 1968.

Le grand écran pana vision s’ouvre devant moi, le générique s’élargit et l’image tremblote un peu.
Et la magie de cette valse anglaise que j’ai tant joué en thés dansants et sur laquelle les couples se levaient pour effectuer leur figures favorites, avec les sourire émaillé me revient en souvenirs.
On aura là l’occasion de se remémorer que Charlie Chaplin n’était pas qu’un acteur, cinéaste, réalisateur de génie mais un touche à tout talentueux qui nous a laissé de magnifiques mélodies, dont celle-ci, représentative d’une certaine Amérique
Un Amérique qui aujourd’hui ne fait plus tellement rêver et qui pour les futures générations aura une autre image que celle parfois savoureusement sucrée en mode Las Vegas, présente ici et symbolisée par le doucereux Andy Williams.
Une entrée en matière parfaite pour admirer là de suite, le travail des cordes tour à tour enveloppantes, chantantes et surlignées de quelques effets de timbales orchestrales.
Une ouverture quasi chambriste, une culture cinématographique, des cors somptueux qui répondent à la section cordes, tout ce qu’il faut pour augmenter le pouvoir séducteur de notre chanteur crooner à la voix de velours.
Sacré Nick – il a contribué au succès de cet artiste.
On comprend là largement pourquoi.


02- ANDY WILLIAMS : « Happy Heart » / album « Happy Heart » - Columbia 1969.

Et c’est justement avec ce titre franchement pré pop mâtiné de petits trucs country et qui fanfaronne allègrement et en toute gaieté, qu’on enchaine et qu’on se dit qu’il va falloir, sous cette évidence cuivrée digne d’une parade de J.O aller sérieusement écouter Andy Williams et se délecter des arrangements de Nick DeCaro.
Un tube qui fit également les belles ventes de Petula Clark et nous rappellera certaines émissions de variété où, chez nous les grands orchestres accompagnaient, avant l’ère économique du playback, sur des arrangements dédiés, les « vedettes » de tous horizons.
On voudrait éviter de fredonner ou chanter à tue-tête, sur ces trompettes qui soutiennent le chant pendant que les trombones et tubas renforcent la basse – ce sera peine perdue.
Il y des raisons pour qu’un titre devienne un tube – une mélodie accrocheuse, une voix, un texte et une présentation qui colle à son époque : ici tout est réuni.
Et réussi.

03- THE PARADE : « Welcome, You’re in Love » / album « Sunshine Girl, the complete recordings » - from A&M 1968.

Un bon arrangement :
Une bonne chanson qui n’en a pas spécialement besoin et qui se suffit en elle-même, l’arrangeur ne venant que renforcer, lisser, amplifier, enrober le sujet – le parfait exemple ici.
D’une part avant que l’arrangement entre en lice, la chanson est clairement exprimée, puis l’orchestre va déployer tout un imaginaire (la partie en marching band est tout simplement extraordinaire et très – tiens donc - Beatles) qui va la redéployer, lui donner un corps complémentaire, une autre vérité.
Et puis ici on pourra encore apprécier cette manière de chanter en chœurs en se mélangeant à l’orchestre, aux cuivres, avec des voix qui s’enchevêtrent dans le chant lead.
Maintenant tentons d’oublier cette partie en marching band, elle n’est finalement qu’une addition au sujet initial, mais quel renfort cette écriture procure.
Nick, décidément… a bien suivi et retenu la leçon d’un certain George Martin.

04- THE EVERLY BROTHERS : « Ventura Boulevard » / album « Roots » - Warner 1968.

Avec ce titre, cet album, je me suis véritablement penché sur ce duo vocal, c’était tout de même très en vogue que ces duos, ensembles, etc. vocaux et cette façon de charmer à plusieurs voix.
L’arrangement de Nick est ici quasiment baroque et s’organise autour du piano qui donne le ton général, augmenté de ces guitares cristallines qui permettent cette écriture aérée, là encore subtilement mélodique.
Ce côté champêtre, rural, volontairement naturel et « détaché » qui plus est ici en forme valse afin de renforcer l’aspect populaire et ancien, passéiste.
Là encore, dans une formule d’écriture intimiste où la clarté instrumentale est quasi lead par sections, Nick excelle et met ce ¾ en dentelles tout en enjolivant la magie vocale des Everly Brothers.

05- POCO : « Nobody’s Fool » / album « Pickin’up the Pieces » - Epic 1969.

Plus rugueux, plus blues et rythm’n’blues, avec guitares quasi saturées, Poco a fait appel à Nick Decaro pour un arrangement de cuivres typés et caractéristique de cette époque où les riffs brillants intervenaient en soutien, renfort et dynamisation d’une sujet.
Ici, les voix, plus proches de CS&N que des Beatles, sont soudées, harmonisées et les tessitures sont amples.
Le solo guitare rock planqué à droite puis, en conclusion, à gauche de la stéréo, la rythmique pesante.
J’écoute… j’analyse.
Une guitare à droite, une autre à gauche et les cuivres qui, peut-être bien, agissent comme une troisième guitare et d’ailleurs ils s’unissent souvent à l’une d’elles.
Bonne trouvaille.

06- POCO : « Tomorrow » / album « Pickin’up the Pieces » - Epic 1969.

Même groupe, mais cette fois on va se la jouer balade country, accent pointu en prime.
La slide est de sortie, le rythme à trois temps va sembler diriger l’affaire mais voilà, changement de cap et Nick entre en piste avec un renfort orchestral à 4 temps, histoire de briser l’ambiance.
Et d’un coup ce qui n’aurait été qu’une petite chansonnette country avec des chœurs en whoo whoo de base devient une véritable partie de surprises où l’orchestre nous aura embarqué vers un ailleurs pas franchement définissable, mais qui provoque l’attention et fait sortir le sujet de la boite dans laquelle on l’avait, d’emblée, enfermé.
Mais Nick … que d’imagination !


07- THE ROLLING STONES : « Back Street Girl » / album « Between the Buttons » - Decca 1967.

On l’attendait là, bien évidemment.
Mick est douceur, Keith aussi et on entend derrière cette valse, chose tellement rare dans l’esprit stonien, un arrangement qui se glisse subrepticement derrière eux et sous ces grappes de piano électrique de verre – mais oui, c’est Nick mais cette fois ci, il n’a pas écrit, l’écriture est au bout de ses doigts agissant sur les boutons de son … accordéon.
Et là, dans cette simplicité, on comprendra le mode de fonctionnement de Nick, la façon dont il organise l’écriture d’un arrangement, car si cette partie d’accordéon avait été jouée aux cordes avec quelques bois, l’effet et le rendu seraient quasiment similaires.
Alors Nick, peut être bien écrivait-il comme d’autres le font avec un piano, avec son accordéon ?
Et cela expliquerait tant de choses…
En tout cas, les Stones en acoustique, en valse et en plus avec un accordéon, ça vaut le détour…

08- CLYDIE KING : « The Thrill is Gone » / single – Imperial 1965.

Clydie fut choriste, elle a travaillé avec Spector, fut membre des Raelettes chez Ray Charles, puis elle fut très demandée comme choriste avec notamment des participations chez Humble Pie, les Stones, Dylan (avec qui elle aurait été secrètement mariée et a eu deux enfants), Steely Dan, Joe Cocker, Joe Walsh  - elle est même l’une des choristes du célèbre « Sweet Home Alabama » de nos sudistes Lynyrd Skynyrd…
Un carrière de choriste n’exclue pas l’envie d’une carrière solo.
Bon, Clydie a une belle reconnaissance professionnelle, elle n’aura que pu croiser Nick et il aura collaboré avec sa maison de disques pour réaliser la direction artistique de ses singles, comme ici où elle enregistre enfin sous son nom après plusieurs années (depuis 1956) où il est augmenté d’une tournure adolescente : « Little Clydie and the Teens »…
Nick aime les chœurs, les cloches tubulaire et les renforts cuivrés – c’est ses débuts et il opère de singles en singles comme avec Clydie dont il sera aussi le directeur artistique du suivant.

09- CLYDIE KING : « If You Were a Man » / single – Imperial 1965.

Cette fois l’aspect est plus pop mais la fonction choriste reste la composante principale de ce shuffle marqué par des racines gospel aisées à discerner dans lequel la section de cuivres, le tamborine et un beat bien accentué par la batterie trace la route.
Les cuivres sont menés par un minuscule argument mélodique en forme de ritournelle qui s’installe dans l’esprit plus vite que la chanson elle-même, exprimé au trombone, ce bien qu’il ne soit jamais réellement exprimé totalement et juste suggéré, renforçant le texte « if you were a man ».
Avec un rien – Nick … avec presque rien…

10- BONNIE AND THE TREASURES : « Home of the Braves » / single – Phi Dan Records 1965.

Des chœurs, des whou ou, une voix de gamine ado perchée comme notre France Gall sous sucettes de Serge pleine période yéyés.
Le côté « California Dreaming » et Beach Boys qui prend mode.
Les cordes sorties de la dernière séance d’enregistrement du film du coin de catégorie B, un groupe pop rock pas vraiment rebelle et cette production si kitch qu’elle en est admirable – y’a même la guitare d’Ennio qui a traversé l’Atlantique pour venir en renfort.
Le tube sixties américain pour ados en image folk-pop, archétype.
Et Nick, dans tout ça ? Il se fait la main.
On lui offre un symphonique, une armée de choristes et un groupe de jeunots pour accompagner un joli minois dont il est certain que ça va faire une tube – mais bien sûr qu’il signe.
Et déjà, sa vision cinématographique de l’arrangement est indéniable.

11- P.J.PROBY : « What’s on your Mind » / single – Liberty 1965.

Là, Nick a mis les moyens, ou du moins on lui a offert les grands moyens.
Et pour mettre en valeur ce ressortissant crooner sixties qui s’empare, toute voix de beau gosse dehors, sur ce beat slow rock post Elvis, Nick va procéder par une écriture évolutive quasi classique en développement qui va couvrir toutes les sections (cordes, puis délicieuses flûtes et enfin cuivres – toujours ces cors… sans oublier la … harpe) et opposer-imposer au chanteur et à cette puissante mélodie un registre orchestral avec lequel il va dialoguer.
C’est chargé de mélodies sous mélodie, un tracé de multiples contrechants qui renforcera en quelques minutes de tube format 45tours, le charisme disparu de cet artiste, passé aux oubliettes, à la moulinette du vedettariat télévisuel où les tubes s’enquillaient à la pelle comme cette rythmique de guitare qui est le socle de tant et tant de ces scies de l’époque.
Mais en attendant, Nick, lui, se fraie le chemin et l’expérience…
Et il écrit, gratte le papier à score et son nom, inscrit en haut des séances, des sessions, des pages d’écriture, devient une référence.

12- NINO TEMPO & APRIL STEVENS : « All Strung Out » / album « All Strung Out » – White Whale 1967.

L’album est considéré comme psychédélique dans les chroniques rares qui lui sont consacrées.
Encore et toujours ces chants en chœurs, cette fois l’évidence Beatles et Beach Boys, sorte de référence incontournable saute aux oreilles.
L’arrangement est noyé dans la chanson, sous et avec les chœurs omniprésents, seuls quelques métaux transpirent sur ce halot à la production réverbérée et volontairement aérienne en mix final.
67… le studio commence sérieusement à transgresser la seule idée de groupe capté et transmis à la volonté d’identique rapport à son jeu scénique. La musique se met en scène sonore, et les directeurs artistiques, producteurs et arrangeurs comme Nick commencent à œuvrer en ce sens.
Le métier va muter et ça va aller très vite.
L’ingé son et les producteur vont devenir aussi important et quelquefois plus que l’artiste elle-lui-même.
Chaque époque a sa révolution-évolution, alors attendons de voir ce que sera le travail avec le débat craintif de l’IA…

13- IRMA THOMAS : « He’s My Guy » / album « Take a Look » - Capitol 1966.

On repasse par la case blues ou plutôt rythm’n’blues sur un beat schématique slow rock en 12/8. Une voix bien ancrée dans la tradition du chant gospel (Irma fut chanteuse à l’église baptiste à la Nouvelle Orléans qui l’accueillit alors qu’elle était enceinte à l’âge de 14ans), un calibrage parallèle à Ray Charles et un profond enracinement dans la mouvance du rythm’n’blues, nouvelle machine à tubes avec ses labels emblématiques.
Nick travaille avec eux et dirige artistiquement les sessions, organise les chœurs, écrit quelques phrases pour les cuivres et assiste le staff du studio pour les enregistrements.
Elle finira par signer chez Chess, le label blues aux Cadillacs (cf Cadillac Records).
Une voix chargée d’émotions qui transperce la session dont l’écriture des chœurs offre, avec l’orgue, le tapis nécessaire pour sa charge d’expression.
La direction de session de Nick est respectueuse du chant et met tout à son service.
Capitol a fait entrer le bon cheval dans son écurie.
Irma a aujourd’hui 85 ans et se produit encore de temps à autre dans les festivals de blues – jusqu’en France à Cognac (2006)…

Et pour terminer cette seconde face on va aller écouter Nick, sous son nom, avec cet album magistral qu’il a enregistré et intitulé « Happy Heart » (seconde chanson par Andy Williams de la playlist).

14- NICK DECARO AND ORCHESTRA : « Caroline, No » / album « Happy Heart » - A&M 1969.

Le charme va opérer immédiatement dès que Nick chante cette magnifique chanson de Brian Wilson.
Sur ce piano fantomatique, au fond de ce club où le sax (Bill Perkins) s’est invité à dialoguer, Nick attend comme toujours le changement harmonique, l’espace possible pour faire entrer l’orchestre.
Le batteur a alors pris ses balais et les cordes ont en quelques mesures installé leur hypnose musicale.
Et elles vont user de tout un artifice jusqu’à des tremolos intenses.
Tommy Lipuma est à la prod, l’association amicale entre les deux hommes est bel et bien là.
Et l’intimisme de ce moment me touche, oui, réellement – et je me demande si c’est uniquement la saveur du matériau initial, cette chanson, ou bien la re-dimension de celle-ci par l’orchestre, ou bien la voix de Nick emboitée dans le sax de Bill – ou bien, tout simplement … le tout.

15- NICK DECARO AND ORCHESTRA : « Happy Heart » / album « Happy Heart » - A&M 1969.

L’album – comme cette playlist face b - s’ouvre par « Happy Heart » où l’ampleur de l’orchestre frappe par sa grandiloquence et la classe absolue de son écriture.
Ouvrir un album ainsi c’est la garantie de fidélisation, de curiosité et d’addiction des auditeurs.
Et nous refermerons cette face par ce moment orchestral enthousiasmant, certes au charme quelque peu daté.
Mais j’aime à penser qu’en ces temps désormais lointains de talentueux (voir géniaux) musiciens ayant fait des choix respectifs (certains instrumentistes, d’autres compositeurs-trices, d’autres encore orchestrateurs-trices / arrangeurs) avaient la possibilité d’exprimer réellement et concrètement leurs talents et choix de vies.
Qu’en ces temps écrire réellement la musique, sans aide d’un logiciel, mais par l’étude, l’expérience progressive amenant au style pouvait être du domaine des possibles et qu’écrire, oui écrire, à la table, sur du  … papier, en connaissant le minima de règles usuelles pour ce faire et en sachant mettre sur des portées ce que l’esprit dictait était légion là où maintenant la dissonance, le tuilage de voix, l’horizontalité risquée car source de tensions, s’effacent, peu à peu, progressivement, lentement et surement.
Là où aujourd’hui un accord de m7 avec 7e Majeure parait audacieux, là où une progression chromatique devient flemmardise alors que c’était une « pensée » dans un but d’enrichissement, de progression vers, etc.
Là où un cluster fait hérisser le normatif … ou s’inviter dans la dernière série Netflix pour un effet stressant de base …
Là où aujourd’hui, l’écriture n’est presque pas ou plus,
Là où l’oreille, qu’elle soit relative ou absolue semble une notion rangée dans les placards et digne d’un phénomène de foire,
Là où l’on « vérifie » avec l’aide normée du logiciel la normalité et la pseudo justesse d’un arrangement, faisant fi de la qualité réelle acoustique des instruments qui parfois se croisent, s’additionnent ou s’opposent pour le beau.

Nick, lui écrivait, couchait sur papier ce que sa voix intérieure lui dictait, ce que son chant lui laissait en trace mélodique quand une chanson avait besoin d’un habillage, d’une subtilité, de couleurs et autres artifices utiles à la redimensionner.
Nick avait étudié pour cela et il a mis son savoir et son inspiration au profit de tant et tant d’artistes et d’albums de ceux-ci que c’en est vertigineux.
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Avec Nick, nous entrerons prochainement dans les seventies – et là, véritablement, son art de l’orchestration va en surprendre plus d’un-e – parce que parfois, il est tout simplement là où l’on a l’habitude de l’avoir entendu – mais nous n’y avions pris gare…
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Alles, bonne face B et à très vite – ou à peine – pour la suite de ces aventures orchestralement pop.

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